Actualité Échelle Inconnue

29/09/2019 : RENCONTRES EXHIBIT AU TÉTRIS AU HAVRE

UNE HISTOIRE POLITIQUE D'INTERNET : SA NAISSANCE, SA VIE, SA MORT ?

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03-08 JUILLET : UNIVERSITÉ D'ÉTÉ À ROSTOV SUR LE DON


Université d'été à Rostov-sur-le-Don sur Les migrants dans une grande ville: à la recherche de pratiques d'intégration efficaces avec la participation de Stany Cambot
du 3 au 8 juillet organisé par le Centre pour la recherche sociale indépendante CISR de Berlin

Ces dernières années, dans un certain nombre de pays de l'UE (et tout d'abord en Allemagne et en France), ainsi qu'en Russie, une nouvelle expérience s'est accumulée dans la mise en œuvre de divers projets visant à intégrer les réfugiés et les migrants dans les communautés d'accueil. De nombreuses initiatives, souvent réussies, ont été mises en œuvre ces dernières années tant au niveau de l'administration locale (administration des districts et des villes) que de la société civile, ainsi que dans le cadre de la coopération entre elles. Un certain nombre d'organisations qui semblaient très loin de participer à la résolution des problèmes des migrants et des réfugiés (musées ou bibliothèques, par exemple) se sont révélées, au contraire, des agents d'intégration très efficaces. Diverses initiatives artistiques mises en œuvre au niveau de la société civile et avec le soutien des administrations locales ne sont pas moins efficaces.

Dans le cadre de l'université d'été, les organisateurs entendent créer les conditions d'un échange d'expériences sur l'intégration des réfugiés et des migrants entre les employés des administrations locales, des musées et des bibliothèques, des activistes de la société civile et des diasporas nationales, des journalistes, des chercheurs sociaux et des artistes.

21/06/2019 : ÉMISSION RADIO AVEC MARC-ANTOINE GRANIER SUR RTBF


En Russie, il existe une ville . Une ville à plusieurs niveaux. A plusieurs lectures. Il y a des allées, des portes qui s'ouvrent, qui se ferment. Il y a des discutions, des rendez vous. Il y a des envies de se retrouver dans un endroit à soi, entre amis. Et puis il y a des envies de créer, de fabriquer pour soi, pour les autres...
On la nomme : « Cité de garages ».

Depuis 2015, Stany Cambot assisté de Liudmilla Piskareva sillonne et filme pour Echelle Inconnue les cités de garages habités de l'espace post-soviétique.
En été 2018, Marc Antoine Granier les accompagne pour un road trip de Moscou à Oulianovsk en passant par Kazan et Nabréjnié Tchiélny au Tatarstan à la rencontre des Garagniks ; delà, une création radiophonique de Marc-Antoine Granier aujourd'hui mise en Onde par la RTBF.

ÉMISSION RADIO SUR RTBF
Vendredi 21 juin à 22h
Écoutez Marc-Antoine Granier sur OUI DIRE

On peut descendre la regarder vivre, se glisser dans ses tunnels, parler à ses gens, tenter de la comprendre mais elle est d'une essence très complexe.
Elle vient d'un long chemin que les hommes ont creusé dans les méandres du soviétisme. Cette ville est née de ces décombres.
Le vent a soufflé dans les années 90, poussant hommes et femmes d'un monde à l'autre, du jour au lendemain, les laissant face à une présumée Liberté.
Après que tout le système se soit cassé, ces lieux, qui autrefois étaient fait pour garer des voitures, sont devenues des espaces pour produire ou réparer des choses et puis parfois ou l'on a fini par vivre...
Les Garazhnik (les habitants des garages) font exister cette ville, son économie parallèle, son hacking artisanal. L'entraide et l'instinct de survie ont survécus.
Dans cette création radiophonique le dessin de cette cité se retrace à Moscou mais aussi dans d'autres villes plus à l'Est, Naberejnye Tchelny au Tatarstan et Oulianovsk au bord du fleuve La Volga.
Dans toutes ces rencontres, il y a là une certaine idée du savoir faire manuel, d'un rapport fort à l'artisanat, d'un mode vie en commun ancestral, qui traversent les siècles.
Mais aussi comment la vie s'est (ré)organisée par elle même avec ses fantômes, ses peurs et ses envies d'avenir.

