Actualité Échelle Inconnue

29/09/2019 : RENCONTRES EXHIBIT AU TÉTRIS AU HAVRE

UNE HISTOIRE POLITIQUE D'INTERNET : SA NAISSANCE, SA VIE, SA MORT ?

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10 & 11 septembre 2019 : diffusion de films en camion-cinéma à Trouville/Mer avec le festival Off-courts



Diffusion gratuite de films produits par Échelle inconnue à l'intérieur du camion-cinéma dans le cadre du festival Off-Courts.
Mardi 10 septembre à (13h30 / 15h30 / 17h30)
Mercredi 11 septembre à (13h30 / 15h30)

Sur le parking de la Mairie (à côté du Cinémobile)

09/09/2019 : Projection en camion-cinéma à Trouville/Mer avec le festival Off-Courts


Projections avec le camion-cinéma d'Echelle Inconnue lors de la carte blanche Cinéma sous les étoiles dans le cadre du festival Off-Courts.
Le Cinéma sous les étoiles de Funambules Médias est un festival de cinéma documentaire social et politique en plein-air. Cet événement d’envergure investit depuis dix ans de nombreux parcs et lieux de diffusion extérieurs sur l’ensemble du territoire montréalais et aux alentours. Le public peut ainsi découvrir gratuitement des œuvres de qualité, portant sur l’actualité locale et internationale, en plein cœur de leur quartier.
En cette fin d'été, Le Cinéma sous les étoiles de Funambules Médias se déplace à Trouville pour nous présenter une sélection des meilleurs courts métrages documentaires québécois.
L’occasion d’une double projection extérieure sur la plage et aussi sur les hauteurs de Trouville au parc du terrain de pétanques sur le chemin de la Mare aux Guerriers.
Un programmes de films documentaires sera proposé et suivi d'un documentaire d'Echelle Inconnue.
Une loi pour fabriquer des pauvres
2018, durée 9min27
Éric a fait une grève de la faim en juin 2018 pour protester contre les nouvelles règles du contrôle technique rendant son véhicule inhabitable.

Lundi 9 septembre à 21h30
au parc du Terrain de pétanques, Chemin Mare des Guerriers à Hennequeville, sur les hauteurs de Trouville.
Projection gratuite

03-08 JUILLET : UNIVERSITÉ D'ÉTÉ À ROSTOV SUR LE DON


Université d'été à Rostov-sur-le-Don sur Les migrants dans une grande ville: à la recherche de pratiques d'intégration efficaces avec la participation de Stany Cambot
du 3 au 8 juillet organisé par le Centre pour la recherche sociale indépendante CISR de Berlin

Ces dernières années, dans un certain nombre de pays de l'UE (et tout d'abord en Allemagne et en France), ainsi qu'en Russie, une nouvelle expérience s'est accumulée dans la mise en œuvre de divers projets visant à intégrer les réfugiés et les migrants dans les communautés d'accueil. De nombreuses initiatives, souvent réussies, ont été mises en œuvre ces dernières années tant au niveau de l'administration locale (administration des districts et des villes) que de la société civile, ainsi que dans le cadre de la coopération entre elles. Un certain nombre d'organisations qui semblaient très loin de participer à la résolution des problèmes des migrants et des réfugiés (musées ou bibliothèques, par exemple) se sont révélées, au contraire, des agents d'intégration très efficaces. Diverses initiatives artistiques mises en œuvre au niveau de la société civile et avec le soutien des administrations locales ne sont pas moins efficaces.

Dans le cadre de l'université d'été, les organisateurs entendent créer les conditions d'un échange d'expériences sur l'intégration des réfugiés et des migrants entre les employés des administrations locales, des musées et des bibliothèques, des activistes de la société civile et des diasporas nationales, des journalistes, des chercheurs sociaux et des artistes.

21/06/2019 : ÉMISSION RADIO AVEC MARC-ANTOINE GRANIER SUR RTBF


En Russie, il existe une ville . Une ville à plusieurs niveaux. A plusieurs lectures. Il y a des allées, des portes qui s'ouvrent, qui se ferment. Il y a des discutions, des rendez vous. Il y a des envies de se retrouver dans un endroit à soi, entre amis. Et puis il y a des envies de créer, de fabriquer pour soi, pour les autres...
On la nomme : « Cité de garages ».

