Actualité Échelle Inconnue

Les messages de la catégorie "doctorat sauvage en architecture"



05/11/2020 : Quelles solutions d'habitat pour les « Voyageurs » au sein de la métropole rouennaise ?

Rencontre avec les Voyageurs de l'agglomération rouennaise qui nous parlerons des espaces sur lesquels ils vivent aujourd'hui (majoritairement situés dans des zones à risques) et nous expliquerons leurs projets d'habitat idéal.
Micro intervention – Caisse à outils / Qu'est-ce qu'un terrain familial, un habitat adapté, une aire d'accueil, un terrain de grand passage… ?
Retours d'expériences / Présentation de projets d'habitat pour les Voyageurs déjà mis en place.

Date : jeudi 5 novembre à 19h
Lieu : Echelle Inconnue

Réservation sur le lien

30/01/2020 : Ourod. Autopsie culturelle des monstres en Russie


Première étude d'envergure sur les monstres et le monstrueux en Russie, cet essai en dévoile les sources historiques, culturelles et littéraires. On y découvre tour à tour les termes qui disent les monstres en russe – _ourod_ en est un – les mythes et légendes qui en content les aventures, l'imaginaire qui en dessine les contours visuels, les événements qui jalonnent leur parcours.

Trois moments clés révèlent la puissance symbolique des monstres en Russie : au XVIIIe siècle, la Kunstkamera, considérée comme le premier musée russe, expose des monstres anatomiques – vivants ou en bocaux – côte à côte avec des animaux exotiques et des découvertes scientifiques et techniques. Au XIXe siècle, des êtres au physique jugé monstrueux sont exhibés dans des foires populaires et autres espaces de divertissement, marquant profondément la culture citadine de l'époque.
Enfin, au tournant du XXe siècle, avec le développement fulgurant de la médecine et des sciences de la vie, le regard sur les monstres change encore : le scalpel des chirurgiens fait surgir la possibilité de soigner les anciens monstres et d'en créer de nouveaux.

L'auteure se focalise sur des années charnières de l'histoire culturelle et sociale de la Russie, à savoir le premier tiers du XXe siècle, qui revisite ce passé monstrueux. À l’heure de construire une société nouvelle, de faire table rase du passé, quel rôle les monstres ont-ils jouer face à « l’homme nouveau » et à la « femme de demain » ?
C’est à cette question que l’auteure tente de répondre, en se penchant sur des œuvres d'Alexandre Beliaev, Mikhaïl Boulgakov, Marietta Chaginian, Vladimir Maïakovski, Mikhaïl Ossorguine, Andreï Platonov, Andreï Sobol, Alexandre
Tchaïanov, Iouri Tynianov ou encore Evgueni Zamiatine.
L'extrême diversité des monstres dont témoigne la littérature de l'époque éclaire d'un jour nouveau la complexité du rapport à l'Autre dans la Russie d'hier comme d'aujourd'hui.

Annick Morard est spécialiste de littérature et de culture russe. Elle a été maître-assistante, puis chargée de cours à l’Université de Genève, et chercheuse associée à l’Institut de Littérature russe (Maison Pouchkine) à Saint-
Pétersbourg, où elle a enquêté sur les monstres et le monstrueux entre 2014 et 2016. Auteure d’un ouvrage consacré à l’émigration russe à Paris dans l’entre-deux-guerres (_De l’émigré au déraciné_, L’Âge d’Homme, 2010), elle s’intéresse également à la culture soviétique et post soviétique, aux avant-gardes littéraires et à la culture populaire.

Lundi 30 janvier 2020 à 19h dans le cadre de La Nuit des Idées

30/01/2020 : La Russie et ses monstres au début de l'ère soviétique


Première étude d'envergure sur les monstres et le monstrueux en Russie, cet essai en dévoile les sources historiques, culturelles et littéraires. On y découvre tour à tour les termes qui disent les monstres en russe – _ourod_ en est un – les mythes et légendes qui en content les aventures, l'imaginaire qui en dessine les contours visuels, les événements qui jalonnent leur parcours.

Trois moments clés révèlent la puissance symbolique des monstres en Russie : au XVIIIe siècle, la Kunstkamera, considérée comme le premier musée russe, expose des monstres anatomiques – vivants ou en bocaux – côte à côte avec des animaux exotiques et des découvertes scientifiques et techniques. Au XIXe siècle, des êtres au physique jugé monstrueux sont exhibés dans des foires populaires et autres espaces de divertissement, marquant profondément la culture citadine de l'époque.
Enfin, au tournant du XXe siècle, avec le développement fulgurant de la médecine et des sciences de la vie, le regard sur les monstres change encore : le scalpel des chirurgiens fait surgir la possibilité de soigner les anciens monstres et d'en créer de nouveaux.

