Actualité Échelle Inconnue

31/05/2018 : Conférence "Les oiseaux urbains et leur adaptation à la ville"


D'après une photo de Frédéric Malher prise au parc de Bercy (Paris 12ème)


Après le sempiternel « À part les pigeons et les moineaux, il n’y a rien ! », nous sommes arrivés à la prise de conscience que d’assez nombreuses espèces d’oiseaux pouvaient vivre en ville.

Toutes les espèces d’oiseaux sont-elles capables de s’établir dans nos métropoles ou bien y a-t-il des « prérequis » pour s’adapter à ce type de milieu ?
Quels défis les contraintes particulières du milieu urbain imposent-elles aux oiseaux et comment y répondent-ils ?
Leur imagination pour réagir à ce genre de problèmes est assez surprenante…

La cohabitation oiseaux-humains pose aussi quelques questions aux humains et l’attitude des citadins peut aller des marques excessives d’une affection débordante aux craintes tout aussi excessives qui s’apparentent parfois à de la phobie…

Toute la question est de savoir si on peut espérer une biodiversité « gentille » et « ordonnée » ?

Conférence dans le cadre du cycle "Bêtes et Ville" proposée par Frédéric Malher, président du CORIF : Centre Ornithologique d'Île de France.

INFORMATIONS PRATIQUES :

Lieu : Echelle Inconnue, 11-13 rue Saint-Etienne des Tonneliers, 76000 Rouen
Date et heure : JEUDI 28 mai 2018 à 19h

Mars à juin 2018 : Cycle Bêtes et Ville / Doctorat Sauvage En Architecture



Bête ou animal ? À l’heure de la ville durable il convient peut-être de pointer la différence. Les jardins de pied d’immeuble, les fermes urbaines, les ruches en ville, ne constituent pas la réintroduction de la nature en ville, de la « sauvagerie », mais bien d’une nature maîtrisée dont l’homme serait maître et possesseur. Cependant aux changements urbains, la nature répond, les espèces s’adaptent. La ville est un écosystème en mutation et ne parvient malgré tout à se débarrasser de son refoulé bestiaire. Il y a quelques années la ville de Rouen reprenait pour emblème l’agneau qui supplanta en son temps le porc épic. Loin à l’est, à Kazan, la capitale du Tatarstan se représente sous les traits de Zilant le dragon, alors que Moscou choisit st George le terrassant. Enfin les fusions régionales font réapparaître sur les édifices publics les lions Normands. Bref on ne se débarrasse pas si facilement de la bestialité comme on ne peut arracher à la cathédrale son monstrueux bestiaire.

Car peut-être la bête nous aide-t-elle à penser. Ainsi, Stany Cambot impatronisa-t-il les projets d’Echelle Inconnue tant à des figures intellectuelles, artistiques et historiques qu’à un panthéon totémique (fourmis, moutons, corneilles, grenouilles…).

Pour ce cycle de mars à juin 2018, ce sont cinq événements qui viennent interroger les rapports entre bestiaire et urbanité :

- Une exposition dans le nouveau lieu d'Echelle Inconnue, rue Saint-Étienne des Tonneliers (à découvrir ICI).
- Deux conférences sur l'adaptation des animaux en ville, par Jean Estebanez, maître de conférence en géographie (lire ICI) et Frédéric Malher, président du Centre Ornithologique d'Île de France (lire ICI).
- Une soirée DSEN et poésie avec le Zoo numérique de Frédéric Bisson, membre du Hackerspace Ventres Mous (plus d'informations ICI).
- Une dérive urbaine à la rencontre de ces bêtes (en savoir plus ICI).

Projections du film Les ports Les monstres



Le nouveau film de Stany Cambot, Le port Les monstres, réalisé avec les nomades de la ferraille sur les ports de Limay et de Gennevilliers sera diffusé le mercredi 20 décembre à 17h dans l'entreprise AMF et à 19h sur l'aire d'accueil de Limay et le jeudi 21 décembre à 19h au restaurant "Au rendez-vous des chauffeurs" à Gennevilliers.