Depuis 2015, Stany Cambot assisté de Liudmilla Piskareva sillonne et filme pour Echelle Inconnue les cités de garages habités de l'espace post-soviétique.
En été 2018, Marc Antoine Granier les accompagne pour un road trip de Moscou à Oulianovsk en passant par Kazan et Nabréjnié Tchiélny au Tatarstan à la rencontre des Garagniks ; delà, une création radiophonique de Marc-Antoine Granier aujourd'hui mise en Onde par la RTBF.

ÉMISSION RADIO SUR RTBF
Vendredi 21 juin à 22h
Écoutez Marc-Antoine Granier sur OUI DIRE

On peut descendre la regarder vivre, se glisser dans ses tunnels, parler à ses gens, tenter de la comprendre mais elle est d'une essence très complexe.
Elle vient d'un long chemin que les hommes ont creusé dans les méandres du soviétisme. Cette ville est née de ces décombres.
Le vent a soufflé dans les années 90, poussant hommes et femmes d'un monde à l'autre, du jour au lendemain, les laissant face à une présumée Liberté.
Après que tout le système se soit cassé, ces lieux, qui autrefois étaient fait pour garer des voitures, sont devenues des espaces pour produire ou réparer des choses et puis parfois ou l'on a fini par vivre...
Les Garazhnik (les habitants des garages) font exister cette ville, son économie parallèle, son hacking artisanal. L'entraide et l'instinct de survie ont survécus.
Dans cette création radiophonique le dessin de cette cité se retrace à Moscou mais aussi dans d'autres villes plus à l'Est, Naberejnye Tchelny au Tatarstan et Oulianovsk au bord du fleuve La Volga.
Dans toutes ces rencontres, il y a là une certaine idée du savoir faire manuel, d'un rapport fort à l'artisanat, d'un mode vie en commun ancestral, qui traversent les siècles.
Mais aussi comment la vie s'est (ré)organisée par elle même avec ses fantômes, ses peurs et ses envies d'avenir.

Une création radiophonique réalisée par : Marc-Antoine Granier
Voir le site internet

Mixage :
Pierre Devalet
Avec les Garajnik :
Ilia,Vladimir,Sergeï et Jénia Et le groupe de musique : BlackDrivers
Avec aussi :
Stany Cambot,Artyom Gorbounov,Alexander Pavlof,Liudmila Piskaryova
Avec les voix de :
% Olivier Minot, Gérald Robert Tissot
Traduction :
Liudmila Piskaryova
Creation sonore et musicale :
Marc-Antoine Granier

Avec le soutien de Gulliver, soutenu part :
la RTBF par Oui-Dire, la fédération Wallonie Bruxelles, la Scam et la SACD Belgique, la Scam et la SACD France.
Avec une aide à la production de Echelle Inconnue.

Extraits :
du livre la fin de l'homme rouge de Svetlana Aleksievitch et du film Nabrejnie Tchelny de Stany Cambot

RETOURS HIVER-PRINTEMPS 2019

Échos sur les projets d'Echelle Inconnue lors des derniers mois.

L'année a débuté avec La Nuit des Idées pour le 1er Doctorat Sauvage de la saison, en partenariat avec la Fondation de France et l'Institut Français. Autour du thème « Face au présent », qui a réunit des intervenants de tous horizons – intellectuels, chercheurs, artistes – invités à débattre dans les lieux partenaires de la manifestation, sur les cinq continents : de Dakar à Los Angeles en passant par Bruxelles, Buenos Aires et Katmandou, Paris… Et Rouen !

