Actualité Échelle Inconnue

14/06/2018 : Conférence et Workshop "Vie et métamorphose d'un club rock à Pigalle" / Doctorat Sauvage En Architecture



Pigalle. De décennies en décennies, de souvenirs en archives, de découvertes en désaveux et de rencontres amicales en duel final… Pigalle et son club rock oublié : Le New Moon, raconté par David Dufresne.
''New Moon, café de nuit joyeux'' est son nouvel ouvrage, publié au Seuil en septembre 2017.

Punk rock, journaliste, auteur et réalisateur de documentaires interactifs sur les villes, David Dufresne offre dans ce livre une introspection, une sorte de Vie mode d’emploi dans une ville changeante parfois décevante, surtout vivante.

Conférence proposée par David Dufresne (Montréal), réalisateur et auteur de "New Moon, café de nuit joyeux" publié au Seuil en septembre 2017.

INFORMATIONS PRATIQUES :

Lieu : Echelle Inconnue, 11-13 rue Saint-Étienne des Tonneliers, 76000 Rouen
Date et heure : JEUDI 14 juin 2018

31/05/2018 : Conférence "Les oiseaux urbains et leur adaptation à la ville"



Après le sempiternel « À part les pigeons et les moineaux, il n’y a rien ! », nous sommes arrivés à la prise de conscience que d’assez nombreuses espèces d’oiseaux pouvaient vivre en ville.

Toutes les espèces d’oiseaux sont-elles capables de s’établir dans nos métropoles ou bien y a-t-il des « prérequis » pour s’adapter à ce type de milieu ?
Quels défis les contraintes particulières du milieu urbain imposent-elles aux oiseaux et comment y répondent-ils ?
Leur imagination pour réagir à ce genre de problèmes est assez surprenante…

La cohabitation oiseaux-humains pose aussi quelques questions aux humains et l’attitude des citadins peut aller des marques excessives d’une affection débordante aux craintes tout aussi excessives qui s’apparentent parfois à de la phobie…

Toute la question est de savoir si on peut espérer une biodiversité « gentille » et « ordonnée » ?

Conférence dans le cadre du cycle "Bêtes et Ville" proposée par Frédéric Malher, dit Zigazou, préident du CORIF : Centre Ornithologique d'Île de France.

INFORMATIONS PRATIQUES :

Lieu : Echelle Inconnue, 11-13 rue Saint-Etienne des Tonneliers, 76000 Rouen
Date et heure : JEUDI 28 mai 2018 à 19h

23/10/2017 19h : La nuit de la gynécologie DIY avec KLAU du groupe Gynepunk / Doctorat Sauvage En Numérique



Gynepunk, les "sorcières cyborg de la gynécologie DIY" comme les décrit le média en ligne Makery (lire l'article ici), est un collectif catalan travaillant à décoloniser le corps féminin : création d'outils gynécologiques de première urgence pour des femmes en difficulté sociale, analyse des fluides corporels et fabrication de lubrifiants, traitement de maladies vaginales etc.

> Une soirée en deux parties !

19h : Conférence sur le projet Anarchagland

Klau Kinky membre originaire du collectif, effectue également des recherches en sexologie et découvre ainsi qu'au XIXème siècle, les premiers tests qui ont amené à la gynécologie moderne ont été pratiqués sur des esclaves des plantations, parfois à de nombreuses reprises, et ce sans anesthésie.
"Anarchagland : Anarcha, Betsy, et Lucy", un projet de recherche autonome sur l'histoire de la gynécologie et une proposition active et radicale pour la réécrire.

20h30 : Atelier DIY : construction d'un microscope




Pour la deuxième partie de soirée, Klau vous propose un atelier afin de réaliser soi-même un microscope à partir d'une webcam ordinaire. Vous pouvez vous laisser guider lors de cette soirée, mais aussi arriver avec quelques bases en lisant avant le mode d'emploi sur le site hackteria.org ! Tout le matériel sera présent sur place et la participation à cet atelier est également gratuite.