Ce film suit le cheminement d'un morceau de ferraille, qui passe de mains en mains, des petits ferrailleurs qui le trouvent en faisant les encombrants, l'apportent à AMF ( Achat Métaux Ferrailles ) où il se fait alors broyer puis livrer à GDE ( Guy Daulphin Environnement) qui l'achemine par péniche jusqu'au Havre.

Le bout de ferraille que nous suivons est un écran jaune, que l'on voit au début du film projeter des images d'archives à Gennevilliers à l'endroit des anciennes cités de transit.

Cette question même des cités de transit mais aussi celle des objets, des personnes, des anciens logements des immigrés, des aires d'accueil et du logement routier en camion... est abordée à travers ce film. Les cités de transit sont nées du démantèlement des bidonvilles et sont utilisées comme outil de résorption, non seulement des bidonvilles, mais aussi de l’habitat insalubre en général.

Un dossier de presse est disponible, vous pouvez le recevoir en envoyant un email à cette adresse: emilie@echelleinconnue.net

«Мобильные города, тайная история модернити» 4-12-2017

Жилищный кризис, а так же превращение территорий в образцы метрополии заставляют множество людей выживать, изобретать и пользоваться мобильными и временными архитектурными и градостроительными формами.

От Москвы до Кале бульдозеры и полиция уничтожают торговые павильоны и городские джунгли, спонтанные лики города. Они ведут тихую войну, начатую еще в XIX веке. Но, возможно, в настоящий момент необходимо не устранять данные архитектурные и градостроительные объекты, а, наоборот, вписать их в модернити. Группа «Echelle Inconnue», возглавляемая художником и архитектором Стани Камбот, с 2012 года пытается создать картографию (в том числе мифологическую) подобной потаённой жизни городов Нормандии и города Москвы.

В настоящее время появились требования, предъявляемые городам и живущим в них людям: первые должны превратиться в метрополии, а вторые – повысить свою способность к миграции. Мобильность горожан, столь ценимая метрополией, должна ей соответствовать. Эта мобильность, отвечающая логике метрополии, предстаёт во всём своём бутафорском блеске перемещений из одного «города-государства» в другой, авиаперелётов и поездках на высокоскоростных поездах, мобильных телефонов, компьютеров, планшетов. Таким образом создатели городской среды (и прежде всего – архитекторы) узурпируют поезда и ставят себе в заслугу мобильность, доступность, «квартиру на одного человека» и создание трущоб – в надежде оживить рынок. Всё происходящее – не пример чьей-то подрывной деятельности, но апогей экономической и градостроительной программ, начатых ещё в XIX веке и получивших на сегодняшний момент новую маску, называемую метрополия.

Однако и без участия проповедников мобильности, с начала нового тысячелетия грузовики, жилые трейлеры, контейнеры становятся убежищем и жилищем возрожденного номадного пролетариата, исчезнувшего во Франции в 20-х годах XX века. На окраинах образцовых метрополий возводятся лачуги, формирующие, казалось бы, исчезнувшие навсегда трущобы. Создание метрополии создает таким образом совершенно иную мобильность. Она видна в Нормандии, так же как и в Москве: бригады строителей, рабочих, приезжающие с другого конца страны, обитатели дешевых гостиниц, кэмпингов, трейлеров, контейнеров, грузовиков, расположенных на территории строительных площадок. На окраине метрополии эти мобильные строители пересекаются с примерами иной мобильности – теми, кто не включен в проект развития города, кто живет в кэмпинге, грузовике,

контейнере, кто старается избежать метрополии, видя в ней пространство, где во главе стоит контроль (путешественники, обитатели лачуг, гаражники и так далее). Интернациональная, невидимая архитектура, эти градостроительные формы создают возможный ответ на градостроительные изменения, порожденные Вашингтонским консенсусом. В России 90-х годов они явились на свет в форме прямолинейной жестокости, на территории Западной Европы они медленно, но верно появляются сейчас.
Детали.

Время проведения: 4 декабря, 18:00 - 20:00.