Xavier Jeudon, Chercheur en Histoire de cinéma, nous a parlé d'un monstre (de foire) en ville !
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DOCTORAT SAUVAGE EN ARCHITECTURE


Ensuite quelques projections ont eu lieu avec le camion-cinéma
"Foire Foris Forum et buffet de la gare"
"Une loi pour fabriquer des pauvres"
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Et pour finir la soirée, Stany Cambot a parlé de son livre « Villes nomades, histoires clandestines de la modernité ».
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Pour en savoir plus, rendez-vous sur la page de La nuit des idées



Un Doctorat Sauvage en Numérique a été consacré à un atelier de fabrication de robots le temps d'une soirée, avec les membres du Hackerspace de Rouen, Ventres Mous Ventres Mous
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Dans le cadre de son cycle Franco-Russe, Echelle Inconnue a organisé trois conférences de Mark Simon, Professeur des Sciences Politiques à l'École Shaninka de Moscou.

1. Généalogie des sous-cultures (post)-soviétiques: visibilité dans l'espace urbain et panique morale.
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2. Les migrants dans l'art et l'art des migrants.
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3. Rassemblement de rue "Monstration": une politique d'apolitique ?
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BRICHKA
Présentation du projet « Brichka, habiter la route » :
depuis mai 2018, le nouveau contrôle technique est entré en vigueur, mettant les travailleurs mobiles habitant en camion dans une situation de précarité.
Les Rencontres Nationales de l’Habitat Mobile, un événement qui vient clore la phase préparatoire du projet « Brichka : habiter la route ».

Depuis une quinzaine d’années le territoire de l’emploi a profondément changé de nature en France. Une catégorie sociale disparue depuis les années 1920 réapparaît : le travailleur mobile, ou nomade, que les termes « intérimaires, détachés, travellers, saisonniers, déplacés » tentent de ceindre, et qui échappe encore à l’analyse institutionnelle.

Ce projet fait suite à un constat : de nombreux ouvriers, intérimaires et chômeurs, aménagent des véhicules utilitaires afin de répondre à cette mutation en matière d’emploi et d'habiter proche du chantier ou de l’usine.

Les exigences du contrôle technique se sont renforcées depuis mai 2018. Ces nouvelles mesures incitent les propriétaires de logements sur roues à faire homologuer leur véhicule afin que la mention « VASP » (qui désigne un véhicule destiné à servir de logement, comme par exemple les camping-cars) apparaisse sur leur carte grise à la place de celle de « CTTE » (qui désigne un véhicule utilitaire). Toutes ces modifications ainsi que les aménagements parfois nécessaires qui les accompagnent ont un coût, ce qui peut davantage précariser ces habitants en camion.

Le projet « Brichka : habiter la route » a pour objectif de rendre accessible la documentation de l’étude de faisabilité pour la création d’un prototype de véhicule habitable pour travailleur mobile qui passe au contrôle technique en CTTE et non en VASP.

« La loi sur le contrôle technique est passée ... Ça touche tout le monde : tous ceux qui ont besoin de se déplacer et qui ont des petits salaires ! », Éric Hergault, habitant en camion.

Ainsi, les Rencontres Nationales de l'Habitat Mobile ont pour objectif de comprendre sur quels critères de technicité un bricolage peut être validé et d'appréhender les impacts de l’arrêté modifiant le contrôle technique sur le droit à la ville de ses habitants.
Suite aux premières recherches menées dans le cadre du projet « Brichka: habiter la route », ces deux journées consacrées au bricolage « maison » des fourgons aménagés veulent apporter des éléments de réponse aux propriétaires de logements sur roues :
- Faut-il faire homologuer son véhicule en VASP (aménagement d'un véhicule destiné à servir de logement) ou est-ce possible de rester en CTTE (véhicule utilitaire) sur la carte grise ?
- Quelles sont les conséquences de cette homologation ?
- Quel est le coût de celle-ci ainsi que de l'aménagement du véhicule s'il doit être modifié ?