Événement du DSEN dans le cadre du cycle "Sexe et Ville", avec Klau Kinky, membre du groupe catalan Gynepunk.


INFORMATIONS PRATIQUES :
Lieu : La Conjuration des Fourneaux, 149 rue Saint-Hilaire, 76000 Rouen
Date et heure : LUNDI 23 octobre à 19h

EST - Garage ! гараж ! l’apocalypse a déjà eu lieu ! Projet de création documentaire en architecture avec les monstres urbains post soviétiques

Garages



Derrière l’université du MGU à Moscou s’étendent 8 000 garages de tôles ou de briques dont 4 000 on été détruits en 2015 : voilà Shanghaï. Une ville dans la ville, un État dans l’État pour certains. Dans ces garages il y a longtemps qu’on ne se contente plus d’y garer sa voiture. On y travaille, on y produit, on y mange, on y dort, on y vit ou on s’y cache. Les garagniks d’ici sont Russes, Arméniens, Géorgiens, Tatars ou Ouzbeks, professeurs d’université ou ingénieurs, mais plus souvent ouvriers ou techniciens ayant rompu avec l’industrie pour des raisons économiques et salariales ou simplement par ennui.

Sur des terrains prêtés aux coopératives d’employés soviétiques par l’État les garages ont poussé. Puis, peu à peu l’artisanat et le logement même s’y sont développés de manière autogérée. Quand les autorités disent « économie de l’ombre », les garagniks répondent, vie, survie, travail, débrouille. Car l’apocalypse a déjà eu lieu. C’était dans les années 1990 quand les villes russes se couvraient soudain de banques et de kiosques. Les cités de garages deviennent alors la réponse urbaine, économique et sociale à la dérégulation totale et brutale d’un pays qui n’existe plus. Solution de logement pour les migrants centre-asiatique mais aussi solution économique pour un pays entier. Ce sont des cités bricolées, qui constituent une autre fabrique de la ville, aujourd’hui pourchassée par les autorités, qu’il convient d’interroger.


Une traversée

Après avoir traversé et documenté la principale cité de garage de Moscou : Shanghaï (voir le film réalisé par Stany Cambot avec Ilya). Nous mettons nos pas dans ceux du jeune chercheur Sergueï Seelev et partons vers le Tatarstan à la rencontre des cités de garages de la fédération russe (lire l'article sur makhnovtchina.org). Là où se réinvente la ville et l’économie autour de la production parfois massive de meubles, de housse de voiture, de guitare, de jeux vidéo ou de meuble dans une complète indistinction entre l’artisanat et la start up. Invention populaire de ce qu’ici on tente de théoriser en « villes créatives » ou autres « pépinières » (suivant aussi en cela un modèle post-soviétique : celui du Berlin d’après la chute.)




Science fiction d’hier. Ville post-apocalyptique d’aujourd’hui

Ni bidonville, ni espace délaissé, ces cités provoquent un choc esthétique à l’œil occidental. Décor de film ou évocation du roman de Dmitri Glukhovski : Métro 2033 dystopie post apocalyptique dans laquelle ce qui reste de l’humanité se terre dans le métro de Moscou. On découvre comme ici, comme dans le roman, que les monstres et mutants ne sont pas si maléfiques que cela.

Voilà le motif de nos films à venir : nous voyageons en compagnie des monstres que l’État russe prétend maléfiques et veut éradiquer.

Suivre nos recherches et créations à l'Est de l'Europe sur l'onglet EASTERN du blog makhnovtchina.org.

Flamanville - Les bases vie ou la java de l’infrastructure : intentions du projet

Nous nous attacherons à documenter, avec ses habitants, cet habitat en milieu rural produit par le chantier de l’EPR, en réalisant un ou plusieurs films documentaires qui tisseront des liens avec les films réalisés en Russie dans le cadre du programme Makhnovtchina.