Une création radiophonique réalisée par : Marc-Antoine Granier
Voir le site internet

Mixage :
Pierre Devalet
Avec les Garajnik :
Ilia,Vladimir,Sergeï et Jénia Et le groupe de musique : BlackDrivers
Avec aussi :
Stany Cambot,Artyom Gorbounov,Alexander Pavlof,Liudmila Piskaryova
Avec les voix de :
% Olivier Minot, Gérald Robert Tissot
Traduction :
Liudmila Piskaryova
Creation sonore et musicale :
Marc-Antoine Granier

Avec le soutien de Gulliver, soutenu part :
la RTBF par Oui-Dire, la fédération Wallonie Bruxelles, la Scam et la SACD Belgique, la Scam et la SACD France.
Avec une aide à la production de Echelle Inconnue.

Extraits :
du livre la fin de l'homme rouge de Svetlana Aleksievitch et du film Nabrejnie Tchelny de Stany Cambot

ÉCHOS SUR LES RENCONTRES INTERNATIONALES DE L'HABITAT MOBILE


Retour sur les rencontres internationales de L’HABITAT ALTERNATIF et de L’HABITAT LÉGER (Rihal) les 10 et 11 mai 2019 à Louvain-la-Neuve
Depuis plusieurs années en Belgique, un projet de loi est porté par des associations et des personnes vivant dans des habitats non ordinaires, pour faire reconnaître officiellement leur situation et doter leur choix de vie et d’habiter d’un cadre légal moins flou. Dans la nuit du 31 avril au 1er mai 2019, le Parlement de Wallonie réuni en séance plénière a ainsi adopté à l’unanimité l’intégration de la notion « d’habitations légères » dans le Code wallon du Logement et de l’habitat durable, qui devient à cette occasion le Code wallon de l’habitation durable.
Ce décret, pour le moment encore à l’état de projet, entrera en vigueur au plus tard le 1er septembre 2019. C’est donc quelques jours après cette évolution législative sur la reconnaissance de l’habitat léger et alternatif en Belgique que se déroulent les rencontres internationales de l’habitat alternatif et de l’habitat léger, auxquelles nous sommes invités pour présenter notre travail, organiser des projections avec notre camion-cinéma et faire un retour sur les Rencontres Nationales de l’Habitat Mobile et Léger que nous avions organisées à Rouen.

Ces rencontres internationales ont lieu à Louvain-la-Neuve, dans le quartier de La Baraque. Ce quartier est implanté sur l’ancien hameau de La Baraque, alors destiné à la démolition dans les années 70 lors de l’implantation de l’Université catholique de Louvain et de la ville nouvelle qu’elle désirait bâtir tout autour. Quelques habitants refusèrent à l’époque l'expropriation et furent bientôt rejoints par un groupe de personnes composé au départ principalement par des étudiants en architecture désireux de construire des habitats alternatifs et expérimentaux.
C’est de cette manière que sur ces terrains squattés avec l’accord des propriétaires s’installèrent les premières roulottes, bus, caravanes, cabanes en terre ou en matériaux de récupération, chalets, yourtes, dômes géodésiques… En 1985, le quartier de La Baraque obtient le statut de « zone d'habitat expérimental » dans le plan d'urbanisme d'Ottignies-Louvain-la-Neuve.
Il est aujourd’hui rejoint par l’expansion de la ville nouvelle de Louvain-la-Neuve qui a également empiété sur une partie des terrains de La Baraque, où les habitants concernés ont dû abandonner leurs habitations.



18/06/2019 : JOURNÉE HYPERLIEUX MOBILES AU MOBILAB À VERSAILLES


Intervention de Jean-Charles Maillot, projection en camion-cinéma, rencontre avec des chercheurs de VEDECOM et des experts organisée par l'Institut de la Ville en Mouvement
Mardi 18 juin à Versailles

La journée se composera de deux temps. Le matin, les membres du comité de pilotage et des experts de VEDECOM présenteront le projet. Cette matinée sera aussi l'occasion de présenter les résultats du recueil auprès des salariés (courant mai) des désirs d'implantation d'activités mobiles sur le plateau de Satory.

L'après-midi, une séance de travail sera organisée avec des chercheurs de VEDECOM et des experts invités (entreprises, chercheurs, associations, designers, etc.) afin de rédiger un cahier des charges pour la réalisation d'un démonstrateur. Une présentation des résultats de cette séance de travail sera organisée au mobiLAB dans les semaines suivant cette journée.

