Actualité Échelle Inconnue

Projections du film Les ports Les monstres



Le nouveau film de Stany Cambot, Le port Les monstres, réalisé avec les nomades de la ferraille sur les ports de Limay et de Gennevilliers sera diffusé le mercredi 20 décembre à 17h dans l'entreprise AMF et à 19h sur l'aire d'accueil de Limay et le jeudi 21 décembre à 19h au restaurant "Au rendez-vous des chauffeurs" à Gennevilliers.

Ce film suit le cheminement d'un morceau de ferraille, qui passe de mains en mains, des petits ferrailleurs qui le trouvent en faisant les encombrants, l'apportent à AMF ( Achat Métaux Ferrailles ) où il se fait alors broyer puis livrer à GDE ( Guy Daulphin Environnement) qui l'achemine par péniche jusqu'au Havre.

Le bout de ferraille que nous suivons est un écran jaune, que l'on voit au début du film projeter des images d'archives à Gennevilliers à l'endroit des anciennes cités de transit.

Cette question même des cités de transit mais aussi celle des objets, des personnes, des anciens logements des immigrés, des aires d'accueil et du logement routier en camion... est abordée à travers ce film. Les cités de transit sont nées du démantèlement des bidonvilles et sont utilisées comme outil de résorption, non seulement des bidonvilles, mais aussi de l’habitat insalubre en général.

Un dossier de presse est disponible, vous pouvez le recevoir en envoyant un email à cette adresse: emilie@echelleinconnue.net

18/12/2017 : Conférence "Les esclaves du numérique" / Doctorat Sauvage En Numérique



Qu’il soit à la merci de ses passions ou sous la contrainte d’une autorité, l’esclave du numérique gagne sa vie à la perdre.
Joueur compulsif ou par obligation, étudiant en quête d’argent, simple utilisateur de téléphone portable, ils sont chacun à leur façon tenaillés, sans possibilité ou volonté d’y échapper.

Cette session du DSEN se présente sous la forme de portraits choisis, de l’esclave qui s’ignore à l’esclave volontaire en passant par l’esclave qu’on ne veut pas voir.
Et vous ? Êtes-vous un esclave du numérique ?

Conférence proposée par Frédéric Bisson, dit Zigazou, membre du Hackerspace de Rouen, Ventres Mous.

INFORMATIONS PRATIQUES :

Lieu : La Conjuration des Fourneaux, 149 rue Saint-Hilaire
Date et heure : LUNDI 18 décembre 2017 à 19h

Ventres mous : tous les lundis soirs à partir de 19h30, se réunissent les membres du Hackespace de Rouen dans les locaux d'Echelle Inconnue. Lieu de partage des connaissances et compétences et espace permettant la mise en oeuvre de projets communs ou individuels autour des technologies libres.

Si vous voulez les rejoindre vous pouvez les contacter via :
Leur mail : contact@ventresmous.fr
Leur twitter : @ventresMous
Leur site internet : www.ventresmous.fr

14/12/2017 : "Géographies du travail sexuel", rencontre avec le Syndicat du Travail du Sexe / Doctorat Sauvages En Architecture



Entre limitation, exclusion, dissimulation, les territoires du travail du sexe et de celles-ceux qui l’exercent sont l’objet de toutes les discriminations.

Derrière l’effacement systématique des travailleuses-eurs du sexe des espaces publics et médiatiques se dressent de longue date un arsenal législatif spécifique ainsi qu’une volonté de contrôle et d’exclusion des minorités.

Cette rencontre sera l’occasion de dresser une cartographie des enjeux, stratégies et revendications des luttes des travailleuses-eurs du sexe.

Rencontre dans le cadre du cycle "Sexe et Ville", avec Marianne Chargois, travailleuses du sexe militantes au STRASS, Syndicat du Travail Sexuel (Paris), et avec la participation de Médecin du Monde Rouen.


INFORMATIONS PRATIQUES :

Lieu : La Conjuration des Fourneaux, 149 rue Saint-Hilaire
Date et heure : JEUDI 14 décembre 2017 à 19h

Conférence au Centre d'études Franco-Russe de Moscou "Villes foraines, histoires clandestines de la modernité" - 04/12/2017

À l’heure des crises immobilières, du redécoupage du territoire par la pensée métropolitaine, nombreux sont-ceux poussés à subir, inventer ou pratiquer des urbanités mobiles et provisoires. De Moscou à Calais, bulldozers et uniformes éradiquent kiosques et jungles, villes sauvages ou des sauvages, poursuivant une guerre silencieuse qui, depuis le XIXe, a pourtant lieu. Peut-être est-il aujourd’hui nécessaire de réinscrire ces formes architecturales et urbaines dans l'aventure de la modernité dont aussi on les expulse. Depuis 2012, le groupe Echelle Inconnue, emmené par l’artiste et architecte Stany Cambot, tente de dresser les cartes (à moins qu’il ne s’agisse des légendes) de ces urbanités clandestines en Normandie et à Moscou. Une double injonction est aujourd'hui faite aux villes et aux individus : les premières doivent devenir métropoles et les seconds mobiles. Ainsi, au programme de métropolisation du monde, répond une mobilité par lui souhaitée. Une mobilité de cadre métropolitain avec ses oripeaux (téléphones, ordinateurs, etc.) se déplaçant de "cité état" en "cité état" en avion ou train à grande vitesse. Les agents de la fabrique de la ville raccrochent alors le train, architectes en têtes. On se pique désormais de mobile, de léger, de « logement une personne » ou de design de bidonville dans l'espoir qu'un marché émerge. Rien de subversif, mais l’aboutissement d'un programme économique et urbain qui se dessine dès le milieu du XIXe siècle dont le nouveau masque s'appelle métropole.

