Actualité Échelle Inconnue

HIVER RUSSE 2020

30/01/2020 : MOSCOU, KAZAN, FLAMANVILLE : TROIS DRAGONS POUR RACONTER LES VILLES MONSTRES

Depuis 2014, Echelle Inconnue travaille en Russie sur les formes non planifiées de la ville post-soviétique : cités de garages habitées, kiosques commerciaux, fêtes foraines, campements ouvriers. Autant de formes dont le nombre a explosé à la suite de l'effondrement de l’URSS et que la nouvelle Russie et le nouveau Moscou entendent éradiquer. Là-bas peut-être plus qu’ici, la planification se fait au bulldozer. On rase ces anomalies urbaines sans s’occuper de leurs occupants.

Anomalies ! Anomales donc et non anormales puisque nées au moment de l’explosion des normes ; on ne peut leur reprocher d’y déroger. Ce qui dérange le projet urbain et politique est bien plus profond. C’est le caractère monstrueux de ces édifices et de ces urbanités que les autorités semblent vouloir anéantir. Au delà de la question urbaine et politique, c’est celle du mythe fondateur qui semble resurgir : Saint Georges, le patron de Moscou, terrassant le dragon, Zilant le dragon emblème de la ville de Kazan qui hante encore ses eaux… Autant de spectres de l’informe qui dialogueraient aisément avec le dragon terrassé par St Romain et la foire ou celui du trou Baligan sur lequel des milliers de nomades construisent la centrale nucléaire de Flamanville.

C’est donc une traversée de la ville du monstre que nous proposons là accompagnée des images et films tournés en complicité avec le dragon.

Par Stany Cambot, réalistaeur et architecte

06/02/2020 : MONSTRATSIIA ONCE AGAIN !

Monstre, Mon(s)trer, (dé)Monstration, Monstratsiia (en russe) ; soit, la manifestation politique dans l’espace public.
Dans la continuité de la conférence de Mark Simon, Rassemblement de rue « Monstration » : une politique de d’apolitique ? dans l’espace post soviétique, Cécile Vaissié reviendra sur le frémissement dans les mobilisations collectives en Russie.
Alors que celles-ci étaient pratiquement inexistantes de 2000 à 2009, elles explosent de nouveau dans les manifestations de 2011-2012, avant que l’opposition ne soit matée par les arrestations. Mais, depuis deux ou trois ans, une nouvelle vague déferle. La Russie demeure-t-elle un espace politique bipolarisé ?

Par Cécile Vaissie, professeur des universités en études russes et soviétiques, Université Rennes 2

02/03/2020 : GÉOPOLITIQUE DANS LE CYBERESPACE RUSSE

Après les piratages des serveurs du Comité national du parti démocrate (DNC) américain et de ceux de l’équipe de campagne d’Emmanuel Macron, la visibilité des actions offensives attribuées à la Russie dans le cyberespace a considérablement augmenté.
Loin d’avoir été anticipé par les pays occidentaux, ce nouveau type ­d’attaques se caractérise par le fait qu’il échappe aux catégories classiques de l’action cybernétique telles qu’elles ont été théorisées pendant plusieurs décennies en Europe et aux États-Unis. Ce caractère insaisissable se fondant notamment sur le rapport particulier que le gouvernement russe entretient avec le cyberespace depuis l’époque soviétique, le présent article propose d’analyser les actions attribuées à la Russie à l’aune de cette histoire. Mis en perspective avec les intérêts de la Russie contemporaine de même qu’avec la mécanique des rapports de forces dans laquelle celle-ci est investie, les héritages de l’époque soviétique connaissent en effet une spectaculaire réappropriation de la part des autorités russes.

Par Kévin Limonier, Maître de conférences en études slaves, Institut Français de géopolitique. Directeur adjoint du centre GEODE

03-08 JUILLET : UNIVERSITÉ D'ÉTÉ À ROSTOV SUR LE DON


Université d'été à Rostov-sur-le-Don sur Les migrants dans une grande ville: à la recherche de pratiques d'intégration efficaces avec la participation de Stany Cambot
du 3 au 8 juillet organisé par le Centre pour la recherche sociale indépendante CISR de Berlin

Ces dernières années, dans un certain nombre de pays de l'UE (et tout d'abord en Allemagne et en France), ainsi qu'en Russie, une nouvelle expérience s'est accumulée dans la mise en œuvre de divers projets visant à intégrer les réfugiés et les migrants dans les communautés d'accueil. De nombreuses initiatives, souvent réussies, ont été mises en œuvre ces dernières années tant au niveau de l'administration locale (administration des districts et des villes) que de la société civile, ainsi que dans le cadre de la coopération entre elles. Un certain nombre d'organisations qui semblaient très loin de participer à la résolution des problèmes des migrants et des réfugiés (musées ou bibliothèques, par exemple) se sont révélées, au contraire, des agents d'intégration très efficaces. Diverses initiatives artistiques mises en œuvre au niveau de la société civile et avec le soutien des administrations locales ne sont pas moins efficaces.

Dans le cadre de l'université d'été, les organisateurs entendent créer les conditions d'un échange d'expériences sur l'intégration des réfugiés et des migrants entre les employés des administrations locales, des musées et des bibliothèques, des activistes de la société civile et des diasporas nationales, des journalistes, des chercheurs sociaux et des artistes.