Место проведения: Библиотека иностранной литературы (ул.Николоямская, 1).

30/11/2017 : Conférence "Ménage dans le paysage. Le déplacement durable de la drague sexuelle entre hommes" / Doctorat Sauvage En Architecture



Coïncidence

Lieux de drague sexuelle entre hommes dans l’histoire longue de l’espace public ET zonage environnemental pour préserver un patrimoine « naturel » au-dessus de tout soupçon.

Relation

Forme notoire de sexualité secrète comme extension nocturne en ville jusqu’aux confins de rase campagne ET ménage dans le paysage par une volonté (publique) de ne pas savoir.

Énigme

Déplacement durable des territoires sexuels comme autant de jardins archaïques pour demain ET désir irréductible des indésirables dans le (nouvel) ordre riverain et écologique.

Là où l’aménageur et le pouvoir public voient trouble, « nuisance » morale et spatiale, le plus souvent diffuse et indicible, que disent les coutumiers des lieux et de leur devenir ?
À partir du matériau de nombreuses enquêtes ethnographiques et du projet cross media Les chemins égarés (Bec en l’Air, 2017, à écouter sur France Culture), on voudrait laisser voir et entendre une part de l’expérience intime et collective des lieux de drague et de leurs habitants secrets en leur donnant, une fois n’est pas coutume, la parole.

Conférence dans le cadre du cycle "Sexe et Ville" proposée par Laurent Gaissad, socioanthropologue et enseignant à l’ENSA Paris Val de Seine et Amélie Landry, photographe, Agence Vu’, Paris.

INFORMATIONS PRATIQUES :

Lieu : La Conjuration des Fourneaux, 149 rue Saint-Hilaire
Date et heure : JEUDI 30 novembre 2017 à 19h

«Чужаки или ориенталистский город нового образца»

Процесс создания современного города порождает не только горожанина, но и чужака. Того, кто в силу своего характера или уровня культуры, не может интегрироваться. Именно чужака, а не мигранта. Перемещение отдельного человека или группы людей показывается как элемент истории человечества (и, таким образом, едва ли может быть рассмотрено как проблема), тогда как формирование человеческой чужеродности представляет собой феномен, происходящий в данный момент, но при этом восходящий к колониальным экспериментам, в ходе которых империи разработали принципы создания нового города и лишь затем внедрили их на своей собственной земле.

Картографическое изображение территории (в частности, кадастровый план), доминирующее над остальными средствами анализа, давно уже превратилось, с одной стороны, в инструмент проектирования и контроля, а с другой – в инструмент отчуждения и распознавания странствующего чужака (и в том числе, уроженца данного государства), которого невозможно зафиксировать на карте. Речь здесь идёт о концепции ориентализма, относящейся к XIX веку и возрожденной сегодня. И данная концепция в лучшем случае экзотизирует формы и практики осваивания пространства, а в худшем – криминализирует их.

Группа «Echelle Inconnue», существующая с 1998 года и возглавляемая художником и архитектором Стани Камбот, пытается в своих картах, фильмах, создаваемых объектах и выступлениях сформировать контр-концепции, противопоставляемые официальному сторителлингу, представляющем градостроительное проектирование, а так же изгоев и чужаков (иммигрантов, цыган, бездомных, номад и так далее).
Детали.

Рабочий язык семинара – английский.  Время проведения: 17 ноября, 19:00.  Место проведения: Медиалофт (Пречистенская наб., 11, стр.1, ауд.12).