Les bases vie. Ou la java de l’infrastructure

Le territoire rural a changé de nature, c’est désormais un territoire urbanisé. La modification majeure dans le paysage du Cotentin aux alentours de Flamanville est produit par le chantier infrastructurel (EPR). Alors que les formes mobiles de l’habitat et plus largement de la ville sont réputées incompatibles avec la ville planifiée, elles sont cependant nécessaires voire souhaitées lors de travaux infrastructurels pour loger la main d’œuvre au plus près du chantier. Dans la mégapole moscovite, ce sont de véritables cités de containers abritant la main d’œuvre centre asiatique qui sont montées et démontées aux gré des transformations urbaines. L’occurrence contemporaine de ces logements ouvriers mobiles est en Normandie l’ensemble des bases vie destinées aux ouvriers de l’EPR à Flamanville et alentours. Sorte de camping, dérogeant en vertu des permis précaires aux règles d’urbanisme, elles dérogent aussi au droit commun du logement et rattachent la question du logement à celle du salariat, lien brisé dès l’après-guerre par le code du travail. Comme à Moscou, il s’agit d’enclaves « économiques spéciales » ou dérégulées accueillant travailleurs français comme travailleurs détachés. Ici le rôle de contremaître se confond aussi souvent avec celui de concierge ou d’applicateur du règlement intérieur. Des sociabilités, détournements et modes de vie subsistent et résistent pourtant. Au delà c’est l’environnement (la ville stable et cadastrée) qui est impacté. C’est, après avoir commencé un travail de recherche à Moscou (sur l’ensemble de la filière allant de la fabrication des containers à leur dépôts), ce que nous désirons réitérer ici : Dresser le portrait de la ville du monstre-ouvrier-forain dont la figure se confond malgré lui avec son habitat. Nous nous attacherons en outre, comme nous l’avons fait à Dieppe, à explorer en collaboration avec le CAUE 50 les occurrences historiques du logement mobile dans cette zone, du logement des mineurs, aux cités de transit, en passant par les « chalets suédois » et les logements provisoires de la reconstruction. En somme inscrire dans une histoire tue et clandestine ce mode de ville en milieu rural.

Le monstre

Dans son article De 1895 à 1912 : Le cinéma forain français entre innovation et répression publié par la revue de cinéma 1895, Arnaud Le Marchand, économiste à l’Université du Havre, exhumait un extrait d’un article publié dans le journal L’Inter Forain au début du siècle « le cinéma demeure le plus beau monstre de la foire ». Par là l’auteur entendait d’une part le merveilleux mais aussi ce qu’on mon(s)tre pour la prouesse technique et ingénierie qu’il représente. C’est sous ce prisme que nous désirons, résolument forains, filmer et dire cette ville autre et souvent fantasmée que les mots des marchands de murs ne peuvent embrasser. C’est aussi l’angle distancié et critique qui permet de faire sentir ces ambiguïtés mais aussi associer ceux qui la peuplent à la création.

C'est au bar la Forgette puis dans une de ces bases vie que nous avons déjà rencontré des ouvriers du chantier de l'EPR.
Vous pouvez lire les comptes-rendus de ces rencontres ICI et .

Makhnovtchina sur l'axe Seine - Les ports de Limay et Gennevillers : intentions du projet

Seine, Moskva, Bîc, Dniestr... Partout sur le parcours de la caravane Makhnovtchina revient le fleuve. Vecteurs historiques d'échanges, de mouvements, les fleuves sont également des points d'ancrage temporaires pour les nomades de la ville mobile.

Echelle Inconnue se questionne sur l'importance des fleuves dans la structuration de la ville et de ses aménagements, et dans la réinterrogation des théories de l'infrastructure.

Mariniers, migrants, forains, travellers, ouvriers en camion, autant d'habitants mobiles pour qui le fleuve devient lieu de vie, de travail, de refuge.

Résidence aux ports de Limay et de Gennevillers :



En 2017, nous allons explorer cette question en interrogeant des espaces pluri-institutionnels dont l’expansion territoriale modifie les pratiques d’habiter et l’économie liée (très visible à Limay, aux marges du quartier Centre-Sud) et, dans le même temps, engendre de la mobilité.