Informations sur le projet

Depuis 2017, l'Institut pour la ville en mouvement-VEDECOM mène un programme de recherche sur les activités mobiles, au-delà du transport de personnes ou de biens intitulé « Hyperlieux Mobiles » en partenariat avec Transdev, PSA, Michelin, La Poste, IFSTTAR, Telecom ParisTech, 6t, ETSAV-Université Polytechnique de Catalogne, et les chaires de l'IVM en Chine, au Brésil et en Amérique Latine. L'équipe internationale du projet a enquêté sur les territoires les plus variés dans différents continents : elle a recensé plus de 600 cas d'activités mobiles et en a étudié quelques dizaines de manière approfondie. Ces cas ont été étudiés à partir d'une diversité de points de vue et de cultures : experts des transports, de la logistique et des télécommunications, urbanistes, artistes, industriels, designers, sociologues, professionnels mobiles. Nombre de ces dispositifs semblent être les précurseurs d'un bouleversement possible dans nos pratiques mobiles, lié à notre « hyper connectivité » et à l'arrivée annoncée du véhicule autonome.

Actuellement, dans sa seconde phase (2019-2020), le projet vise à concevoir de nouveaux services et à élaborer des projets d'activités en mouvement enrichies, augmentées et multipliées par le véhicule connecté voire autonome. Il s'agira aussi d'expérimenter ces dispositifs en partenariat avec des acteurs locaux, des territoires, et de scénariser les situations urbaines, les micro-espaces urbains et hyperlieux mobiles qui en résulteraient.

3 & 4 juin : RECHERCHE-ACTION SUR LES ACTIVISMES DANS LES PÉRIPHÉRIES À LYON


Séminaire en Architecture par Stany Cambot
Lundi 3 et mardi 4 juin à 10h aux Halles du Faubourg à Lyon, organisé par l'École Urbaine de Lyon

Ce programme de recherche-action de deux années est pensé comme un laboratoire dédié aux nouvelles subjectivations politiques, à leurs imaginaires et pratiques d’action, particulièrement à partir des enjeux socio-écologiques des périphéries et de leur habiter. Il est placé sous la responsabilité scientifique de Guillaume Faburel et la co-coordination de Mathilde Girault, tou.te.s deux de l’UMR Triangle et de l’Ecole urbaine de Lyon.
Les revendications d’habiter les espaces dits périphériques se sont faites de plus en plus concrètes ces dix dernières années, et ce par une diversité d’expériences, de formes et causes d’engagements : des zones à défendre aux gilets jaunes, du regain des communautés existentielles à la multiplication des trajectoires personnelles dites de l’alternative. Lorsque des listes citoyennes n’en font pas leur cheval de bataille à l’occasion de quelques échéances électorales.
Ce programme se propose d’explorer ce qu’il convient de nommer les politicités émergentes dans ces espaces dits périphériques, ainsi que leur enchâssement dans des pratiques et trajectoires. Il s’intéresse particulièrement aux revendications et organisations de l’autonomie et de la désobéissance, qui s’inscrivent de plus en plus en décalage avec les représentations dominantes du politique relevant essentiellement de la citoyenneté urbaine, des valeurs de l’urbanité et des organisations urbaines des lieux.
Pourquoi et comment les pratiques et les trajectoires d’habiter tiennent lieu de nouvelles expériences démocratiques ?
Par quelles formes d’action et savoir-faire mobilisés, subjectivités et individuations politiques ?
Dans quels milieux géographiques et pour quelles temporalités de fabrication politique par l’habiter ?
Quelles pourraient être sur cette base les questions posées aux formes de vie de l’urbain et aux professionnalités techniques de l’offre politique ?
Et, en arrière-plan, les critiques dès lors adressées aux savoirs scientifiques et à leurs constructions, aux expertises de métiers et aux formations universitaires ?
Ce programme pluriannuel associe étroitement des communautés existentielles critiques et des collectifs d’habitant.e.s activistes, quinze praticien.ne.s et groupes d’acteurs militant.e.s de différents territoires et douze enseignants-chercheur.e.s de différents horizons disciplinaires, ainsi qu’une quinzaine de doctorant.e.s et d’étudiant.e.s de plusieurs formations de l’Université de Lyon, et d’ailleurs.
Il repose sur 1/ des temps longs d’échanges (de lancement et de dévoilement, d’analyse réflexive et de restitution discursive), placés sous l’égide de la mise en litige, notamment des notions matricielles (périphéries, politicités, subjectivation, habiter...), 2/ des enquêtes en immersion au sein de communautés, en vue d’appréhender les trajectoires collectives et les pensées biographiques (particulièrement dans les formes d’affranchissement et prises d’autonomie), 3/ des formes renouvelées de production, qu’il s’agisse d’un forum d’échanges / de diffusion créé aux fins de co-production, ou encore des dispositifs de mise en controverse des connaissances par et dans les formations universitaires (cliniques, procès...). Tout ceci en plus d’un colloque international à mi-parcours consacré aux périphéries, ou encore d’un ouvrage collectif final sur les passions périphériques et les subjectivations politiques.