Voir le programme


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Rencontres internationales de l'habitat alternatif et léger à Louvain-La-Neuve
RIHAL Rencontres internationales de l'habitat léger et alternatif

Conférences, forums, ateliers, visites, animations et activités ludiques portant sur les questions de l’auto-production d’habitations, la propriété d’usage face à la propriété privée, la lutte contre la spéculation, l’habitat comme outil de résistance, l’habitat collectif et l’autogestion, l’autonomie comme moteur de l’habitat léger, l’habitat léger en tant que réponse populaire aux crises écologique et du logement…
Voir le programme ici



Présentation d'Echelle Inconnue et projets en Russie par Stany Cambot en partenariat avec D'EST
Conférence traduite en russe et ouverte à tous
à Rouen dans le cadre des ateliers organisés par D'EST qui ont lieu du 12 au 18 mai à Paris et en région parisienne.

L'association D'EST France–Russie est une plate-forme d’échanges entre la Russie et la France qui vise à renforcer les relations entre les citoyens russes et français en s’appuyant sur la société civile. L’association a pour principal objectif de soutenir le développement du dialogue entre les sociétés russe et française.
Les rencontres de ce type organisées par l’association, intitulées «les Ateliers» visent à offrir à de jeunes professionnels russes la possibilité d’observer, comprendre et se familiariser avec la façon dont la France organise l’intégration des migrants et des demandeurs d’asile dans la vie citoyenne au niveau de la ville en France, notamment à travers de nombreux échanges avec des ONG, associations et collectifs qui défendent les droits des migrants et proposent différents moyens d’intégration.
Notre objectif : l’observation et la réflexion sur les différentes méthodes et pratiques utilisées en France par différents représentants de la société civile, ainsi que par les municipalités dans l’approche de la problématique migratoire. Le programme consiste en différents séminaires, rencontres, visites d’étude, conférences, discussions, études de cas qui vont couvrir la thématique du projet —
Voir la vidéo
Conférence traduite en russe et ouverte à tous


FLAMANVILLE BRÛLE T-IL? ( en production)



Film : Flamanville brûle t'il ?
Durée : 52 minutes

À propos du film :
À Flamanville, dans l’éperon granitique de la presqu’île du Cotentin, là où s’érige aujourd’hui la centrale nucléaire de nouvelle génération, un dragon avait trouvé refuge au fond d’une grotte appelée Trou Balligan.
Chaque semaine, les villageois y déposaient en pâture un de leurs enfants pour calmer l’ardeur de la bête.
Un matin, venu des côtes anglaises sur une roue de chariot, St Germain le Scot débarqua sur le rivage.
Enserrant le dragon dans son étole, il le pétrifia.
Reconnaissant, les villageois adoptèrent sa nouvelle religion en remerciement.

Peut-être de dragon n’y eu-t-il jamais.
Peut-être, comme certains l’attestent, ne s’agissait-il que d’une veine rouge de minerai de fer en forme de serpent affleurant au granit.

Peut-être est-ce ce minerai-même que mille hommes venus d’ailleurs, et sur roues eux aussi, vinrent puiser jusqu’au milieu du XXème siècle au fond de la mine située à proximité du Trou Balligan.

À moins que la bête n’ait simplement changé de forme et de nom et appelle toujours mille enfants et cinq mille hommes venus des quatre coins de L’Europe pour apaiser ou nourrir son feu.

Pour avoir terrassé le dragon, St Germain pu édifier son église. Pour l’avoir traqué au fond de la mine, les mineurs se virent construire des corons. Quand ceux qui aujourd’hui sont appelés à en capter l’énergie en construisant la nouvelle centrale nucléaire, demeurent en-campés en bases ou en campings ce que partout ailleurs le royaume réprouve. C’est une ville de mobile-homes, de caravanes et de camions, qui n’a de temporaire que le nom que ses habitants nous dévoilent et que seul le conte permet d’approcher.

01/06/2019 : Les esclaves du numérique



Qu’il soit à la merci de ses passions ou sous la contrainte d’une autorité, l’esclave du numérique gagne sa vie à la perdre.
Joueur compulsif ou par obligation, étudiant en quête d’argent, simple utilisateur de téléphone portable, ils sont chacun à leur façon tenaillés, sans possibilité ou volonté d’y échapper.

Cette session du DSEN se présente sous la forme de portraits choisis, de l’esclave qui s’ignore à l’esclave volontaire en passant par l’esclave qu’on ne veut pas voir.
Et vous ? Êtes-vous un esclave du numérique ?