L'auteure se focalise sur des années charnières de l'histoire culturelle et sociale de la Russie, à savoir le premier tiers du XXe siècle, qui revisite ce passé monstrueux. À l’heure de construire une société nouvelle, de faire table rase du passé, quel rôle les monstres ont-ils jouer face à « l’homme nouveau » et à la « femme de demain » ?
C’est à cette question que l’auteure tente de répondre, en se penchant sur des œuvres d'Alexandre Beliaev, Mikhaïl Boulgakov, Marietta Chaginian, Vladimir Maïakovski, Mikhaïl Ossorguine, Andreï Platonov, Andreï Sobol, Alexandre
Tchaïanov, Iouri Tynianov ou encore Evgueni Zamiatine.
L'extrême diversité des monstres dont témoigne la littérature de l'époque éclaire d'un jour nouveau la complexité du rapport à l'Autre dans la Russie d'hier comme d'aujourd'hui.

Annick Morard est spécialiste de littérature et de culture russe. Elle a été maître-assistante, puis chargée de cours à l’Université de Genève, et chercheuse associée à l’Institut de Littérature russe (Maison Pouchkine) à Saint-
Pétersbourg, où elle a enquêté sur les monstres et le monstrueux entre 2014 et 2016. Auteure d’un ouvrage consacré à l’émigration russe à Paris dans l’entre-deux-guerres (_De l’émigré au déraciné_, L’Âge d’Homme, 2010), elle s’intéresse également à la culture soviétique et post soviétique, aux avant-gardes littéraires et à la culture populaire.

Lundi 30 janvier 2020 à 19h dans le cadre de La Nuit des Idées

12/12/2019 : AXE SEINE. ENTENDRE DANS QUOI CE QUI BRÛLE S'INSCRIT


Entendre dans quoi ce qui brûle s’inscrit.
La conférence sur "Le mari de la femme singe ou l'invention de l'économie moderne de la culture" initialement prévue, sera remplacée par une présentation et discussion autour du nouveau chantier d’Echelle Inconnue autour de l’Axe Seine, pour rester dans la continuité des deux derniers événements de notre Doctorat Sauvage.

L’incendie de Lubrizol a éclairé d’un nouveau jour des questions et des territoires sur lesquels Echelle Inconnue travaille depuis longtemps. Outre l’accompagnement des Voyageurs encampés en pleine zone Seveso et qui n’ont
toujours pas été évacués et relogés alors que le site est reconnu pollué et dangereux depuis 2013, nous nous attelons à figurer dans quelle logique urbaine la réindustrialisation de la Seine s’inscrit. Entendre et voir ce que les mots métropolisation ou HAROPA cachent, quelles populations souffrent ou souffriront des délogements après avoir souffert de la pollution. En somme représenter, cartographier et comprendre les nouveaux visages et enclosures de l’économie aujourd’hui en projet le long du fleuve.

Par Stany Cambot, réalisateur et architecte

Lieu : Echelle Inconnue

Date : jeudi 12 décembre 2019 à 19h

2019/11/05 : Visite de la foire Saint Romain par ses monstres



La foire a été longtemps un lieu de monstration et démonstration des avancées et nouveautés techniques, industrielles ou scientifiques.
Découplée de la foire exposition ou foire industrielle, la fête foraine ne serait-elle plus désormais qu’une attraction pour prolétaires ?
Un économiste et un comédien devenu un temps forain nous parlent innovations, auto-tamponneuses, arrivée de l'automobile, vérins hydrauliques, ballet et mouvement libre.
Mais aussi de la foire comme lieu d'apprentissage, voire d'opposition aux pouvoirs.

Visite guidée par Arnaud Le Marchand, maître de conférences à l'Université du Havre et Antoine Tiennot, artiste forain

Lieu : rendez-vous devant le bateau pirate à l'entrée de la foire
Date : 05/11/2019 à 19h30

Réservation conseillée à mel@echelleinconnue.net ou au 02 35 70 40 05
Nombre de places limité

09/12/2019 : Camion aménagé : quelle autonomie énergétique ?


La conférence précédente a posé les bases de l’électricité mobile. Pour bien commencer dans la mobilité, il faut tout d’abord produire notre électricité.
Si tous les foyers recensés par le cadastre sont aujourd’hui reliés à de grosses centrales nucléaires, cela impose la présence d’une câblage totalement incompatible
avec la mobilité. Certains lieux permettent de se raccorder à ce réseau mais c’est au prix d’un manque de liberté.
Comme elle n’existe pas sous forme exploitable à l’état naturel, il faut donc produire sa propre électricité. Cela nécessite d’identifier les sources d’énergie susceptibles d’être transformées en
électricité, de prendre en compte leurs contraintes. L’instant est la principale de ces contraintes : le vent ne souffle pas toujours suffisamment et la lumière suit inexorablement la course du soleil.
Nous ferons un tour des sources d’électricité disponibles et des moyens de stockage pour l’habitat mobile et montrerons la réalisation d’un système de suivi du soleil pour l’optimisation de la production.