Une traversée, pour entendre comment l'expansion des ports rejette, interdit, tolère, s'arrange, appelle ou fabrique la mobilité et le nomadisme. Ce nouveau projet est le prolongement d’un travail mené depuis 2010 sur ce sujet qui prenait pour centre, l’Axe Seine en Normandie (et le projet du Grand Paris vers l’Ouest).

Lire l'article sur les cités de transit du port de Gennevillers sur Makhnovtchina.org : ICI.

Conférence le 15/06/2017 "Itô-Noe (1895 – 1923) : trajectoire politique et sociale d’une féministe anarchiste de l’ère Taishô." /Doctorat Sauvage En Architecture



Née à Fukuoka en 1895, dans le contexte de l’émergence mondiale du Japon, Itô Noe sort totalement des normes imposées aux femmes de son époque. Mariée trois fois, diplômée de l'école pour filles de Tokyo, cette jeune femme atypique prendra part à la rédaction du journal féministe Seitô ainsi qu'à de nombreuses actions menées par des mouvements anarchistes de cette période. Son dernier époux fut d'ailleurs un anarchiste de premier plan, Ôsugi Sakae, avec lequel elle fut assassinée par l'armée à la suite du chaos créé par le tremblement de terre du Kantô, en septembre 1923. Cet assassinat eut un impact retentissant dans tout l'Archipel et choqua profondément une large frange de l’opinion, allant jusqu'à être nommée "l'incident Amakasu" du nom du général à l’origine de ce crime. La mémoire d’Itô Noe demeure ainsi un phénomène controversé au sein de la société japonaise d’aujourd’hui.

La trajectoire singulière d’Itô Noe, figure reconnue de l‘histoire du féminisme au Japon, s’inscrit d’abord dans l’histoire de la construction du genre. Mais elle contribue aussi à l’histoire du socialisme et plus exactement de l’anarchisme au XXe siècle. Elle s’inscrit, enfin, à l’histoire des transferts culturels à l’échelle mondiale qui constitue une des composantes majeures de l’histoire de la mondialisation. L’objet cette conférence est de revisiter cette trajectoire à la lumière des transferts culturels nombreux, aussi bien dans le champ politique que genré.


Cette conférence est proposée par Marine Simon, doctorante en Histoire, en Normandie.

INFORMATIONS PRATIQUES :
Lieu : La Conjuration des Fourneaux, 149 rue Saint-Hilaire, Rouen
Date : Jeudi 15 juin 2017 à 19h

Conférence le 23/02/2017 : "L'habitat urbain dans l'Union soviétique, à travers le cinéma soviétique" / Doctorat Sauvage En Architecture

Le régime totalitaire se caractérise non seulement par l’existence d’un seul parti politique, mais aussi par la création de la deuxième réalité. La réalité factice, construite par des moyens de propagande est dominante dans la sphère culturelle. Tout ce qui est dit, tout objet d’art, doit se coordonner avec la ligne idéologique du Parti. L’art est considéré par des idéologues soviétiques comme un des moyens de production de l’Homme Nouveau. L’artiste est nommé comme « ingénieur de l’âme humaine ». Et comme le rôle de l’art est si important, selon la logique de l’État totalitaire il est absolument impossible de le laisser sans direction générale.

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L'hiver franco-russe d'Echelle Inconnue : programme du Doctorat Sauvage En Architecture

Les corneilles, il y a 70 ans, encore nomades et presque absentes de nos villes, étaient jusqu’alors séparées entre les noires à l’ouest de l’Europe et les mantelées à l’est. Avant, car ces oiseaux désormais urbains nous ont pris de vitesse. Et l’on rencontre désormais, le long de leur frontière invisible qui ignore les états, des hybrides mi-noirs, mi-mantelés en prise eux aussi avec le phénomène métropolitain : un même peuple né d’un art : celui de la rencontre.

Pour la deuxième fois, pendant 3 mois, nous vous proposons, au delà des frontières et des états de voir et entendre l’autre ville Russe à travers ses arts : cinématographiques et actionnistes pour précipiter le temps où nous deviendrons tous des oiseaux.