Conférence proposée par Frédéric Bisson, dit Zigazou, membre du Hackerspace de Rouen, Ventres Mous.

INFORMATIONS PRATIQUES :

Lieu : Bibliothèque Parment à Rouen
Date et heure : SAMEDI 1er juin 2019 à 15h30

Ventres mous : tous les lundis soirs à partir de 19h30, se réunissent les membres du Hackespace de Rouen dans les locaux d'Echelle Inconnue. Lieu de partage des connaissances et compétences et espace permettant la mise en oeuvre de projets communs ou individuels autour des technologies libres.

Si vous voulez les rejoindre vous pouvez les contacter via :
Leur mail : contact@ventresmous.fr
Leur twitter : @ventresMous
Leur site internet : www.ventresmous.fr

FLAMANVILLE BRÛLE T-IL ? ( en production )


GARAGNIKS ( en développement )



Film : Garagniks
Durée : 52 minutes

À propos du film :
Couvert par le bruit des murs de Berlin que l'on écroule, personne ne semble avoir entendu l'autre ville post-soviétique pousser.
Ville de ceux qui tentent de survivre à la chute d'un régime, d'une économie, d'un système.
Une apocalypse sans Dieu et sans salaire.
Dans cette ville parallèle, souterraine, légère, frêle, mobile parfois, on reconstruit, on réapprend le marché, l'artisanat, l'économie.
Mais voilà, les bulldozers ont marché sur "Shanghai", plus grande cité de garages de Moscou.

Un des enjeux du film, en particulier dans sa deuxième partie, consiste à recréer un espace imaginaire, souterrain, ramifié et complexe,
à même de rendre compte d’un réel insaisissable pour ne pas dire indicible.
Nul ne sait combien de passages, de niveaux souterrains les « habitants » ont pu y creuser.
Il s’agit de faire sentir le véritable monde parallèle que constituent les cités de garages de la ville post-soviétique.
En faire sentir la force et la magie qu’un traitement purement documentaire ne pourrait permettre.
Cette création d’un espace labyrinthique et fictif se veut aussi l’expression de l’impossibilité de cartographier ces lieux.
Elle tend aussi à appuyer la dimension globale du phénomène qui ne s’arrête évidemment pas aux portes de Moscou.
Ainsi, suivant un personnage dans sa cave, nous déboucherons dans le garage d’un autre, inventant des chemins.

ÉCHOS SUR LES RENCONTRES INTERNATIONALES DE L'HABITAT MOBILE


Retour sur les rencontres internationales de L’HABITAT ALTERNATIF et de L’HABITAT LÉGER (Rihal) les 10 et 11 mai 2019 à Louvain-la-Neuve
Depuis plusieurs années en Belgique, un projet de loi est porté par des associations et des personnes vivant dans des habitats non ordinaires, pour faire reconnaître officiellement leur situation et doter leur choix de vie et d’habiter d’un cadre légal moins flou. Dans la nuit du 31 avril au 1er mai 2019, le Parlement de Wallonie réuni en séance plénière a ainsi adopté à l’unanimité l’intégration de la notion « d’habitations légères » dans le Code wallon du Logement et de l’habitat durable, qui devient à cette occasion le Code wallon de l’habitation durable.
Ce décret, pour le moment encore à l’état de projet, entrera en vigueur au plus tard le 1er septembre 2019. C’est donc quelques jours après cette évolution législative sur la reconnaissance de l’habitat léger et alternatif en Belgique que se déroulent les rencontres internationales de l’habitat alternatif et de l’habitat léger, auxquelles nous sommes invités pour présenter notre travail, organiser des projections avec notre camion-cinéma et faire un retour sur les Rencontres Nationales de l’Habitat Mobile et Léger que nous avions organisées à Rouen.