Par Frédéric Bisson, dit Zigazou, membre du Hackerspace de Rouen et Jean-­Charles Maillot, habitant en camion

Date : lundi 9 décembre 2019 à 19h
Lieu : Echelle Inconnue

30/01/2020 : Moscou, Kazan, Flamanville: trois dragons pour raconter les villes monstres



МОСКВА, КАЗАНЬ, ФЛАМАНВИЛЛЬ: ТРИ ДРАКОНА РАССКАЗЫВАЮТ О ГОРОДАХ-МОНСТРАХ.

С 2014 года группа Неизвестный Масштаб занимается изучением внеплановых форм российского постсоветского города: обитаемые ГСК, торговые павильоны, ярмарки и жилье рабочих. Сколько же урбанистических моделей! Они стали массово появляться после распада СССР, но новая Россия и новая Москва хотят их уничтожить. Вполне вероятно, что в России новые планы городов претворяются в жизнь посредством бульдозеров гораздо чаще, чем во Франции. Эти градостроительные аномалии уничтожаются, и никто не думает об обитателях.

Аномалии! Да, они аномальны, но не ненормальны, поскольку появились в момент распада всех норм, а, следовательно, их нельзя обвинить в том, что они нарушили эти нормы. По сути, причина, по которой они мешают исполнению градостроительного и политического проектов, лежит гораздо глубже. Похоже, что власти хотят их уничтожить, поскольку эти строения и городские формы обладают монструозным видом. Кроме того, возникает ощущение, что помимо градостроительных и политических вопросов, на происходящее начали влиять изначальные мифы, вернувшиеся к жизни: Покровитель Москвы Георгий Победоносец, убивающий дракона, дракон Зилант, олицетворяющий Казань и всё ещё обитающий где-то под водой...
Множество бесформенных призраков легко нашли бы общий язык с драконом, побежденным толпой под предводительством Святого Романа, и тем драконом из провала Балиган, над которым сегодня тысячи номадов возводят атомную электростанцию Фламанвилля.
Итак, благодаря фотографиям и фильмам, которые мы создали, прибегая к помощи дракона, мы совершим прогулку по городу, принадлежащему монстрам.

Конференция Стани Камбота
в 19.00

Depuis 2014, Echelle Inconnue travaille en Russie sur les formes non planifiées de la ville post-soviétique : cités de garages habitées, kiosques commerciaux, fêtes foraines, campements ouvriers. Autant de formes dont le nombre a explosé à la suite de l'effondrement de l’URSS et que la nouvelle Russie et le nouveau Moscou entendent éradiquer. Là-bas peut-être plus qu’ici, la planification se fait au bulldozer. On rase ces anomalies urbaines sans s’occuper de leurs occupants.

Anomalies ! Anomales donc et non anormales puisque nées au moment de l’explosion des normes ; on ne peut leur reprocher d’y déroger. Ce qui dérange le projet urbain et politique est bien plus profond. C’est le caractère monstrueux de ces édifices et de ces urbanités que les autorités semblent vouloir anéantir. Au delà de la question urbaine et politique, c’est celle du mythe fondateur qui semble resurgir : Saint Georges, le patron de Moscou, terrassant le dragon, Zilant le dragon emblème de la ville de Kazan qui hante encore ses eaux… Autant de spectres de l’informe qui dialogueraient aisément avec le dragon terrassé par St Romain et la foire ou celui du trou Baligan sur lequel des milliers de nomades construisent la centrale nucléaire de Flamanville.

C’est donc une traversée de la ville du monstre que nous proposons là accompagnée des images et films tournés en complicité avec le dragon.


Par Stany Cambot, réalistaeur et architecte
Lieu : Echelle Inconnue
Date : Jeudi 30 janvier 2020 à 19h

11/05/2020 : Revanche patrimoniale, création de monuments populaires diffus

Quand les spécialistes du patrimoine élisent ce qui est digne d'être notre histoire.
Quand ils désignent les pères dont nous devrions hériter histoire et valeurs, le dispositif numérique peut devenir pour nous l'outil de la vengeance patrimoniale ajoutant à la liste officielle des pères touristico-patrimoniaux d'autres pères dont nous pourrions nous réclamer : Les invisibles ou les vaincus de l'histoire officielle.
Depuis 1998 et avec les invisibles de Normandie principalement, nous dessinons des réels ignorés.

Par Stany Cambot, réalisateur et architecte

Lieu : Festival ]Interstice[ 2020- Caen
Date : lundi 11 mai 2020

06/02/2020 : Monstratsiia once again !

