Actualité Échelle Inconnue

14/05/2020 : Lignes de fuite du marronnage


Si vous désirez vraiment savoir ce qu’est le marronnage, ne cherchez pas dans un dictionnaire.
Contentez-vous d’ouvrir grand les yeux et les oreilles. Car les « nègres marrons » ne sont pas enterrés dans les livres d’histoire, ils continuent à vivre parmi nous ; à peine perceptibles puisqu’ils ne persistent dans l’être qu’en disparaissant.
Le nègre marron, c’est le fugitif par excellence, celui qui « trace » sans laisser de traces.
Se fondre dans la nature, une des tactiques de base de l’Art de la guerre (Sun Tzu), c’est en épouser le cycle des mutations. Les esclaves fugitifs sont des nègres ninjas qui maîtrisent parfaitement cet art de la métamorphose et de la dissolution de soi. Par leurs gestes et mouvements virtuoses, par leur dislocation rythmique, les corps marrons s’épurent, s’effacent, se virtualisent dans le suspense d’une blue note indocile…

Par Dénètem Douam Bona, anthropologue franco-centrafricain, professeur de philosophie, collaborateur régulier de l'Institut du Tout-Monde

Lieu : Echelle Inconnue
Date : jeudi 14 mai 2020 à 19h

09/04/2020 : Mélusine fée-serpente et bâtisseuse

Mélusine ! Fée légendaire du Poitou, figure de femme-serpent condamnée à une éternelle errance… Fée médiévale, maudite et protectrice à l’origine de la puissante famille des Lusignan et de
ses imprenables forteresses... L’histoire commence près d’une source, au bord de rochers escarpés, dans une épaisse forêt...
A travers les images de manuscrits et les œuvres d’art qui perpétuent son mythe, nous vous proposons de partir sur les traces de Mélusine, dont le romancier Jean d’Arras a voulu retranscrire la légende à la fin du Moyen Âge. Pourquoi cette créature hybride, parfois effrayante, à la fois aimée et repoussée, est-elle liée aux constructions de villes, de citadelles et d’églises les plus
merveilleuses de son temps ? Quel est donc le mystère de Mélusine ?

Par Isabelle Bétemps, médiéviste, Université de Rouen

Date : Jeudi 9 avril 2020 à 19h
Lieu : Echelle Inconnue

11/09/2019 : SORTIE NATIONALE DU JOURNAL #8 : CINÉMA MOBILE D'INTERVENTION



Au sommaire du journal :

-Tuto-photo : Une éolienne en PVC !

- Dossier Makhno-Van :

- Le projet de Rodtchenko

- Sur la route du Carnival

- Cinéma Voyageur

- Écran Voyageur

- Peertube

- La Java de l'Infrastructure


En 1895 naissait le cinématographe des frères Lumière. Deux ans plus tard, il faisait son apparition dans les foires, d’abord comme attraction scientifique (notons que les fêtes foraines furent électrifiées bien avant la plupart des villes françaises) puis très vite comme « monstre » ou spectacle à part entière. C’est un scénario similaire qui se déroulera aux États-Unis dans les enceintes des carnivals.

En France, dès lors, ce seront les forains, pour la plus part Manouches, qui diffuseront films, drames et comédies. Ce sont eux encore, qui inventeront les actualités filmées, tournant dans les villes dans lesquelles ils s’installent. Le cinéma est alors résolument mobile, forain et invente ses formes, actualités mais aussi doublage des cartons de titres et de dialogues des films muets pouvant aller jusqu’au boniment comme le souligne Arnaud Lemarchand. Le spectacle parfois même s’hybride encore entre spectacle scénique et écran, mélangeant, danse, musique, etc. Propriétaires des copies des films qu’ils diffusent, les forains les usent jusqu’à la corde, les remontent même ou les raccourcissent parfois.

1912 sonne le glas de cet âge d’or. La mise en place du fichage anthropométrique des Tziganes s’accompagne opportunément d’une supposée crise du cinéma décrétée par Pathé qui installe son monopole sur le secteur. Il substitue à la vente des bobines un système de location. Impossible dès lors pour les forains de rentabiliser leur activité. Parallèlement, il construit ou incite à la construction de salles de cinéma sédentaires bâties sur le modèle du théâtre à l’italienne faisant passer le cinéma de la vie et du brouhaha de la foire à la fenêtre sur le surréel. Il a désormais la main sur l’ensemble de la chaîne allant de la production à la diffusion.