Programme
Lundi 3 juin
Accueil : 9h30
10h - 10h45 : Présentation de la recherche-action Nouveaux activismes : position de recherche et grandes perspectives de production
Guillaume Faburel (géographie et sciences politiques, Université Lyon 2, UMR Triangle)
Mathilde Girault (philosophie et études urbaines, Université Lyon 2, UMR Triangle)
10h45 - 12h15 : Tour de table des participants et premiers échanges sur les attendus
12h15 : Déjeuner sur place
13h45 - 15h15 : Table ronde Les nouvelles formes politiques de la désobéissance : qui, où, quand, à quoi, pourquoi et comment désobéir ?
Représentants de Gilets Jaunes et sympathisant de Deep Green Resistance
Avec Manuel Cervera-Marzal (sciences politiques, Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales) et Guillaume Gourgues (sciences politiques, Université Lumière Lyon 2)
15h15- 15h30 Pause
15h30 – 18h : Echanges avec l’ensemble des participants et membres du collectif de recherche : activismes et territorialités, enjeux socio-écologiques et politicités
19h30 : Dîner
Mardi 4 juin
9h – 13h : Préfiguration du programme pluriannuel de recherche – action : notions à approfondir, immersions à réaliser et productions à imaginer, diffusions et calendrier à fixer.

Des codes et la ville


Quelques liens pour se plonger dans l'univers du contrôle technique pour les camions bricolés

DES CODES ET LA VILLE

1. Comprendre la nouvelle directive du contrôle technique
la nouvelle directive du contrôle technique

2. Les défaillances dues à l'aménagement d'un véhicule
les défaillances dues à l'aménagement d'un véhicule

3. Les inconvénients de l'homologation VASP
les inconvénients de l'homologation

4. Accès au stationnement et droit au logement
accès au stationnement et droit au logement

5. Limites légales de l'habitat mobile
limites légales de l'habitat mobile

10 & 11 mai 2019 : RIHAL À LOUVAIN-LA-NEUVE


Rencontres internationales de l'habitat alternatif et léger à Louvain-La-Neuve

Conférences, forums, ateliers, visites, animations et activités ludiques portant sur les questions de l’auto-production d’habitations, la propriété d’usage face à la propriété privée, la lutte contre la spéculation, l’habitat comme outil de résistance, l’habitat collectif et l’autogestion, l’autonomie comme moteur de l’habitat léger, l’habitat léger en tant que réponse populaire aux crises écologique et du logement…

Vendredi 10
09h00 – 11h20
► Accueil par le modérateur, David Praile, du Rassemblement wallon pour le droit à l'habitat (RWDH)
► Introduction par Thierry Toussaint du Réseau brabançon pour le droit au logement (RBDL)
► Étude Habitat léger en 2018 : une aventure juridique, participative et humaine – Pascale Thys, de Habitat et Participation
► L’habitat léger et le droit au logement – Nicolas Bernard et Isabelle Verhaegen de l’Université Saint-Louis
► Habitat léger, urbanisme et aménagement du territoire en Région wallonne – Caroline Delforge et Charles-Hubert Born d’UCLouvain

11h40 – 12h30
► Madame la Ministre des Pouvoirs locaux, du Logement et des Infrastructures sportives
► Monsieur le Ministre de l'Environnement, de la Transition écologique, de l'Aménagement du territoire, des Travaux publics, de la Mobilité, des Transports, du Bien-être animal et des Zonings
► Mot de la fin

le nom de collectifs, représentants, habitants qui viendront partager leurs expériences :