Voir et entendre avec Valérie Pozner, la migration de la production cinématographique soviétique vers l'Asie Centrale pendant la Seconde Guerre mondiale.

Voir et entendre à travers les films russes de fiction ce que fut l’expérience du logement communautaire au lendemain de la révolution d’octobre. Avec Liudmila Piskareva.

Voir et entendre avec l’artiste Pavel Mitenko ce que fut le mouvement d’art actionniste au lendemain de la chute de l’URSS jusqu’à ses dernières manifestations portées entre autres, dans l’espace public, par les groupes Voïna ou Pussy Riot.

Voir et entendre enfin l’autre Moscou à travers nos derniers films réalisés en Russie.

En savoir plus sur cet hiver franco-russe d'Echelle Inconnue ICI.


PROGRAMMATION DU DOCTORAT SAUVAGE EN ARCHITECTURE :

Jeudi 26 janvier à 19h :

– Conférence "L’évacuation des grands studios de cinéma soviétiques en Asie centrale pendant la Seconde Guerre mondiale" proposée par Valérie Pozner, directrice de recherche au CNRS, en Histoire du cinéma russe et soviétique.
En savoir plus ICI.

Jeudi 23 février à 19h :

– Conférence "L'habitat urbain dans l'Union soviétique, à travers le cinéma soviétique" proposée par Liudmila Piskareva, doctorante en architecture à Paris et assistante et traductrice pour le projet Makhnovtchina d'Echelle Inconnue à l'est de l'Europe.
En savoir plus ICI.

Jeudi 30 mars à 19h :

– Conférence "L'actionnisme moscovite, ligne artistique de la politique postsoviétique" proposée par Pavel Mitenko artiste, critique d'art et actionniste.
Lire la suite ICI

INFORMATIONS PRATIQUES :

Lieu : La Conjuration des Fourneaux, 149 rue Saint-Hilaire, 76 000 Rouen
Contacts : mel@echelleinconnue.net / 02 35 72 40 05

L'Hiver Franco-Russe d'Echelle Inconnue de janvier à mars 2017 : précipitons le temps où nous deviendrons tous des oiseaux



Un mur fantasmé semble encore séparer l’est et l’ouest de l’Europe. Berlin hier, Dniepr ou Don aujourd’hui.

Mais il existe peut-être un sort commun, nous le suivons à Moscou depuis trois ans sur les traces et à la rencontre des habitants de cette autre ville légère et mobile, qui, comme en France, fuit les pelles mécaniques. Urbanité de garages, de kiosques et de containers, dans laquelle un peuple muet vit et travaille comme il le fait en France dans cette autre ville faite de caravanes, camions et mobile-homes.

Un même peuple, si le sort commun fait davantage que les frontières des états. Un peuple à construire peut-être. Au delà des lignes de brouillard de la communication diplomatique ou médiatique qui ne se nourrit que de la séparation, bien aidée en cela par les faiseurs de villes d’ici et là-bas qui partagent une même obsession pour le devenir métropole du monde et un même goût pour la pelleteuse et le démantèlement : bidonvilles, campements et Jungle de Calais ici, Shanghaï, cité de garage, kiosques et installations foraines là.

Mais heureusement nous avons l’art et les oiseaux pour ne pas mourir de cette vérité. Les oiseaux d’abord, car les corneilles, il y a 70 ans, encore nomades et presque absentes de nos villes, étaient jusqu’alors séparées entre les noires à l’ouest de l’Europe et les mantelées à l’est. Avant, car ces oiseaux désormais urbains nous ont pris de vitesse. Et l’on rencontre désormais, le long de leur frontière invisible qui ignore les états, des hybrides mi-noirs, mi-mantelés en prise eux aussi avec le phénomène métropolitain.

Un même peuple né d’un art : celui de la rencontre.

C’est que pour la deuxième fois, pendant 3 mois, nous vous proposons, au delà des frontières et des états de voir et entendre l’autre ville Russe à travers ses arts : cinématographiques et actionnistes pour précipiter le temps où nous deviendrons tous des oiseaux.