Quelques forains tenteront néanmoins de poursuivre l’activité avec des films étrangers ou du matériel, tourné par leurs soins. Peu à peu cependant, au cours des années 1920, les lampes de ces porteurs d’électricité s’éteignent. L’arrestation des Tziganes par la police française, puis leur déportation sous l’occupation, mettront définitivement fin à ce cinéma.

Mais alors qu’ici ces lumières s’éteignent, elles s’allument, plus à l’Est dans la Russie révolutionnaire. Le cinéma forain répondant tant au besoin de la guerre civile, qu’aux promesses artistiques de l’avant garde. « Le cinéma doit intervenir dans la société comme un véhicule de pompier » écrivait Maïakovki. Britchka, camions, trains et même bateaux embarquent des centres culturels et d’agitprop sur tout le territoire, tant d’ailleurs que le cinéma ambulant des années plus tard deviendra un élément naturel du paysage.

Alors que l’immédiat après-guerre entérine « l’exécution » du cinéma forain, on assiste à un retour marginal de la diffusion ambulante. Certains réalisateurs du « cinéma direct » comme Yann Le Masson projettent volontiers leurs rushs aux personnes filmées . Par exemple, il le fit au Japon devant les paysans et manifestants s’opposant à la construction de l’aéroport de Narita lors du tournage de Kashima Paradise.

Aujourd’hui, nous sommes quelques uns à opérer, par nécessité le plus souvent, un retour vers cette voie abandonnée, pour ne pas dire condamnée, du cinéma. Un cinéma mobile, direct et d’intervention hors des circuits de diffusion traditionnels, de leur économie, de leurs lieux consacrés et de leur éternel même public, anonyme et consommateur.

Ce numéro, pour dessiner des histoires possibles, un futur peut-être.
Mais sans doute lui manque-t-il quelques pages. L’enterrement du cinéma de foire est-il si évident ? Il semble que dès les années 1970 et 1980, les industriels forains soient revenus à leur premier geste : la démonstration technique et scientifique. La foire est devenue alors incubateur du cinéma à 180 puis 360 degrés et ce, avant la Géode du parc de la Villette, ou encore aujourd’hui du cinéma 5, 6 et même 8D, bien avant qu’il ne fasse son apparition dans les multiplexes. Mais œil et pensée ont tellement intégré le schéma réalisation/production/diffusion de Pathé soutenu par le CNC et les GAFA, que l’on peine à y voir encore un pur geste de cinéma.

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"ИНТЕРВЕНЦИОННЫЙ МОБИЛЬНЫЙ КИНЕМАТОГРАФ": 8-Й НОМЕР ВРЕМЕННОГО ЖУРНАЛА ВЫХОДИТ В СВЕТ

Интервенционный мобильный кинематограф

Содержание номера
Досье: Махно-Вэн
Фото-Пособие: Ветряк
Проект Родченко
По пути ярмарки
Передвижной кинематограф
Кочевой экран
Peertube
Танцы вокруг инфраструктуры

Кино. Ярмарка за ярмаркой.

В 1895 году рождается кинематограф братьев Люмьер. Два года спустя он появляется на ярмарках: сперва как научный аттракцион (отметим, что ярмарки были электрифицированы гораздо раньше, чем большинство французских городов), затем как аттракцион-«монстр» или целый отдельный спектакль. Похожий сценарий произошел и в США с предшественником современных ярмарок (об этом можно прочитать в статье Хавьера Жёдона на странице ). Во Франции не кто иной, как ярмарочные артисты - в большинстве своём, цыгане - занимаются распространением трагических и комедийных фильмов. И именно они изобретают кинохроники, снимая города, в которых они останавливаются. Кинематограф этой поры абсолютно мобилен. Он обитает на ярмарочных гуляниях и ищет свои формы: кинохроника, дубляж табличек с текстом и диалогов немого кинематографа, который доходит до стадии комментирования фильмов, как отмечает Арно Лемаршан. Порой кинопредставление даже встраивается в живой спектакль, в котором смешиваются танец, музыка и другие действа. Артисты ярмарок становятся владельцами копий фильмов и используют их на пределе возможностей. Им приходится перемонтировать и иногда даже укорачивать фильмы.