► Le collectif Damoclès – Habitant.e.s des zones de loisirs – Barvaux

► M. Charpentier – Représentant de gens du voyage en Belgique

► Un collectif d’habitants du feu ADM à Amsterdam – Habitat léger et occupation du sol (NL)

► Un collectif d’habitant.e.s de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes (F)

► Le projet Mietshäuser Syndicat – Habiter en autogestion, bâtir une solidarité économique ! (D)

► Ahmed Ahkim – Centre de médiation des Gens du voyage et des Roms

► Tracy Krist et Georges Rahier – Architecture et zones de loisirs

► Les Lentillères – Habitat léger, solidarités et agriculture en ville – Dijon (F)

► Projection de films (Quartier Libre et Echelle Inconnue)

► Conférence gesticulée "Tu dors où ce soir" de Thierry Wenes

► Visite du Quartier de la Baraque
►Béatrice Mésini (politologue géographe) (F)

►Échelle Inconnue (F)

► Halem (F)
► HaLé! (B)
► Conte sur la légèreté par Chantal Dejardin
► … et encore bien d’autres
Le samedi 11 mai au soir… on fait la fête ! 🎉 (spectacles, concerts…).

RESTAURATION
Des repas sont proposés le vendredi midi, samedi midi et samedi soir. Vous avez l’occasion de vous y inscrire en réservant votre ticket. Le paiement du repas se fait sur place. Prix libre (prévoyez de la monnaie).

➤PRATIQUES
✦ Vendredi 10 et samedi 11 mai 2019
✦ À Louvain-la-Neuve : Ferme du Biéreau | Quartier de la Baraque | Ateliers d’art de la Baraque | Maison des Jeunes "Chez Zelle"

Rue de la Baraque, 1348 Ottignies-Louvain-la-Neuve, Belgique

Rencontres internationales de l'habitat léger et alternatif

25/04/2019 : Présentation Villes nomades


Présentation du livre "Villes nomades" par Stany Cambot
jeudi 25 avril à la Librairie Zenobi à Malakoff (50 avenue Pierre Larousse)

Une double injonction est aujourd’hui faite aux villes et aux individus :
les premières doivent devenir métropoles et les seconds mobiles. Ainsi, au programme de métropolisation du monde, répond une mobilité par lui souhaitée.
Une mobilité de cadre métropolitain avec ses oripeaux (téléphones, ordinateurs, etc.) se déplaçant de « cité état » en « cité état » en avion ou train à grande vitesse. Les agents de la fabrique de la ville raccrochent alors le train, architectes en têtes, de peur de rater ce tournant comme ils ratèrent celui du développement pavillonnaire.
On se pique désormais de mobile, de léger, de « logement une personne » ou de design de bidonville dans l’espoir qu’un marché émerge. Rien de subversif, mais l’aboutissement d’un programme économique et urbain qui se dessine dès le milieu du XIXe siècle dont le nouveau masque s’appelle métropole.
Cependant et sans eux, depuis le nouveau millénaire, des tentes partout : des rassemblements militants ayant quitter la rue pour porter le coup là où, désormais, le pouvoir a Lieu, aux tristes révolutions oranges, en passant par les tentes contestataires ou nécessaires des sans-abris. Des camions, des caravanes, des containers aussi, abris ou logement de la renaissance d’un prolétariat nomade disparu dans les années 20. Des cabanes reconstituant, aux abords des métropoles rêvées, les bidonvilles que l’on croyait disparus.
La fabrique même de la métropole génère ainsi une toute autre mobilité.
On le voit ici comme à Moscou avec ces brigades d’ouvriers (pour utiliser la dénomination russe) venant de l’autre bout du pays ou du continent que l’on trouve en hôtel low cost, en camping, en caravane ou camion au pied du chantier, en lisière de métropole, au bord de la tache verte de la carte.
C’est là, que ces mobilités de constructeurs croisent les espaces d’une autre mobilité, celle de la fuite. Celle de ceux que le programme urbain expulse que l’on retrouvent en camping, camion, campement, containers ou celle de ceux qui fuient la métropole l’entendant comme la construction d’un espace de contrôle (travellers, certains voyageurs, habitants de yourtes ou de cabane).