Voir et entendre avec Valérie Pozner, la migration de la production cinématographique soviétique vers l'Asie Centrale pendant la Seconde Guerre mondiale.

Voir et entendre à travers les films russes de fiction ce que fut l’expérience du logement communautaire au lendemain de la révolution d’octobre. Avec Liudmila Piskareva.

Voir et entendre avec l’artiste Pavel Mitenko ce que fut le mouvement d’art actionniste au lendemain de la chute de l’URSS jusqu’à ses dernières manifestations portées entre autres, dans l’espace public, par les groupes Voïna ou Pussy Riot.

Voir et entendre enfin l’autre Moscou à travers nos derniers films réalisés en Russie.

PROGRAMMATION DU DOCTORAT SAUVAGE EN ARCHITECTURE :

Jeudi 26 janvier à 19h :

– Conférence "L’évacuation des grands studios de cinéma soviétiques en Asie centrale pendant la Seconde Guerre mondiale" proposée par Valérie Pozner, directrice de recherche au CNRS, en Histoire du cinéma russe et soviétique.
En savoir plus ICI.

Jeudi 23 février à 19h :

– Conférence "L'habitat urbain dans l'Union soviétique, à travers le cinéma soviétique" proposée par Liudmila Piskareva, doctorante en architecture à Paris et assistante et traductrice pour le projet Makhnovtchina d'Echelle Inconnue à l'est de l'Europe.
En savoir plus ICI.

Jeudi 30 mars à 19h :

– Conférence "L'actionnisme moscovite, ligne artistique de la politique postsoviétique" proposée par Pavel Mitenko artiste, critique d'art et actionniste.
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INFORMATIONS PRATIQUES :

Lieu : La Conjuration des Fourneaux, 149 rue Saint-Hilaire, 76 000 Rouen
Contacts : mel@echelleinconnue.net / 02 35 70 40 05

Conférence / le 24/11/2016 / "Les films de la Confédération Nationale du Travail durant la guerre civile en Espagne : à la recherche d'une fiction anarchiste" / Doctorat Sauvage En Achitecture



Juillet 1936 à Barcelone, alors que les combats font rage entre les forces franquistes qui ont impulsé une tentative de coup d’État et les différentes composantes de la résistance « républicaine », des militants de la CNT, syndicat anarcho-syndicaliste, s’emparent de caméras et immortalisent sur pellicule des images qui resteront comme le symbole de ce début de guerre civile : des ouvriers saisissent des armes, des barricades se dressent, des églises brûlent… La CNT, majoritaire dans les processus de collectivisation barcelonais qui durent tout le long des trois années de guerre civile, couvre le conflit grâce au matériel disponible mais relance aussi l’exploitation des salles et la production de fictions. Au-delà de l’intérêt économique et social de relancer l’industrie cinématographique, un leitmotiv revient dans les débats qui entourent cette activité : quel film peut traduire au mieux l’esprit de juillet 1936 ? À quoi doit ressembler le cinéma dans une société post-révolutionnaire ?



Si les images des documentaires sont restées dans les mémoires, tout comme les affiches produites durant cette période, les fictions de la CNT ont connu une postérité plus complexe. Cinq films restent maintenant pour témoigner de cet effort, complétés par de nombreuses informations sur des productions qui n’ont pas pu être finies ou qui ont été détruites. Nous étudierons ces étonnantes séquences, du drame social à la comédie musicale enfantine, qui nous montrent les expérimentations de réalisateurs traversés aussi bien par les débats internes qui font rage au sein de la CNT et du camp républicain que par l’histoire du cinéma espagnol et par les essais de cinémas progressistes internationaux. Produites en plein conflit mais dans une société post-révolutionnaire, ces réalisations sonnent comme autant de pistes vers la possibilité d’un, ou de plusieurs, cinémas anarchistes.