Ces rencontres internationales ont lieu à Louvain-la-Neuve, dans le quartier de La Baraque. Ce quartier est implanté sur l’ancien hameau de La Baraque, alors destiné à la démolition dans les années 70 lors de l’implantation de l’Université catholique de Louvain et de la ville nouvelle qu’elle désirait bâtir tout autour. Quelques habitants refusèrent à l’époque l'expropriation et furent bientôt rejoints par un groupe de personnes composé au départ principalement par des étudiants en architecture désireux de construire des habitats alternatifs et expérimentaux.
C’est de cette manière que sur ces terrains squattés avec l’accord des propriétaires s’installèrent les premières roulottes, bus, caravanes, cabanes en terre ou en matériaux de récupération, chalets, yourtes, dômes géodésiques… En 1985, le quartier de La Baraque obtient le statut de « zone d'habitat expérimental » dans le plan d'urbanisme d'Ottignies-Louvain-la-Neuve.
Il est aujourd’hui rejoint par l’expansion de la ville nouvelle de Louvain-la-Neuve qui a également empiété sur une partie des terrains de La Baraque, où les habitants concernés ont dû abandonner leurs habitations.



24/06/2019: SUNNY SIDE OF THE DOC À LA ROCHELLE


Marché du film documentaire avec la présentation des productions des films d'Echelle Inconnue
du lundi 24 au jeudi 27 juin à la Rochelle pour le Sunny Side

18/06/2019 : JOURNÉE HYPERLIEUX MOBILES AU MOBILAB À VERSAILLES


Intervention de Jean-Charles Maillot, projection en camion-cinéma, rencontre avec des chercheurs de VEDECOM et des experts organisée par l'Institut de la Ville en Mouvement
Mardi 18 juin à Versailles

La journée se composera de deux temps. Le matin, les membres du comité de pilotage et des experts de VEDECOM présenteront le projet. Cette matinée sera aussi l'occasion de présenter les résultats du recueil auprès des salariés (courant mai) des désirs d'implantation d'activités mobiles sur le plateau de Satory.

L'après-midi, une séance de travail sera organisée avec des chercheurs de VEDECOM et des experts invités (entreprises, chercheurs, associations, designers, etc.) afin de rédiger un cahier des charges pour la réalisation d'un démonstrateur. Une présentation des résultats de cette séance de travail sera organisée au mobiLAB dans les semaines suivant cette journée.

Informations sur le projet

Depuis 2017, l'Institut pour la ville en mouvement-VEDECOM mène un programme de recherche sur les activités mobiles, au-delà du transport de personnes ou de biens intitulé « Hyperlieux Mobiles » en partenariat avec Transdev, PSA, Michelin, La Poste, IFSTTAR, Telecom ParisTech, 6t, ETSAV-Université Polytechnique de Catalogne, et les chaires de l'IVM en Chine, au Brésil et en Amérique Latine. L'équipe internationale du projet a enquêté sur les territoires les plus variés dans différents continents : elle a recensé plus de 600 cas d'activités mobiles et en a étudié quelques dizaines de manière approfondie. Ces cas ont été étudiés à partir d'une diversité de points de vue et de cultures : experts des transports, de la logistique et des télécommunications, urbanistes, artistes, industriels, designers, sociologues, professionnels mobiles. Nombre de ces dispositifs semblent être les précurseurs d'un bouleversement possible dans nos pratiques mobiles, lié à notre « hyper connectivité » et à l'arrivée annoncée du véhicule autonome.

Actuellement, dans sa seconde phase (2019-2020), le projet vise à concevoir de nouveaux services et à élaborer des projets d'activités en mouvement enrichies, augmentées et multipliées par le véhicule connecté voire autonome. Il s'agira aussi d'expérimenter ces dispositifs en partenariat avec des acteurs locaux, des territoires, et de scénariser les situations urbaines, les micro-espaces urbains et hyperlieux mobiles qui en résulteraient.