30-31/03/2019 : Programme des Rencontres Nationales de l'Habitat Mobile

PROGRAMME

Samedi 30 mars

10h30 - ACCUEIL AUTOUR D'UN CAFÉ

11h00 - VISITES GUIDÉES des camions aménagés, d'un bus et d'une tiny house

12h00 - REPAS à prix libre

14h00 – INTRODUCTION :
- Pourquoi des camions dans le cadre du mois de l'Architecture ?
- Discussion sur les enjeux politiques et urbains locaux et nationaux

15h30 – VISITE COMMENTÉE ET DÉBAT DE L'EXPO : « DES CODES ET LA VILLE » :
Comprendre les lois et les confronter à la réalité de l'habitat mobile
Exposition dans la rue, présentation de la problématique du nouveau contrôle technique

17h00 – DISCUSSION :
Atelier d’Aïkido juridique pour les habitants mobiles confrontés à l’arrêté sur le contrôle technique, animé par des membres de l'association des HAbitants de Logements Éphémères ou Mobiles (HALEM) : conseils, trucs et astuces pour défendre son accès aux droits.

19h30 - REPAS à prix libre

Soirée - CINÉMA
Projection de films avec le MKN-VAN, camion-cinéma :
L’apocalypse a-t-elle déjà eu lieu ? présentant une cité de garages à Naberejnye Tchelny, en Russie.
Une loi pour fabriquer des pauvres
Vie et disparition d'une enclave nomade à Rouen

Dimanche 31 mars

11h00 - VISITES GUIDÉES des camions aménagés, d'un bus et d'une tiny house

12h30 - REPAS à prix libre

14h00 - Recyclage VS Détournement :
- Un camion diesel pollue-t-il plus qu'un véhicule électrique ?
- Présentation de la fabrication d’une éolienne et d’une climatisation maison par Jean-Charles, habitant en camion aménagé entièrement en 12Volts

15h00 - Code de la route VS Code de l'urbanisme, résidence mobile et droit à la ville :
Intervenants : Marc Beziat (Association Nationale des Gens du Voyage Citoyens) et des membres de l'association des HAbitants de Logements Éphémères ou Mobiles.

Tous ces ateliers sont gratuits et ouverts à tous.
Aucun besoin d'être spécialiste pour y participer, analyser ou proposer des discussions. Les débats s’enrichiront de la diversité d'approches !

31/01/2019 : "Villes nomades. Histoires clandestines de la modernité"



Une double injonction est aujourd'hui faite aux villes et aux individus : les premières doivent devenir métropoles et les seconds mobiles.

Une mobilité de cadre métropolitain avec ses oripeaux (téléphones, ordinateurs, etc.) se déplaçant de "cité état" en "cité état" en avion ou train à grande vitesse. Les agents de la fabrique de la ville raccrochent alors le train, architectes en têtes, de peur de rater ce tournant comme ils ratèrent celui du développement pavillonnaire. On se pique désormais de mobile, de léger, de « logement une personne » ou de design de bidonville dans l'espoir qu'un marché émerge. Rien de subversif, mais l’aboutissement d'un programme économique et urbain qui se dessine dès le milieu du XIXe siècle dont le nouveau masque s'appelle métropole. Cependant et sans eux, depuis le nouveau millénaire, des tentes partout : des rassemblements militants ayant quitter la rue pour porter le coup là où, désormais, le pouvoir a Lieu, aux tristes révolutions oranges, en passant par les tentes contestataires ou nécessaires des sans-abris. Ainsi, au programme de métropolisation du monde, répond une mobilité par lui souhaitée.

Des camions, des caravanes, des containers aussi, abris ou logement de la renaissance d'un prolétariat nomade disparu dans les années 20. Des cabanes reconstituant, aux abords des métropoles rêvées, les bidonvilles que l'on croyait disparus.

La fabrique même de la métropole génère ainsi une toute autre mobilité. On le voit ici comme à Moscou avec ces brigades d'ouvriers (pour utiliser la dénomination russe) venant de l'autre bout du pays ou du continent que l'on trouve en hôtel low cost, en camping, en caravane ou camion au pied du chantier, en lisière de métropole, au bord de la tache verte de la carte. C'est là, que ces mobilités de constructeurs croisent les espaces d'une autre mobilité, celle de la fuite. Celle de ceux que le programme urbain expulse que l'on retrouvent en camping, camion, campement, containers ou celle de ceux qui fuient la métropole l'entendant comme la construction d'un espace de contrôle (travellers, certains voyageurs, habitants de yourtes ou de cabane).