Présenté par Yannick Gallepie, membre d’ARI – Association de Recherches Inter-disciplinaires

INFORMATIONS PRATIQUES :

Lieu : La Conjuration des Fourneaux, 149 rue Saint-Hilaire, Rouen
Date : jeudi 24 novembre 2016 à 19h

Conférence / le 27/10/2016 / "De 1895 à 1912 : le cinéma forain entre innovation et répression " / Doctorat Sauvage En Achitecture

"Les forains participèrent à la diffusion du premier cinéma et à son évolution technique et esthétique. Leur marginalisation à partir de 1912 ne découle pas seulement de l’action des grands producteurs industriels, elle fut aussi une conséquence de la loi de 1912 régissant leur statut et accroissant leur précarité. Le déclin du cinéma forain fut moins lié à des raisons esthétiques qu’à l’instauration d’une gouvernance du cinéma qui excluait ses acteurs nomades."
Résumé provenant du site Revue.org



Conférence proposée par Arnaud Le Marchand, maître de conférence en économie à l'Université du Havre.

INFORMATIONS PRATIQUES :

Lieu : La Conjuration de Fourneaux, 149 rue Saint-Hilaire, Rouen
Date : jeudi 27 octobre 2016 à 19h

PAU - PARTICIPATION AU FESTIVAL ACCÈS « FRONTIÈRES ET PROJECTIONS » / 12-16/10/2016

Participation de Stany Cambot au colloque "cArtographies : représentations poétiques et critiques pour penser les frontières et le monde contemporain" les 13 et 14 octobre 2016

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Conférence / le 29/09/2016 / "Instauration du cinéma à Rouen : une chronologie & un itinéraire composites" / Doctorat Sauvage En Achitecture

"Le cinéma n’est qu’une branche de la photographie ; cette dernière, dès les origines, a connu un réel essor à Rouen, ville industrielle et commerciale. Nouveau media, elle s’est tôt confrontée à la problématique des images animées, thème qu’elle illustrera et finira par supplanter.

Mon exposé (sous forme de discussion) montrera la diversité des approches que furent le chronophotographe, le théâtre optique, le kinétoscope… et enfin le cinématographe. Ce parcours abordera divers moments rouennais au travers des expérimentations faites lors de l’Exposition nationale et coloniale, des séances du Photo-Club Rouennais, celles de la Société industrielle, de la Foire Saint-Romain, et des diverses séances tout au long de la décennie 1900-1910. Cette période coïncidera avec l’ouverture des premières salles fixes."


Olivier Poupion, né en 1951, rédacteur de presse, documentariste, historien, chercheur. Collaborateur régulier (écrit et technique) dans diverses revues historiques ou scientifiques (Histoire du cinéma, histoire du monde forain, théâtre français, peinture française du XIXe & XXe siècle, monographies diverses, généalogie…).
Auteur de :

- Jean Painlevé, vie & oeuvre. Publication de l’Institut de cinéma scientifique, 1983.
- Histoire du cinéma à Rouen (les origines, 1892-1919). Publication soutenue par le Centre national des lettres & la Direction des Affaires culturelles de Haute-Normandie, 2002.
- Joseph Sivel ou la figure coupée à moitié. Publication du Musée Flaubert et d’Histoire de la Médecins, 2008.
Animateur du site Internet consacré à la mémoire cinématographique locale : http://rouentographe.pagesperso-orange.fr/

INFORMATIONS PRATIQUES :

Date : 29 septembre 2016 à 19h
Lieu : La Conjuration des Fourneaux, 149 rue Saint-Hilaire, 76 000 Rouen

Cycle "Les Parcours Clandestins du Cinéma" de septembre à décembre 2016 / DOCTORAT SAUVAGE EN ARCHITECTURE


Depuis 2011, dans le cadre du projet Makhnovtchina, Echelle Inconnue, traverse la Normandie et l’Est de l’Europe et réalise de courts films documentaires avec des personnes vivant ou travaillant dans la ville mobile et foraine. Aujourd'hui, Makhnovtchina s'enrichit d'un cine-truck ou camion-cinéma, le MKN-VAN. Lanterne magique, salle de projection, studio d'enregistrement et atelier mobile, celui-ci lui permet de diffuser les films réalisés avec ces personnes sur les lieux-mêmes et a pour objectif de rapprocher des situations de mobilité les unes des autres.