Monstre, Mon(s)trer, (dé)Monstration, Monstratsiia (en russe) ; soit, la manifestation politique dans l’espace public.

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22/10/2019 : FPGA, créer du matériel en programmant


Le Raspberry Pi et l'Arduino ont ouvert les portes de l'électronique au plus grand nombre. Une autre technologie émerge, nous offrant de nouvelles possibilités : les FPGA.
À travers la présentation du DE0-Nano-SoC et l’étude d'un cas concret, cette conférence explique aux développeur·euse·s ce que sont les FPGA et ce qu’ils apportent.
Elle offre également des pistes pour comprendre pourquoi cette technologie, née dans les années 80, intéresse Intel au point de lui avoir fait débourser 16,7 milliards de dollars en 2015.

Par Frédéric Bisson, dit Zigazou, membre du Hackerspace de Rouen

Lieu : Cité des Congrès, 5 rue de Valmy, 44000 Nantes
Dans le cadre du festival Devfest

Date : Mardi 22 octobre 2019 à 14h

06/04/2020 : La face cachée d'internet



ATTENTION CONFÉRENCE ANNULÉE

Hackers, bitcoins, piratage, Wikileaks, Anonymous, darkweb, Tor, vote électronique, chiffrement…
Internet, et globalement le numérique, est un des acteurs majeurs du monde dans lequel nous vivons. Pour autant, les menaces qu’il porte semblent s’intensifier. Mais de quoi parle-t-on lorsqu’on dit piratage, diffusion de malwares, surveillance des États, vol de données personnelles ?
Qui a réellement intérêt à pirater les sites de rencontres ou votre profil Facebook ? Pourquoi et comment voler vos données ?
Qui sont les lanceurs d’alerte ? Et qu’est-ce que le darkweb où nous pouvons acheter, entre autres, des bitcoins ? Est-il si terrifiant – et dangereux – qu’on le dit ?
Texte tiré de La face cachée d'internet Éditions Larousse

Par Rayna Stamboliyska, consultante et chercheuse indépendante

Lieu : Echelle Inconnue
Date : lundi 6 avril 2020 à 19h

10/02/2020 : Création d'un noeud peertube

une alternative libre et décentralisée aux plateformes vidéo ( de type youtube, viméo, twitch...)

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14/05/2020 : Lignes de fuite du marronnage


Photo tirée du court-métrage "M marronnage" de Patrice Le Namouric (DR)
Si vous désirez vraiment savoir ce qu’est le marronnage, ne cherchez pas dans un dictionnaire.
Contentez-vous d’ouvrir grand les yeux et les oreilles. Car les « nègres marrons » ne sont pas enterrés dans les livres d’histoire, ils continuent à vivre parmi nous ; à peine perceptibles puisqu’ils ne persistent dans l’être qu’en disparaissant.
Le nègre marron, c’est le fugitif par excellence, celui qui « trace » sans laisser de traces.
Se fondre dans la nature, une des tactiques de base de l’Art de la guerre (Sun Tzu), c’est en épouser le cycle des mutations. Les esclaves fugitifs sont des nègres ninjas qui maîtrisent parfaitement cet art de la métamorphose et de la dissolution de soi. Par leurs gestes et mouvements virtuoses, par leur dislocation rythmique, les corps marrons s’épurent, s’effacent, se virtualisent dans le suspense d’une blue note indocile…

Par Dénètem Touam Bona, collaborateur de l'Institut du Tout-Monde et de la revue Africultures, auteur de l'essai "Fugitif, où cours-tu ?" (éd. PUF)."

Lieu : Echelle Inconnue
Date : jeudi 14 mai 2020 à 19h

12/12/2019 : Le mari de la femme-singe ou l'invention de l'économie moderne de la culture



Nous l’avons tournée et retournée cette figure du monstre jusqu’à y voir (lors de l’intervention de Xavier Jeudon en janvier dernier par exemple) ce qu’elle nous fait, en quoi elle parle de nous et de notre rapport à l’autre ou encore en quoi c’est bien elle qui, comme un miroir, définit le «Normal».
Il convient désormais d’en interroger le profit à travers la figure de l’entrepreneur de spectacle ou de l’imprésario.
Entendre en quoi l’entre-sort ou le freak-show inventa et demeure le schéma répété de l’économie culturelle actuelle avec ses spectacles, sa communication, ses guichets et l’Autre que l’on monnaye en France comme ailleurs.
Nous partirons d’une des figures les plus monstrueuses que le monstre-même : le mari mais surtout imprésario de Julia Pastrana, femme-singe née au Mexique et morte en Russie, où elle donnait des spectacles de chant et de danse.

Par : Stany Cambot, réalisateur et architecte

Lieu : Echelle Inconnue
Date : jeudi 12 décembre 2019 à 19h

27/01/2020 : Piloter un habitat mobile ?

Initiation à la domotique

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