Villes nomades de Stany Cambot aux éditions Eterotopia/Rhizome



Villes Nomades de Stany Cambot

Édition et distribution : Eterotopia France/Rhizome - Pollen diffusion

Parution : février 2016

Présentations publiques :

PARIS : Mardi 08 mars à 20h00, Librairie Le Genre Urbain, 60 rue de Belleville 75020
MILAN : Du 18 au 22 mars, Salon du livre indépendant “BELLISSIMA”
ROME : Jeudi 14 avril, 10h-17h, École d'Urbanisme de l'Université Sapienza (Auletta Chiostro, Facoltà di Ingegneria, via Eudossiana,18 ). Journée d'étude, ouverte au public, organisée à l'intérieur des activités doctorales du "Dottorato di ricerca in Ignegneria dell'Architettura e Tecnica Urbanistica, curriculum in Tecnica Urbanistica", de l'université Sapienza de Rome.
PARIS : Samedi 23 avril, 9h30-18h, Institut National d'Histoire de l'Art (INHA) / Salle Benjamin, 6 Rue des Petits Champs, 75002. Journée d'étude, ouverte au public, organisée à l'intérieur du séminaire master/doctorat "Art de la complexité/complexité des arts" dirigé par Roberto Barbanti. (déroulé de la journée ci-dessous).
ROUEN : Jeudi 28 avril à 20h00 : Soirée organisée par Echelle Inconnue à la Conjuration des fourneaux, 149 rue Saint-Hilaire, 76000
MILAN : Jeudi 26 ou vendredi 27 mai, Libreria Calusca
MOSCOU : lieux et dates en cours de définition

Déroulé de la journée du 23/04 à l'INHA :

9h30-10h: accueil et introduction de Roberto Barbanti
10h-10h45: Cosimo Lisi (doctorant, Université Paris 8, Université Sapienza de Rome)
10h45-11h: débat
11h-11h15: pause
11h15-12h: Gaetane Lamarche Vadel (École d’architecture de Paris la Seine, ENSA de Limoges, ENSA de Dijon)
12h-12h30: débat
12h30-14h: pause
14h-14h45: Arnaud Lemarchand (Université du Havre)
14h45-15h: débat
15h-15h15: pause
15h15- 16h: Stany Cambot (artiste, architecte, membre fondateur du groupe Echelle Inconnue)
16h-17h: débat et projection de vidéos

Résumé :

Une double injonction est aujourd'hui faite aux villes et aux individus : les premières doivent devenir métropoles et les seconds mobiles. Ainsi, au programme de métropolisation du monde, répond une mobilité par lui souhaitée. Une mobilité de cadre métropolitain avec ses oripeaux (téléphones, ordinateurs, etc.) se déplaçant de "cité état" en "cité état" en avion ou train à grande vitesse. Les agents de la fabrique de la ville raccrochent alors le train, architectes en têtes, de peur de rater ce tournant comme ils ratèrent celui du développement pavillonnaire. On se pique désormais de mobile, de léger, de « logement une personne » ou de design de bidonville dans l'espoir qu'un marché émerge. Rien de subversif, mais l’aboutissement d'un programme économique et urbain qui se dessine dès le milieu du XIXe siècle dont le nouveau masque s'appelle métropole. Cependant et sans eux, depuis le nouveau millénaire, des tentes partout : des rassemblements militants ayant quitter la rue pour porter le coup là où, désormais, le pouvoir a Lieu, aux tristes révolutions oranges, en passant par les tentes contestataires ou nécessaires des sans-abris. Des camions, des caravanes, des containers aussi, abris ou logement de la renaissance d'un prolétariat nomade disparu dans les années 20. Des cabanes reconstituant, aux abords des métropoles rêvées, les bidonvilles que l'on croyait disparus. La fabrique même de la métropole génère ainsi une toute autre mobilité . On le voit ici comme à Moscou avec ces brigades d'ouvriers (pour utiliser la dénomination russe) venant de l'autre bout du pays ou du continent que l'on trouve en hôtel low cost, en camping, en caravane ou camion au pied du chantier, en lisière de métropole, au bord de la tache verte de la carte. C'est là, que ces mobilités de constructeurs croisent les espaces d'une autre mobilité, celle de la fuite. Celle de ceux que le programme urbain expulse que l'on retrouvent en camping, camion, campement, containers ou celle de ceux qui fuient la métropole l'entendant comme la construction d'un espace de contrôle (travellers, certains voyageurs, habitants de yourtes ou de cabane).