3 & 4 juin : RECHERCHE-ACTION SUR LES ACTIVISMES DANS LES PÉRIPHÉRIES À LYON


Séminaire en Architecture par Stany Cambot
Lundi 3 et mardi 4 juin à 10h aux Halles du Faubourg à Lyon, organisé par l'École Urbaine de Lyon

Ce programme de recherche-action de deux années est pensé comme un laboratoire dédié aux nouvelles subjectivations politiques, à leurs imaginaires et pratiques d’action, particulièrement à partir des enjeux socio-écologiques des périphéries et de leur habiter. Il est placé sous la responsabilité scientifique de Guillaume Faburel et la co-coordination de Mathilde Girault, tou.te.s deux de l’UMR Triangle et de l’Ecole urbaine de Lyon.
Les revendications d’habiter les espaces dits périphériques se sont faites de plus en plus concrètes ces dix dernières années, et ce par une diversité d’expériences, de formes et causes d’engagements : des zones à défendre aux gilets jaunes, du regain des communautés existentielles à la multiplication des trajectoires personnelles dites de l’alternative. Lorsque des listes citoyennes n’en font pas leur cheval de bataille à l’occasion de quelques échéances électorales.
Ce programme se propose d’explorer ce qu’il convient de nommer les politicités émergentes dans ces espaces dits périphériques, ainsi que leur enchâssement dans des pratiques et trajectoires. Il s’intéresse particulièrement aux revendications et organisations de l’autonomie et de la désobéissance, qui s’inscrivent de plus en plus en décalage avec les représentations dominantes du politique relevant essentiellement de la citoyenneté urbaine, des valeurs de l’urbanité et des organisations urbaines des lieux.
Pourquoi et comment les pratiques et les trajectoires d’habiter tiennent lieu de nouvelles expériences démocratiques ?
Par quelles formes d’action et savoir-faire mobilisés, subjectivités et individuations politiques ?
Dans quels milieux géographiques et pour quelles temporalités de fabrication politique par l’habiter ?
Quelles pourraient être sur cette base les questions posées aux formes de vie de l’urbain et aux professionnalités techniques de l’offre politique ?
Et, en arrière-plan, les critiques dès lors adressées aux savoirs scientifiques et à leurs constructions, aux expertises de métiers et aux formations universitaires ?
Ce programme pluriannuel associe étroitement des communautés existentielles critiques et des collectifs d’habitant.e.s activistes, quinze praticien.ne.s et groupes d’acteurs militant.e.s de différents territoires et douze enseignants-chercheur.e.s de différents horizons disciplinaires, ainsi qu’une quinzaine de doctorant.e.s et d’étudiant.e.s de plusieurs formations de l’Université de Lyon, et d’ailleurs.
Il repose sur 1/ des temps longs d’échanges (de lancement et de dévoilement, d’analyse réflexive et de restitution discursive), placés sous l’égide de la mise en litige, notamment des notions matricielles (périphéries, politicités, subjectivation, habiter...), 2/ des enquêtes en immersion au sein de communautés, en vue d’appréhender les trajectoires collectives et les pensées biographiques (particulièrement dans les formes d’affranchissement et prises d’autonomie), 3/ des formes renouvelées de production, qu’il s’agisse d’un forum d’échanges / de diffusion créé aux fins de co-production, ou encore des dispositifs de mise en controverse des connaissances par et dans les formations universitaires (cliniques, procès...). Tout ceci en plus d’un colloque international à mi-parcours consacré aux périphéries, ou encore d’un ouvrage collectif final sur les passions périphériques et les subjectivations politiques.

Programme
Lundi 3 juin
Accueil : 9h30
10h - 10h45 : Présentation de la recherche-action Nouveaux activismes : position de recherche et grandes perspectives de production
Guillaume Faburel (géographie et sciences politiques, Université Lyon 2, UMR Triangle)
Mathilde Girault (philosophie et études urbaines, Université Lyon 2, UMR Triangle)
10h45 - 12h15 : Tour de table des participants et premiers échanges sur les attendus
12h15 : Déjeuner sur place
13h45 - 15h15 : Table ronde Les nouvelles formes politiques de la désobéissance : qui, où, quand, à quoi, pourquoi et comment désobéir ?
Représentants de Gilets Jaunes et sympathisant de Deep Green Resistance
Avec Manuel Cervera-Marzal (sciences politiques, Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales) et Guillaume Gourgues (sciences politiques, Université Lumière Lyon 2)
15h15- 15h30 Pause
15h30 – 18h : Echanges avec l’ensemble des participants et membres du collectif de recherche : activismes et territorialités, enjeux socio-écologiques et politicités
19h30 : Dîner
Mardi 4 juin
9h – 13h : Préfiguration du programme pluriannuel de recherche – action : notions à approfondir, immersions à réaliser et productions à imaginer, diffusions et calendrier à fixer.

