Actualité Échelle Inconnue

SOIRÉE DE LANCEMENT DU JOURNAL À TITRE PROVISOIRE #05 / 18 SEPTEMBRE 2014 / 18H30 /

Nous vous invitons à une soirée spéciale pour le lancement du journal qui sera disponible gratuitement à Echelle Inconnue lors de cet événement.



MAKHNOVTCHINA une publication d'Echelle Inconnue

Un travail de recherche et de création publique avec les mobiles et nomades contemporains à l’heure des métropolisations en France, Russie, Moldavie et Algérie.




Journal dans lequel vous pourrez lire ces articles :

-L’habiter mobile ou l'altermétropolisation
-"On va là où il y a du travail" récit de Marie-Christine et Jean-Charles, habitants en camion dans le département de l’Eure
-Savoir maison garder : une villa mobile recomposable.
-L'habitat mobile ouvrier de Dieppe à Moscou
-Moscou : dérive en territoire migrant
-Comme toujours : la rubrique noire
-Bidonville. De qui es-tu le problème? De quoi es-tu la solution ?
-Droit à Habiter contre droit au logement
-Et si Paris faisait semblant de ne pas voir son foncier ?
-Habiter comme contester



INFORMATIONS PRATIQUES

Lieu : Echelle Inconnue / 18 rue Sainte Croix des Pelletiers / 76000 ROUEN

Tel : 02 35 70 40 05

Date et Heure : Jeudi 18 septembre 2014 / 18h30

Plus d'informations sur nos publications : ICI

Communiqué de presse : «Soirée de lancement du journal #05 d’Echelle Inconnue»

Alors que le gouvernement enterre en grande pompe la Loi ALUR, Echelle Inconnue (www.echelleinconnue.net) organise le 18 septembre un événement ouvert à tous pour échanger et ouvrir le débat sur les questions du logement et de l’habitat léger et mobile. À l’heure de l’abandon de loi ALUR qui proposait de maigres avancées dans l’acceptation de logements légers et mobiles, ce journal, en retraversant les travaux d'Echelle Inconnue avec les populations d'Alger, de Haute-Normandie, de Moscou, de Soroca ou de Chisinau, tente d'élargir encore l'horizon de cet envers des villes qu'est "l'habitat mobilier".



Lire la suite

SAMEDI 24 MAI / ENTRE 15H ET 19H / TABLE RONDE / LA FIN DES CARTES? TERRITOIRES REVES, TERRITOIRES NORMALISES / ESPACE KHIASMA (Les Lilas) / PARIS

Dans le cadre du programme de recherche, "La Fin des cartes ? Territoires rêvés, territoires normalisés", nous organisons, en partenariat avec l’Espace Khiasma (Les lilas), une table ronde, qui se tiendra le samedi 24 mai entre 15 h et 19 h.




La table ronde dans laquelle Stany Cambot intervient : "Marges, zones de transit, habitations précaires ?"




Cette table ronde, ancrée dans les questions urbaines et environnementales, vise à interroger les appropriations aussi diverses qu’inattendues dont le territoire, essentiellement urbain – fait l’objet, déjouant et défiant tout aussi bien la planification urbaine que les quadrillages et les parcours proposés par les cartes.

Sur ce plan aussi, l’expérience dépasse le projet et les occupations urbaines du territoire, légales ou illégales, parfois voulues, souvent subies, sans faire modèle, renégocient la relation de l’habitat au territoire, reposent celle des espaces communs, dans des contextes urbains en devenir. Quels sont les enjeux attachés à la représentation cartographique de cette vie en marge ? Quelle place les géographes et les politiques laissent-ils pour le non fixe, le mobile, le déplaçable, le précaire ? Plus largement comment ces mutations sont-elles signifiées ? Quelles formes de représentations pour cette ville précaire ?

Cette table ronde est organisée en préambule d'une exposition à venir Nul point sur une carte ne situe nos souvenirs. La table ronde fera suite à une soirée de projection la veille au soir et accueillera notamment des artistes dont les œuvres auront été présentées.

PROJECTION DU FILM "UNE VILLE DETRUITE PAR DES HOMMES EN UNIFORME" / FESTIVAL A L'EST DU NOUVEAU / Cinéma Omnia République / ROUEN

Dimanche 13 avril 2013 à 16h00 au Cinéma Omnia à Rouen Rencontre avec Stany Cambot, réalisateur du film.

Lire la suite

INTERVENTION + PROJECTION (28') / DOCTORAT SAUVAGE EN ARCHITECTURE / 31 JANVIER 2014 / 18h30 / "L'ambassade du PEROU à Ris-Orangis" Par Sébastien Thiéry, politologue, coordinateur des actions du PEROU

Conférence précédée de la projection du film : "Considérant qu'il est plausible que de tels événements puissent à nouveau survenir", Sébastien Thiéry, 28'.