Echelle Inconnue :

Fondé en 1998 et emmené par l'architecte Stany Cambot, Echelle Inconnue n'est pas un collectif mais un groupe, comme un groupe de rock, qui voudrait être à l'architecture ce qu'Elvis Presley fut à Tino Rossi. Groupe indiscipliné de recherche et création, autour des notions d'invisibles des villes et de leurs représentations, il se consacre aux urbanités minoritaires, alternatives ou émergentes ainsi qu'aux populations non prises en compte ou discriminées en raison d'un mode de vie minoritaire. Il tente d'être un acteur de l'émergence d'une connaissance « par le bas » mettant en place des travaux et expériences artistiques autour de la ville et du territoire. Ces expériences au long cours interrogent et associent les « exclus du plan » (sans-abris, Tziganes, immigrés...). Elles donnent lieu à des interventions dans l’espace public, expositions, sites Internet, vidéos, affiches, cartes, publications. Ce dont il est question, c’est de « l’invisible de nos villes ».

AGENDA DU DOCTORAT SAUVAGE EN ARCHITECTURE DE MARS À JUIN 2015



jeudi 26 mars 2015 à 18h30

Conférence et projection du film "La fête est finie" par son réalisateur Nicolas Burlaud
dans le cadre du Doctorat Sauvage en Architecture / cycle "La ville et la guerre"
lire la suite ici
lieu : à Echelle Inconnue, 18 rue Sainte Croix des Pelletiers / Rouen


jeudi 23 avril 2015 à 18h30

Conférence : "Un cursus pour les intellectuels organiques ? Le cas de la licence en design de l’Universidad Autónoma Metropolitana" par Annabela Tournon
Dans le cadre du Doctorat Sauvage en Architecture / cycle "Et nos Pères"
lire la suite ici
lieu : à Echelle Inconnue, 18 rue Sainte Croix des Pelletiers, vers un lieu tenu secret / Rouen


jeudi 28 mai 2015 à 18h30

Conférence-performance "Un chercheur face à son corpus : L'espace public plébéien dans les années 1930. Entre surveillance et normativité" par Guillaume Neveu et Nathanaël Frérot
Dans le cadre du Doctorat Sauvage en Architecture / cycle "La Ville et la Guerre"
lire la suite ici
lieu : Echelle Inconnue, 18 rue Sainte Croix des Pelletiers / Rouen


jeudi 25 juin 2015 à 18h30

Conférence "[H]ac[K]tivismes ?" par Amaëlle Guiton
Dans le cadre du Doctorat Sauvage en Architecture / cycle "Ville Numérique"
lieu : Echelle Inconnue, 18 rue Sainte Croix des Pelletiers / Rouen



Toute l'information sur le Doctorat Sauvage En Architecture en cliquant ici

Les soirées dans nos locaux à Rouen sont disponibles sur internet en live puis en replay par ici.

Pour recevoir les informations en flux ou interagir avec nous sur Twitter : @EchelleInconnue

CONFÉRENCE - CINÉCLUB / JEUDI 29 JANVIER 2015 / 18H30 / "LE CINÉ-TRAN DE MEDVEDKINE OU LE MIROIR MAGIQUE"

Projection et commentaire de film "Le ciné-train de Medvedkine ou le miroir magique" par Massimo Olivero, doctorant sur le cinéma russe.
Dans le cadre du cycle "...Et nos pères" du Doctorat Sauvage en Architecture

Dans cette intervention, nous allons analyser certains des films réalisés par Medvedkine et son équipe de travail dans le projet du « Ciné-train » au début des années 30, pendant le premier plan quinquennal de l’Union Soviétique. L’objectif du projet était de filmer la « réalité soviétique » puis de la montrer immédiatement au peuple. Les courts-métrages donnaient un point de vue critique sur les réalités contextualisées et, par ce moyen, souhaitaient intervenir directement sur la communauté, en particulier sur sa productivité. En effet, la fonction première recherchée dans la réalisation de ces films était de générer un débat, une critique idéalement constructive et dialectique sur les conditions de vie de la communauté. Souvent, ces films furent générateurs et déclencheurs de tensions, latentes, entre les membres qui débattaient des problèmes soulevés par les films après leur projection et surtout tentaient d’y trouver une solution « rapide ». Ce travail collectif fut riche d’une véritable collaboration et participation active des habitants, dans les rôles d’acteurs, de spectateurs et d’interprètes. Emma Widdis fait allusion à un effet de « miroir magique » que produisait le ciné-train dans sa tentative de représenter fidèlement la réalité, puis de la changer et de transformer la communauté en citoyens soviétiques.