1912 положил конец этому «золотому веку» ярмарочного кинематографа. Антропометрическая перепись цыган сопровождается предполагаемым кризисом кинематографа, провозглашаемым компанией Pathé, которая добивается монополии в этом секторе. Pathé перестаёт продавать киноленты, вместо этого приходится их брать в аренду. После этого деятельность ярмарочных артистов перестаёт быть рентабельной. Одновременно с этим Pathé строит и поощряет строительство капитальных кинотеатров, создаваемых по образу и подобию итальянского театра, что выводит кинематограф из шумной жизни балагана и уменьшает его до наблюдения за чем-то ирреальным. Отныне киностудия контролирует всю цепь: от производства до распространения.

Тем не менее, несколько ярмарочных артистов пробуют продолжать свое дело, показывая иностранные фильмы или же снимая свой собственный материал. Однако мало-помалу на протяжении 20х годов лампы этих носителей электричества гаснут. Аресты цыган, проводимые французской полицией, затем их депортация в годы оккупации, положили окончательный конец этому кинематографу.

Но в то время как здесь, на Западе, эти огни гаснут, на Востоке, в революционной России, они, наоборот, загораются. Передвижной кинематограф может не только удовлетворить запросы гражданской войны, но и поддержать артистические порывы авангарда. По словам Маяковского кинематограф должен играть в жизни общества ту же роль, что и пожарная машина. Брички, грузовики, поезда и даже пароходы перевозят центры культуры и агитпропа по всей территории страны (читайте статью Людмилы Пискаревой на странице ). Таким образом, через несколько лет передвижной кинематограф становится естественным элементом пейзажа.

Несмотря на то, что послевоенный период продолжает «казнить» передвижной кинематограф, можно заметить маргинальное возвращение передвижного распространения кино. Некоторые режиссёры «прямого кинематографа», такие как Ян Ле Массон, показывают свои наработки людям, которых снимали. Он делает это, например, в Японии во время съемок фильма Kashima Paradise: показывает крестьянам и участникам акций протестов против строительства аэропорта Нарита кадры с ними же.

Сегодня мы, вследствие определенной необходимости, вынуждены возвращаться к этой забытой, если не сказать порицаемой, кинематографической методике: Передвижной кинематограф, прямой и вступающий в коммуникацию, существующий вне традиционных каналов распространения кино, вне этой экономики, вне мест, посвящённых кино, и даже вне вечной этой публики, анонимной и потребительской.

Этот номер создан для того, чтобы обрисовать возможности. Может быть, будущее?
Но без сомнения здесь не хватает нескольких страниц. Так ли очевидно погребение ярмарочного кинематографа? Похоже, что уже в 70-е и 80-е года ХХ века работники ярмарок возвращаются к своим первым шагам: демонстрации технических и научных диковинок. Ярмарка стала (ещё до Жеода в парке ля Вилетт) инкубатором для кинематографа на 180, а затем и 360 градусов, а сегодня и для кинематографа 5, 6 и даже 8D, задолго до того, как он появился в многозальных кинотеатрах. Но наше сознание и зрение настолько привыкли к схеме Pathé «съёмка/продакшен/распространение», поддерживаемой Национальным центром кинематографа Франции и GAFA (Google, Apple, Facebook, Amazon), что нам уже не удаётся увидеть акт чистого кинематографа.

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14/04/2019 : Ciné-débat / La Hague, Flamanville : habiter un territoire nucléaire ?



Synopsis de "Flamanville brûle-t-il ?", de Stany Cambot (durée 38 minutes) :

Fable urbaine : Flamanville est un dragon, une hydre, une anguille entre les rochers.
Là où aujourd'hui s'édifie la centrale nucléaire de nouvelle génération, il y avait une mine. Avant la mine, une grotte et dans celle-ci, un dragon qu'un Saint venu d'Écosse, monté sur une roue, pétrifia.

Synopsis d'Atomes Crochus, de Rémi Mauger (durée 58 minutes) :

Il y a un peu plus de cinquante ans, la France gaullienne construisait au cap de la Hague, l'usine de retraitement des combustibles usés provenant des réacteurs nucléaires. Comment les élus et la population ont accueilli sur ce territoire alors à 50% agricole et sans mécanisation, cette nucléarisation de leur terre, 22 ans avant la construction de la centrale de Flamanville ?

Projection gratuite au Cinéma Omnia, 28 rue de la République, à Rouen, le dimanche 14 avril à 11H00.