Le 22 décembre 2012, le PEROU - Pôle d'Exploration des Ressources Urbaines, inaugurait son Ambassade au cœur d'un bidonville de Ris-Orangis (Essonne). Alors s'engageait une action, une prise au sol d'un délaissé urbain suivant le chemin esquissé par les familles vivant là : construire, malgré tout. Parce que contrairement à ce que la Raison d'Etat commande de nos jours, construire vaut certainement mieux que détruire pour répondre aux questions qui se posent ici.

Ainsi avons nous exploré le chemin d'un acte de dissidence, sans pour autant perdre de vue la fonction d'une ambassade : re-présenter la situation pour faire se déplacer les rapports de force constitués autour de celle-ci ; œuvrer ainsi à créer de nouvelles relations entre les acteurs en présence, et frayer le chemin à une autre issue que la destruction.

Le 3 avril, les pelleteuses broyaient le bidonville où vivaient alors 150 personnes, et l'Ambassade avec. Malgré cela, un chemin s'est dessiné, de nouvelles perspectives pour quelques uns, pour trop peu. Malgré cela, le travail s'est poursuivi, autrement. Un an plus tard, nous reviendrons sur ce chemin, les impasses, les perspectives. Parce que transmettre ce qui se joue dans de tels actes est aujourd'hui crucial : l'art de détruire s'est raffiné au fil d'une expérience sans nul doute consignée, analysée, transmise ; l'art de riposter doit faire l'objet d'un tel travail, et se constituer tel un savoir commun.

Autres informations sur le PEROU

CONFERENCE / ODETTE LOUISET // JEUDI 31 JANVIER à 18h30 // titre : Catastrophisme, angélisme, militantisme ou fausse neutralité ? Le bidonville « objet » de recherche...

« Pratiquement contemporain de la désignation de « tiers monde », le bidonville émerge comme une catégorie majeure d'analyse des dynamiques urbaines dans des régions décrites comme « en retard » et moins urbanisées. Les critères de définition du bidonville sont essentiellement fondés sur le statut foncier et sur le type de construction bien que la diversité des situations soit soulignée en même temps que le caractère générique de quartier. Les descriptions fouillées et statistiques qui prévalent dans le tableau de cette urbanisation « sauvage » ou « spontanée » inscrivent les travaux de recherche dans une volonté d'objectivation du phénomène. L'approche est majoritairement surplombante et normative, mobilisant souvent des références à l'épisode européen de forte croissance urbaine du 19ème siècle. Dans le même temps, le bidonville est implicitement présenté comme une négation de ville, comme un quartier dont la suppression s'impose comme une évidence. Jugement de valeur aisément décelable dans cette science positive, à associer à la norme urbanistique et urbaine directement issue des codes d'urbanisme des grandes institutions internationales, c'est-à-dire d'Europe. A tel point que l'application de cette norme identifie la grande majorité des habitats produits dans les villes du Tiers monde comme appartenant à la catégorie « informelle ». La posture de recherche témoigne alors à la fois du catastrophisme par excès de zèle normatif et d’une illusion angélique que les bons plans d'aménagement fourniront une solution au problème.

Comment donc échapper, d'une part à l'illusion positiviste pour faire entrer la société dans la compréhension du phénomène autrement que par cette extériorité? Une hypothèse le permet : le bidonville est produit par le fonctionnement d'ensemble de la société dans une configuration spatiale appelée ville (les mêmes constructions en zone rurale ne sont ni désignées comme bidonvilles, ni stigmatisées). Ce n'est donc pas la forme « ville » qui est productrice du bidonville mais la projection normative des observateurs sur une production sociale jugée plus que comprise. La conséquence de cette hypothèse pose le bidonville comme un habitat urbain « normal », un quartier de la ville. L'objet et ses habitants sont même courtisés par de nombreux acteurs (associations, ONG, partis politiques, services municipaux...) qui tous ont besoin du bidonville et de ses habitants.

Restituer cette position, c'est proposer une expertise scientifique militante juste à l'amont de l'implication et de l'action. Cette expertise consiste à rester sur le terrain scientifique en dénonçant les illusions du choix épistémologique en surplomb et la croyance dans l'objectivation par le nombre et les catégories...Mais cette expertise consiste aussi à proposer la reformulation du problème « bidonville » avec pour option militante le choix de placer les faits sociaux, culturels et politiques au centre, y compris en prenant les valeurs exprimées comme des faits. C'est là que s'arrête la contribution scientifique juste avant l'implication voire l'action. Chez les experts positivistes, l'implication va jusqu'à la la formulation de recommandations, jusqu'à la contribution directe aux programmes.

Du point de vue de la discipline scientifique, pousser à la révision épistémologique est déjà un acte militant, contribuant à réviser l'espace de représentation qui est le véritable objet en jeu. »


propulsé par DotClear