Contemporain d’une société qui privilégia l’exaltation des résultats obtenus et minimisa les échecs, le choix par Medvedkine de montrer en images les problèmes, dans une tentative assumée de les résoudre, fut une prise de risque. Ce rôle actif du cinéma et sa possible incidence sur la société, idéalement accepté mais en réalité craint par le système, furent l’épée de Damoclès du projet et la raison fondamentale de sa fin.

Dans notre analyse des films qui restent encore disponibles (la plupart ayant disparu), nous observerons comment Medvedkine a tracé la structure du cinéma militant, pensé comme un instrument capable d’intervenir concrètement dans la société afin de créer un nouveau type de communauté.

INFORMATIONS PRATIQUES :

Jeudi 29 janvier 2015

Lieu : Echelle Inconnue / 18 rue Sainte Croix des Pelletiers / 76000 ROUEN

Téléphone : 02 35 70 40 05

PROJECTION ET COMMENTAIRES DU FILM "CARGO 200" DE BALABANOV, DANS UN LIEU TENU SECRET / RDV JEUDI 11 DÉCEMBRE / 18H30 À ECHELLE INCONNUE / DOCTORAT SAUVAGE EN ARCHITECTURE

Projection et commentaires du film : « CARGO-200 » (ou GRUZ-200 en russe) de Balabanov, 2007. Par Gilles Favarel, docteur en sciences politiques
Dans le cadre du cycle "La Ville et la Guerre" du Doctorat Sauvage en Architecture



Cargo 200 ?

En 2007, Alexei Balabanov revenait avec Cargo 200 sur la période qui sépare la fin de l’ère communiste proprement dite (mort de Tchernenko) de l’avènement de la Russie capitaliste d’aujourd’hui. En 1984, juste avant l’arrivée au pouvoir de Gorbatchev, Balabanov dépeint la fin d’un régime. C'est tout le ciment social qui part en morceaux avec ses valeurs, et ses repères. Plus de morale, plus d’autorité, plus de contraintes sociales, les instincts les plus primaires refont surface. Cargo 200 est un hallucinant voyage collectif au bout de la nuit qui n’épargne rien à son spectateur. Une œuvre insoutenable, écœurante et fascinante par son jusqu’au-boutisme et son absence de concessions qui a séduit le jury du prix de l’Age d’or. Cette compétition distingue, fidèle en cela à son manifeste, un film qui s’écarte résolument de tout conformisme cinématographique.

« Spontanément, une idée me vient. Je suis fan d'un film russe qui n'est jamais montré en France et qui pourtant vaut à mon avis le coup d'oeil. Ce film est "Gruz-200" (parfois appelé Cargo-200 à l'export) de Balabanov. Le sujet est plutôt la violence, mais il se passe dans une ville imaginaire, Leninsk, filmée de manière très réaliste (l'action se passe en 1984, à la veille de la perestroika) ; il y a de très beaux plans urbains permettant de se rendre compte de ce qu'est un bourg soviétique en 1984. »

INFORMATIONS PRATIQUES :

Jeudi 11 décembre 2014

Lieu tenu secret : rdv à Echelle Inconnue / 18 rue Sainte Croix des Pelletiers / 76000 ROUEN

Téléphone : 02 35 70 40 05

SOIRÉE DE LANCEMENT DU JOURNAL À TITRE PROVISOIRE #05 / 18 SEPTEMBRE 2014 / 18H30 /

Nous vous invitons à une soirée spéciale pour le lancement du journal qui sera disponible gratuitement à Echelle Inconnue lors de cet événement.