14/03/2019 : RASSEMBLEMENT DE RUE “MONSTRATION” ( MONSTRATSIIA) : UNE POLITIQUE D’APOLITIQUE?


УЛИЧНАЯ АКЦИЯ «МОНСТРАЦИЯ»: ПОЛИТИКА АПОЛИТИЗМА?

Уличная акция, получившая название «Монстрация» (произошло от слова «демонстрация»), каждый год проходит первого мая во множестве российских городов.
Это началось в Новосибирске в 2004 году, когда российский художник Артём Лоскутов организовал шествие, принявшее форму уличной демонстрации, но с абсурдными лозунгами.
Участники этой акции идут, размахивая сделанными своими руками плакатами, надписи на которых пародируют некоторые сюжеты из российской политической сферы.
Все вместе эти плакаты и слоганы образуют парадоксальную презентацию предметов искусства ручной работы.
Несмотря на очевидный пародийный характер этих шествий и их ироничное дистанцирование от «настоящей» политики, власти часто преследуют организаторов, в то время как полиция попросту арестовывает рядовых демонстрантов.
В ходе этой конференции мы обсудим причину, по которой эта парадоксальная акция, родившая в городе, удаленном от центров политической жизни страны, была перенята и воспроизведена во множестве других городов России.
Можно ли интерпретировать подобную форму современного искусства, которая во многом ссылается на опыт высмеивания политической жизни страны конца советского периода, в качестве политического высказывания?
Почему же, несмотря на неполитическую суть «Монстрации», российские власти реагируют на неё так яростно?

Конференцию проведет Марк Симон.
Четверг, 14 марта, в 19.00

Un rassemblement de rue appelé "Monstration" (dérivé du mot "démonstration") a lieu chaque année au 1er mai dans beaucoup de villes russes.

Tout cela a commencé en 2004 à Novosibirsk, quand l'artiste contemporain russe Artem Loskutov organisa un cortège ayant pris la forme d'une manifestation contestataire, mais avec des slogans absurdes.

Les participants de cette action manifestent individuellement brandissant des affiches faites à la main, qui parodient certains sujets de la vie politique russe.

Ces affiches et slogans réunis forment ensemble une présentation paradoxale d'objets d'art fabriqués maison.

En dépit du caractère apparemment parodique de ces processions et de leur distance ironique à la "vraie" politique, les organisateurs sont souvent persécutés par les autorités et les simples manifestants ont été à plusieurs reprises arrêtés par la police.

Au cours de cette conférence, nous allons débattre de la raison pour laquelle une action paradoxale, qui est apparue dans une ville éloignée des centres de la vie politique, a été reproduite par la suite dans beaucoup d'autres villes de Russie.

Une telle forme d'art contemporain, qui par de nombreux côtés, renvoie à l'expérience de la dérision de la vie politique à la fin de la période soviétique, peut-elle être interprétée comme un geste politique?

Pourquoi en dépit de son contenu non politique, "Monstration" provoque le déferlement des autorités russes?

Conférence par Mark Simon

Jeudi 14 mars à 19H00

07/03/2019 : GÉNÉALOGIE DES SOUS-CULTURES (POST) SOVIÉTIQUES : VISIBILITÉ DANS L’ESPACE URBAIN ET PANIQUE MORALE

Конференция будет посвящена новейшим российским и (пост-) советским субкультурам, ставших признаком инаковости.

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15/11/2018 : Conférence : " Saint Romain... des légendes et un Monstre ! "


Saint-patron de la Ville de Rouen, Saint-Romain est connu par de nombreuses légendes illustrées par des statues, des vitraux et des textes.
La plus tardive de ces légendes concerne un monstre mystérieux : La Gargouille.
Comment est venue cette légende, pourquoi ? C'est ce que nous verrons dans cette conférence.
Nous verrons aussi le rituel qui s'est établi autour d'un privilège qui dura jusqu'en 1791 et amena la grâce à de nombreux condamnés à mort.
Saint-Romain subsiste au niveau populaire par le nom d'une tour de la Cathédrale, une rue, une église et par la fameuse Foire Saint-Romain, deuxième foire de France.