SAMEDI 24 MAI / ENTRE 15H ET 19H / TABLE RONDE / LA FIN DES CARTES? TERRITOIRES REVES, TERRITOIRES NORMALISES / ESPACE KHIASMA (Les Lilas) / PARIS

Dans le cadre du programme de recherche, "La Fin des cartes ? Territoires rêvés, territoires normalisés", nous organisons, en partenariat avec l’Espace Khiasma (Les lilas), une table ronde, qui se tiendra le samedi 24 mai entre 15 h et 19 h.




La table ronde dans laquelle Stany Cambot intervient : "Marges, zones de transit, habitations précaires ?"




Cette table ronde, ancrée dans les questions urbaines et environnementales, vise à interroger les appropriations aussi diverses qu’inattendues dont le territoire, essentiellement urbain – fait l’objet, déjouant et défiant tout aussi bien la planification urbaine que les quadrillages et les parcours proposés par les cartes.

Sur ce plan aussi, l’expérience dépasse le projet et les occupations urbaines du territoire, légales ou illégales, parfois voulues, souvent subies, sans faire modèle, renégocient la relation de l’habitat au territoire, reposent celle des espaces communs, dans des contextes urbains en devenir. Quels sont les enjeux attachés à la représentation cartographique de cette vie en marge ? Quelle place les géographes et les politiques laissent-ils pour le non fixe, le mobile, le déplaçable, le précaire ? Plus largement comment ces mutations sont-elles signifiées ? Quelles formes de représentations pour cette ville précaire ?

Cette table ronde est organisée en préambule d'une exposition à venir Nul point sur une carte ne situe nos souvenirs. La table ronde fera suite à une soirée de projection la veille au soir et accueillera notamment des artistes dont les œuvres auront été présentées.

3 CONFERENCES HORS LES MURS D'ECHELLE INCONNUE : "PROJET MAKHNOVTCHINA" / JOURNEE D'ETUDE "RESEAU NOMADES, HYBRIDATION DES PRATIQUES DE CIRCULATION" / UNIVERSITE DU HAVRE

Journée d'étude "Réseaux nomades, hybridation des pratiques de circulation".

08 NOVEMBRE 2013

Les nouvelles mobilités ne sont pas indépendantes des mutations du travail et des nouvelles gouvernances territoriales. Dans ce contexte, si les usages « nomades » des nouvelles technologies, par les cadres, sont l’objet de toute une série de messages médiatiques, qu’en est-il de l’usage par les nomades, itinérants, voyageurs, de ces nouvelles technologies ? Les formes d’habitat mobiles, légers, provisoires sont liés à des formes d’innovation sociale technique économique depuis la fin du XIXème siècle. La mise au point des roulottes automobiles, des péniches, des caravanes a impliqué toute une série de changement organisationnels d’ensemble. Les habitants de ces logements ne sont, sous cet angle, certainement pas des marginaux, mais des « minoritaires » dont l’insertion économique est passée par des dispositifs nouveaux. Les premiers travaux sur les Néo-Traveller’s mettent l’accent sur la déconnexion, plus ou moins volontaire. D’une certaine façon, c’est la mobilisation pour la défense de ces habitants qui a révélé un usage du numérique par les habitants de logements mobiles. Les dimensions culturelles du phénomène traveller’s, son insertion dans les circuits de festivals de musique « techno », permettent de penser qu’une appropriation du numérique par ces acteurs est possible, au-delà des enjeux économiques et domestiques. Le numérique n’est qu’un aspect de l’hybridation des réseaux des itinérants sur lesquels nous nous interrogerons.

informations pratiques :
la journée se déroulera de 08h30 à 18h00.
à partir de 16h : 3 conférences d'Echelle Inconnue par Julie Bernard, Stany Cambot et Christophe Hubert.
Lieu : Université du Havre (ville basse) / Pôle Recherche des Sciences Humaines

Tout le programme : ICI

Tout le fil d'actualité sur Twitter : @EchelleInconnue

Tout de suite en streaming !

La présentation de l'ouvrage "Creacion y Discurso Hipermedia" coordonné par Veronica Perales Blanco, publié par l'Université de Murcia auquel Echelle Inconnue a participé, sera accessible en streaming, aujourd'hui 7 mars à 19h ici : (+)

COLLOQUE INTERNATIONAL DU HAVRE "LA COMMUNICATION ELECTRONIQUE DANS LA SOCIETE DE L'INFORMATION, Quels usages? Quelles pratiques ?" / DU 05 AU 07 JUIN 2012 / TOUTE LA JOURNEE

Véronique Madelon, docteur en Sciences du Langage (Université de Bourgogne) réalisera une conférence intitulée « le code-barres 2D : du marketing au détournement artistico-politique ». Son exposé se basera essentiellement sur une analyse sémiotique des réalisations de deux collectifs d'artistes ayant recours aux Qr-codes : RaspouTeam (Paris) et Échelle inconnue (Rouen).

Une publication des actes du colloque international du Havre (5-7 juin 2012) "La communication électronique dans la "société de l'information". Quels usages ? Quelles pratiques ?" sera publié aux éditions KLOG (22 av. Gallieni, 76130 Mont St Aignan)

Programme : http://www.colloquelehavre2012.org/wp-content/uploads/2012/05/Programme_VF.pdf


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