Cependant et sans eux, depuis le nouveau millénaire, des camions, des caravanes, des containers aussi, abris ou logement de la renaissance d'un prolétariat nomade disparu en France dans les années 20. Des cabanes reconstituant, aux abords des métropoles rêvées, les bidonvilles que l'on croyait disparus. La fabrique même de la métropole génère ainsi une toute autre mobilité. On le voit ici comme à Moscou avec ces brigades d'ouvriers venant de l'autre bout du pays ou du continent que l'on trouve en hôtel low cost, en camping, en caravane, container ou camion au pied du chantier. En lisière métropolitaine, ces mobilités de constructeurs croisent les espaces d'une autre mobilité, celle de ceux que le programme urbain expulse que l'on retrouve en camping, camion, campement, containers ou celle de ceux qui fuient la métropole l'entendant comme la construction d'un espace de contrôle (travellers, certains voyageurs, habitants de yourtes ou de cabane, garagniki, etc...)

Architecture ou urbanisme international et clandestin, ces formes urbaines constituent une réponse probable aux changements urbains impliqués par l’application du consensus de Washington. Application brutale à la Russie des années 90, plus lente à l’espace ouest-européen.

Suivre le projet Makhnovtchina Eastern pour en savoir plus.

INFORMATIONS PRATIQUES :

La conférence a lieu le 4 décembre 2017 à 18h au CEFR (Centres d'Etudes Franco-Russe) de Moscou

Adresse:

Bibliothèque d'État de littérature étrangère

1, rue Nikoloïamskaïa

Entrée libre

«Мобильные города, тайная история модернити» 4-12-2017

Жилищный кризис, а так же превращение территорий в образцы метрополии заставляют множество людей выживать, изобретать и пользоваться мобильными и временными архитектурными и градостроительными формами.

От Москвы до Кале бульдозеры и полиция уничтожают торговые павильоны и городские джунгли, спонтанные лики города. Они ведут тихую войну, начатую еще в XIX веке. Но, возможно, в настоящий момент необходимо не устранять данные архитектурные и градостроительные объекты, а, наоборот, вписать их в модернити. Группа «Echelle Inconnue», возглавляемая художником и архитектором Стани Камбот, с 2012 года пытается создать картографию (в том числе мифологическую) подобной потаённой жизни городов Нормандии и города Москвы.

В настоящее время появились требования, предъявляемые городам и живущим в них людям: первые должны превратиться в метрополии, а вторые – повысить свою способность к миграции. Мобильность горожан, столь ценимая метрополией, должна ей соответствовать. Эта мобильность, отвечающая логике метрополии, предстаёт во всём своём бутафорском блеске перемещений из одного «города-государства» в другой, авиаперелётов и поездках на высокоскоростных поездах, мобильных телефонов, компьютеров, планшетов. Таким образом создатели городской среды (и прежде всего – архитекторы) узурпируют поезда и ставят себе в заслугу мобильность, доступность, «квартиру на одного человека» и создание трущоб – в надежде оживить рынок. Всё происходящее – не пример чьей-то подрывной деятельности, но апогей экономической и градостроительной программ, начатых ещё в XIX веке и получивших на сегодняшний момент новую маску, называемую метрополия.

Однако и без участия проповедников мобильности, с начала нового тысячелетия грузовики, жилые трейлеры, контейнеры становятся убежищем и жилищем возрожденного номадного пролетариата, исчезнувшего во Франции в 20-х годах XX века. На окраинах образцовых метрополий возводятся лачуги, формирующие, казалось бы, исчезнувшие навсегда трущобы. Создание метрополии создает таким образом совершенно иную мобильность. Она видна в Нормандии, так же как и в Москве: бригады строителей, рабочих, приезжающие с другого конца страны, обитатели дешевых гостиниц, кэмпингов, трейлеров, контейнеров, грузовиков, расположенных на территории строительных площадок. На окраине метрополии эти мобильные строители пересекаются с примерами иной мобильности – теми, кто не включен в проект развития города, кто живет в кэмпинге, грузовике,

контейнере, кто старается избежать метрополии, видя в ней пространство, где во главе стоит контроль (путешественники, обитатели лачуг, гаражники и так далее). Интернациональная, невидимая архитектура, эти градостроительные формы создают возможный ответ на градостроительные изменения, порожденные Вашингтонским консенсусом. В России 90-х годов они явились на свет в форме прямолинейной жестокости, на территории Западной Европы они медленно, но верно появляются сейчас.
Детали.

Время проведения: 4 декабря, 18:00 - 20:00.

Место проведения: Библиотека иностранной литературы (ул.Николоямская, 1).


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