Conférence par Jacques Tanguy, Guide-conférencier à Rouen et créateur du site Rouen Histoire

Jeudi 15 novembre à 19h

27/09/2018 : Présentation de la revue "Michel"


Pour faire connaissance avec les équipes, les projets, échanger sur les phénomènes culturels de la région et d'ailleurs.
Et puis aussi bien sûr parler de Michel n° 2 sur le thème des Racines, toujours en vente et de Michel n°3 sur le thème des Médiations, en pleine gestation.
La revue Michel paraît deux fois par an et elle est disponible dans plusieurs lieux normands comme Echelle Inconnue.
Par Xavier Granguillot et Guy Foulquié
Jeudi 27 septembre à 18h au 11-13 rue Saint Etienne des Tonneliers, Rouen

14/06/2018 : Conférence et Workshop "Vie et métamorphose d'un club rock à Pigalle" / Doctorat Sauvage En Architecture



ÉVÉNEMENT REPORTÉ

Pigalle. De décennies en décennies, de souvenirs en archives, de découvertes en désaveux et de rencontres amicales en duel final… Pigalle et son club rock oublié : Le New Moon, raconté par David Dufresne.
''New Moon, café de nuit joyeux'' est son nouvel ouvrage, publié au Seuil en septembre 2017.

Punk rock, journaliste, auteur et réalisateur de documentaires interactifs sur les villes, David Dufresne offre dans ce livre une introspection, une sorte de Vie mode d’emploi dans une ville changeante parfois décevante, surtout vivante.

Conférence proposée par David Dufresne (Montréal), réalisateur et auteur de "New Moon, café de nuit joyeux" publié au Seuil en septembre 2017.

INFORMATIONS PRATIQUES :

Lieu : Echelle Inconnue, 11-13 rue Saint-Étienne des Tonneliers, 76000 Rouen

31/05/2018 : Conférence "Les oiseaux urbains et leur adaptation à la ville"


D'après une photo de Frédéric Malher prise au parc de Bercy (Paris 12ème)


Après le sempiternel « À part les pigeons et les moineaux, il n’y a rien ! », nous sommes arrivés à la prise de conscience que d’assez nombreuses espèces d’oiseaux pouvaient vivre en ville.

Toutes les espèces d’oiseaux sont-elles capables de s’établir dans nos métropoles ou bien y a-t-il des « prérequis » pour s’adapter à ce type de milieu ?
Quels défis les contraintes particulières du milieu urbain imposent-elles aux oiseaux et comment y répondent-ils ?
Leur imagination pour réagir à ce genre de problèmes est assez surprenante…

La cohabitation oiseaux-humains pose aussi quelques questions aux humains et l’attitude des citadins peut aller des marques excessives d’une affection débordante aux craintes tout aussi excessives qui s’apparentent parfois à de la phobie…

Toute la question est de savoir si on peut espérer une biodiversité « gentille » et « ordonnée » ?

Conférence dans le cadre du cycle "Bêtes et Ville" proposée par Frédéric Malher, délégué régional de la LPO-IdF (Ligue pour la Protection des Oiseaux d'Ile de France).

INFORMATIONS PRATIQUES :

Lieu : Echelle Inconnue, 11-13 rue Saint-Etienne des Tonneliers, 76000 Rouen
Date et heure : JEUDI 28 mai 2018 à 19h

Présentation du Nigloblaster



Présentation du Nigloblaster avec Dieppe Ville d'Art et d'Histoire
Mardi 10 avril au 107, Quai Jean de Béthencourt, Rouen.

Le Nigloblaster est un objet forain, " manouche, voyageur même, carrément! " permettant de sous-titrer l'espace.
C'est un GPS conçu pour le quartier qui permet de le visiter à travers la parole de ses habitants et de l'image qu'ils s'en font.
Il diffuse la légende (ce qui est digne d’être conté) de la carte, jusque là, impossible de la mobilité.
Prototype re-designé du véhicule utilisé quotidiennement par nos voisins Voyageurs Nito et Timothé (une carriole surdimensionnée, équipée d'enceintes tractée par leur vélo), le Nigloblaster diffuse dans l'espace urbain vidéos, textes, chansons, témoignages et entretiens des personnes rencontrées et connaisseuses de cette ville invisible, méconnue et peut-être tue qu'est « Dieppe mobile ».
Équipé d'un système GPS il permet de géolocaliser sons et vidéos recomposant le montage en fonction du parcours, cutup d'images ou d'entretiens tournés sur place comme de found footage ou d'images amateurs récupérées lors de collectes auprès des habitants.
La technique GPS n'est pas envisagée ici comme un gadget ou un nouvel avatar de l'innovation mais bien comme l'outil et le média permettant d'interroger et de ré-envisager le rapport de « l'image » à son milieu.
Il est en accès libre et permet de découvrir le quartier du Pollet à Dieppe.