MAKHNOVTCHINA une publication d'Echelle Inconnue

Un travail de recherche et de création publique avec les mobiles et nomades contemporains à l’heure des métropolisations en France, Russie, Moldavie et Algérie.




Journal dans lequel vous pourrez lire ces articles :

-L’habiter mobile ou l'altermétropolisation
-"On va là où il y a du travail" récit de Marie-Christine et Jean-Charles, habitants en camion dans le département de l’Eure
-Savoir maison garder : une villa mobile recomposable.
-L'habitat mobile ouvrier de Dieppe à Moscou
-Moscou : dérive en territoire migrant
-Comme toujours : la rubrique noire
-Bidonville. De qui es-tu le problème? De quoi es-tu la solution ?
-Droit à Habiter contre droit au logement
-Et si Paris faisait semblant de ne pas voir son foncier ?
-Habiter comme contester



INFORMATIONS PRATIQUES

Lieu : Echelle Inconnue / 18 rue Sainte Croix des Pelletiers / 76000 ROUEN

Tel : 02 35 70 40 05

Date et Heure : Jeudi 18 septembre 2014 / 18h30

Plus d'informations sur nos publications : ICI

ATELIER DE CARTOGRAPHIE ET RANDONNEES URBAINES / Relire la ville comme un train fantôme / ROUEN / 03 MAI - 07 JUIN

Echelle Inconnue organise des randonnées urbaines en petits groupes sur le thème de l'angoisse :



Une ville hantée, un parcours de l'angoisse... Venez confier vos craintes et dépasser cette vision d'une rue, d'une place, d'un parc... Pourquoi avons-nous peur ici et pas là ? Comment la ville influence notre état d'esprit ? Serait-elle toujours ville sans ces espaces ?

QUE VA-T-IL SE PASSER?

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Echelle Inconnue invité de l'APEROU, Paris

jeudi 3 octobre 19h Apérou aux Caves Dupetit Thouars, 12 rue du même nom, au métro République. Paris

Une soirée pour faire l'état des lieux des actions en cours comme à venir, en compagnie d'invités nous aiguillant de leur regard, de leur expérience. Demain, jeudi 3 octobre à 19h, nous accueillons Echelle Inconnue, collectif protéiforme qui travaille avec nous à Paris, en collaboration avec les Enfants du Canal (voir la définition du projet ici), et avec lequel nous évoquerons ses expériences passées dans le bidonville du Havre détruit il y a quelques semaines, et dans celui de la Soie à Villeurbanne, il y a quelques années déjà. De cette dernière expérience, un film est né, que l'on visionnera ensemble : "Une ville détruite par des hommes en uniforme".

Durant la soirée, Francesco Careri, cofondateur du collectif italien Stalker nous rejoindra. Comme un parrain du PEROU, et de bien d'autres collectifs européens aujourd'hui, Stalker nous a montré la voie des chemins de traverse, des "territoires actuels", des actes souverains et des villes à faire émerger de ceux-ci.

Avec ces camarades là, peut-être évoquerons-nous les temps qui ne peuvent pas ne pas changer, les mots de Manuel Valls, étranger à notre temps,

extrait du site Journal de l'Ambassade du PEROU (+)

Échelle Inconnue organise "La route des Rroms" / vendredi 14 juin 2013 / 19h / architecture mobile / expo / projections / fête / journaux...

Une arche n'arrivera jamais à l'Armada. Celle de ceux qui traversent l'Europe à la recherche de la dignité d'un lieu. Jusqu'au 14 juin, Echelle Inconnue fait une halte au « Havre » d'un bidonville pour construire cette arche avant l'expulsion.

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Le son comme arme, conférence de Juliette Volcler

A écouter en ligne : « le son comme arme », enregistrement de la conférence de Juliette Volcler, qui s'est tenue à l'atelier d'Echelle Inconnue le 14 février 2013.

LRAD
Véhicule équipé d'un système LRAD dans les rues de Pittsburgh

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