Intervention de Stany Cambot dans le cadre de La nuit des idées 2019

Jeudi 31 janvier à 21H00

31/01/2019 : La nuit des idées

Face au présent : La nuit des villes foraines

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Mars 2019: Cycle Franco-Russe

Réflexions sur la monstruosité dans les pratiques urbaines culturelles post-soviétiques.

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30-31/03/2019 : Rencontres habitat mobile

Rencontres nationales de l'habitat mobile : contrôle technique et bricolage d'un fourgon, est‐ce compatible ?

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12/03/2019 : Moscou, Kazan, Flamanville: trois dragons pour raconter les villes monstres



МОСКВА, КАЗАНЬ, ФЛАМАНВИЛЛЬ: ТРИ ДРАКОНА РАССКАЗЫВАЮТ О ГОРОДАХ-МОНСТРАХ.

С 2014 года группа Неизвестный Масштаб занимается изучением внеплановых форм российского постсоветского города: обитаемые ГСК, торговые павильоны, ярмарки и жилье рабочих. Сколько же урбанистических моделей! Они стали массово появляться после распада СССР, но новая Россия и новая Москва хотят их уничтожить. Вполне вероятно, что в России новые планы городов претворяются в жизнь посредством бульдозеров гораздо чаще, чем во Франции. Эти градостроительные аномалии уничтожаются, и никто не думает об обитателях.

Аномалии! Да, они аномальны, но не ненормальны, поскольку появились в момент распада всех норм, а, следовательно, их нельзя обвинить в том, что они нарушили эти нормы. По сути, причина, по которой они мешают исполнению градостроительного и политического проектов, лежит гораздо глубже. Похоже, что власти хотят их уничтожить, поскольку эти строения и городские формы обладают монструозным видом. Кроме того, возникает ощущение, что помимо градостроительных и политических вопросов, на происходящее начали влиять изначальные мифы, вернувшиеся к жизни: Покровитель Москвы Георгий Победоносец, убивающий дракона, дракон Зилант, олицетворяющий Казань и всё ещё обитающий где-то под водой...
Множество бесформенных призраков легко нашли бы общий язык с драконом, побежденным толпой под предводительством Святого Романа, и тем драконом из провала Балиган, над которым сегодня тысячи номадов возводят атомную электростанцию Фламанвилля.
Итак, благодаря фотографиям и фильмам, которые мы создали, прибегая к помощи дракона, мы совершим прогулку по городу, принадлежащему монстрам.

Конференция Стани Камбота
Вторник, 12 марта, в 19.00

Depuis 2014, Echelle Inconnue travaille en Russie sur les formes non planifiées de la ville post-soviétique : cités de garages habitées, kiosques commerciaux, fêtes foraines, campements ouvriers. Autant de formes dont le nombre a explosé à la suite de l'effondrement de l’URSS et que la nouvelle Russie et le nouveau Moscou entendent éradiquer. Là-bas peut-être plus qu’ici, la planification se fait au bulldozer. On rase ces anomalies urbaines sans s’occuper de leurs occupants.

Anomalies ! Anomales donc et non anormales puisque nées au moment de l’explosion des normes ; on ne peut leur reprocher d’y déroger. Ce qui dérange le projet urbain et politique est bien plus profond. C’est le caractère monstrueux de ces édifices et de ces urbanités que les autorités semblent vouloir anéantir. Au delà de la question urbaine et politique, c’est celle du mythe fondateur qui semble resurgir : Saint Georges, le patron de Moscou, terrassant le dragon, Zilant le dragon emblème de la ville de Kazan qui hante encore ses eaux… Autant de spectres de l’informe qui dialogueraient aisément avec le dragon terrassé par St Romain et la foire ou celui du trou Baligan sur lequel des milliers de nomades construisent la centrale nucléaire de Flamanville.

C’est donc une traversée de la ville du monstre que nous proposons là accompagnée des images et films tournés en complicité avec le dragon.


Par Stany Cambot,
Mardi 12 mars à 19h


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