Participation au séminaire "Politique d'identité" avec l'École des Sciences économiques et sociales de Moscou - le 17/11/2017

Stany Cambot abordera lors de ce séminaire la question de l'urbain et des migrants : "étrangers ou la ville ré-orientaliste".

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Camping Numérique : retour en images sur le 1er Doctorat Sauvage En Numérique

Le Lundi 23 Novembre a eu lieu la première soirée du Doctorat Sauvage En Numérique, organisé par Echelle Inconnue et le Hackerspace de Rouen, Ventres Mous. Pour l'occasion nous avions convié Klau du collectif Gynepunk pour La Nuit de la Gynécologie DIY, une soirée en deux parties :

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23/10/2017 19h : La nuit de la gynécologie DIY avec KLAU du groupe Gynepunk / Doctorat Sauvage En Numérique



Gynepunk, les "sorcières cyborg de la gynécologie DIY" comme les décrit le média en ligne Makery (lire l'article ici), est un collectif catalan travaillant à décoloniser le corps féminin : création d'outils gynécologiques de première urgence pour des femmes en difficulté sociale, analyse des fluides corporels et fabrication de lubrifiants, traitement de maladies vaginales etc.

> Une soirée en deux parties !

19h : Conférence sur le projet Anarchagland

Klau Kinky membre originaire du collectif, effectue également des recherches en sexologie et découvre ainsi qu'au XIXème siècle, les premiers tests qui ont amené à la gynécologie moderne ont été pratiqués sur des esclaves des plantations, parfois à de nombreuses reprises, et ce sans anesthésie.
"Anarchagland : Anarcha, Betsy, et Lucy", un projet de recherche autonome sur l'histoire de la gynécologie et une proposition active et radicale pour la réécrire.

20h30 : Atelier DIY : construction d'un microscope




Pour la deuxième partie de soirée, Klau vous propose un atelier afin de réaliser soi-même un microscope à partir d'une webcam ordinaire. Vous pouvez vous laisser guider lors de cette soirée, mais aussi arriver avec quelques bases en lisant avant le mode d'emploi sur le site hackteria.org ! Tout le matériel sera présent sur place et la participation à cet atelier est également gratuite.

Événement du DSEN dans le cadre du cycle "Sexe et Ville", avec Klau Kinky, membre du groupe catalan Gynepunk.


INFORMATIONS PRATIQUES :
Lieu : La Conjuration des Fourneaux, 149 rue Saint-Hilaire, 76000 Rouen
Date et heure : LUNDI 23 octobre à 19h

Le ciné-truck MKN VAN d’Echelle Inconnue personnage du dernier film de David Dufresne « Le Pigalle »



Occasion, s’il en est, de rappeler la chose culturelle au réel, à distance sanitaire de l’ingénierie culturelle.

Car les « objets de culture » sont bien moins le fruit de montages et politiques culturelles que des rencontres et complicités qui leur échappent.
Ainsi en va-t-il de la présence du MKNVAN dans le dernier film de notre camarade Davduf prolongement logique d’une première rencontre en Belgique à l’occasion d’APREM#3, lors de laquelle il invita l’assistance à le rejoindre dans sa campagne pour le film non linéaire, alors que Stany Cambot essayait encore de comprendre le rôle d’observateur qu’il devait y jouer.

En commun, nous avions déjà Tarnac (lire chez Echelle Inconnue et chez David Dufresne), nous aurons bientôt l’excellent Philippe Brault qui signe la co-réalisation de ''Prison Valley'', la photographie de ''Fort McMoney'' et aujourd’hui de Pigalle comme de ''Rosa Luxe et les Manouches'' de S.Cambot produit par Christophe Hubert pour Echelle Inconnue et actuellement en finalisation. C’est donc naturellement que le MKN VAN (imaginé par Stany Cambot et réalisé par Misia Forlen toujours sous les auspices productifs de Christophe Hubert) est venu allongé la liste des personnages de ce dernier film, déployé par Misia Forlen-même et Alexandre Desliens.

Suite encore, notre Doctorat Sauvage accueillera un workshop de David Dufresne en Juin prochain.

Quelques images du tournage


















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