Le cinéma au centre donc, et une réflexion portée tant sur la réalisation que sur la diffusion des films.

Ainsi, outre nos références telles que le ciné-train de Medvedkine, le manifeste de Vertov, le cinéma forain du début du XXe siècle, ou le cinéma direct des années soixante, nous souhaitons ouvrir la boite à outils du DSEA sur les histoires clandestines du cinéma, et les partager avec vous pendant quatre mois.

Avec quatre interventions de septembre à décembre 2016, ces histoires traverseront la France (et plus précisément la ville de Rouen), l’Espagne et l’Amérique, afin d’interroger différentes périodes historiques depuis l’invention du cinématographe. Quatre sessions donc, qui ré-écrivent l’Histoire du cinéma afin de mettre en lumière ses voies clandestines, foraines, anarchistes (…). Lors de ce cycle, le Doctorat Sauvage Numérique vous propose également un TP avec une formation au logiciel libre Blender pour le montage vidéo, par des membres de Synaps Collectif Audiovisuel.

PROGRAMMATION :

Jeudi 29 septembre à 19h :

– Discussion "Instauration du cinéma à Rouen. Une Chronologie et un itinéraire composites" proposée par Olivier Poupion, chercheur indépendant, auteur de l'ouvrage Histoire du cinéma à Rouen (1892-1919), 2002.
En savoir plus ICI.

Jeudi 27 octobre à 19h :

– Conférence "De 1895 à 1912 : le cinéma forain français entre innovation et répression" proposée par Arnaud Le Marchand, maître de conférence en économie à l'Université du Havre. En savoir plus ICI

Lundi 21 novembre à 19h :

– stage découverte du logiciel libre Blender pour le montage vidéo, proposé par des membres de Synaps Collectif Audiovisuel.
Tout savoir sur cette soirée ICI
Dans le cadre du Doctorat Sauvage Numérique.

Jeudi 24 novembre à 19h :

– Conférence "Les films de la Confédération Nationale du Travail, durant la Guerre Civile en Espagne : à la recherche d'une fiction anarchiste" proposée par Yannick Gallepie membre de Synaps Collectif Audiovisuel.

"Juillet 1936 à Barcelone, alors que les combats font rage entre les forces franquistes qui ont impulsé une tentative de coup d’État et les différentes composantes de la résistance « républicaine », des militants de la CNT, syndicat anarcho-syndicaliste, s’emparent de caméras et immortalisent sur pellicule des images qui resteront comme le symbole de ce début de guerre civile : des ouvriers saisissent des armes, des barricades se dressent, des églises brûlent… La CNT, majoritaire dans les processus de collectivisation barcelonais qui durent tout le long des trois années de guerre civile, couvre le conflit grâce au matériel disponible mais relance aussi l’exploitation des salles et la production de fictions. Au-delà de l’intérêt économique et social de relancer l’industrie cinématographique, un leitmotiv revient dans les débats qui entourent cette activité : quel film peut traduire au mieux l’esprit de juillet 1936 ? À quoi doit ressembler le cinéma dans une société post-révolutionnaire ?"
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Jeudi 08 décembre à 19h :

– Conférence "Le cinéma forain, le tabou du cinéma américain" proposée par Xavier Jeudon, chercheur en Histoire du cinéma.

"Tandis que le cinéma forain tient une place prépondérante dans les premières années du développement de l'industrie cinématographique américaine, sa figure est d'une extrême rareté sur les écrans américains. Associé à des pulsions macabres, à la culpabilité et au mystère des origines, le cinéma forain serait-il le seul vrai tabou du cinéma américain ?"
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INFORMATIONS PRATIQUES :

Lieu : La Conjuration des Fourneaux, 149 rue Saint-Hilaire, 76 000 Rouen
Contacts : mel@echelleinconnue.net / 02 35 72 40 05


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