12/05/2019 : Projections avec le camion-cinéma à Bozar à Bruxelles


Projections avec le camion-cinéma dimanche 12 mai à 18h30 à Bozar avec City Mine(d) dans le cadre de l'exposition
"La pile : L'électricité du futur / Le Courant passe entre Voisins / Lancement du quartier laboratoire"
Et si, soudain, nous n'avions plus accès à l'électricité du réseau ?

La Pile est un projet initié par City Mine(d) qui prépare le quartier de Bruxelles-Midi au jour où le courant ne devra plus être acheminé par le gigantesque réseau électrique actuel. Nous avons l'honneur de déclencher le projet à Bozar, avec vous !

POWERFEST dimanche 12 mai 2019

Le Powerfest, la journée de rencontre où sont invités voisins et décideurs, techniciens et théoriciens, associations et entreprises, artistes et amateurs.

Un mélange savant de neurones créatifs seront au rendez-vous!
L'enjeu est de dessiner un paysage pour une électricité plus efficace, plus intelligente, renouvelable, plus fiable, moins chère, plus transparente... et adapté au quartier laboratoire dense et diversifié de La Pile.

13:00-16:30 Exploration Game portes 12:30
Le jeu d'exploration La Pile est une sorte de Monopoly croisé avec SimCity avec une pincée de Colons de Catane. Des équipes de 8 joueurs s'affrontent à la recherche de la meilleure façon de fournir un quartier d'électricité. Le jeu comprends tout sorte de questions énergétiques ayant attrait à notre future proche à tous, alors le plus important c'est de participer pour gagner !

17:00 Débat en Français et Néerlandais, traductions disponibles

Produire soi-même de l'électricité, la stocker pour différer son usage ou encore la partager avec des voisins sont les manières connues pour moins dépendre du réseau. Quel mix de solutions convient le mieux à ce quartier? Comment faire de sorte d'impliquer tout un chacun?

Le dimanche 12 mai, Joël Solé (Bruxelles Environnement), Dirk Vansintjan (Rescoop.eu et Ecopower) et Leen Govaerts (Energyville) débattront des résultats de l'exploration game et du rôle des citoyens dans l'électricité du futur sous la direction expérimentée de John Vandaele (EnerGent et Mo* Magazine).

18:30 Drink de lancement La Pile

Une réception avec une touche musicale, le coup de départ pour le quartier labratoire de La Pile !

Notre terrain-test pendant les prochaines années est le quartier qui s'étend de la Gare du Midi, la Porte de Hal, le Parvis de Saint-Gilles, la Barrière et le Parc de Forest.
Nous pouvons compter sur les conseils et le soutien de la Commune, de la Région, de Elia, Brugel et Sibelga.

EXPO La Pile en continu 10 > 25 mai 2019

L'électricité qui nous illumine, nous chauffe, nous presse des oranges, nous brosser nos dents,... ne vient pas de nulle part. Mais d'où vient-elle au juste? Et les rumeurs de black-out menacent-ils vraiment notre mode de vie ?

Grâce à l'inventivité affuté des humains des réponses créative et novatrices se profile ! De nombreux citoyens, entreprises et chercheurs expérimentent des nouvelles façons de produire, stocker et partager l'électricité. L'expo mettra un coup de projecteur sur 14 de ces expériences qui ont retenues notre attention — des projets qui font resurgir la passion pour l'enthousiasme des pionniers de l'électricité d'antan.

L'exposition servira de point de départ pour alimenté nos réflexions pour la Powerfest et pour les projets qui se concrétiseront sur St Gilles/Forest durant les années à venir.

A nous de construire ensemble le réseau énergétique du futur!

Événement gratuit
Voir le programme
Inscription par mail : sofie@citymined.org


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