Actualité Échelle Inconnue

Sortie Nationale du Journal à Titre Provisoire "inGÉNIErie enSAUVAGÉe"



Lancement du nouveau journal # 7

Au sommaire :

-Tuto-photo : Une clim'pour l'été !

- La guerre des courants : Électricité lente/stagnante: le retour du courant continu?

- Vremyanka : Habitat provisoire et éternel de Russie

- Migrants "LO-FI"

- Récit : L'oeuf et la poule post-apocalyptiques

- Nouvelle "La marche du cheval"


Éventrer la machine c’est le travail qu’Echelle Inconnue s’évertue à faire depuis 1998. Machine‐ville, machine‐concept des faiseurs de ville ou plus simplement machine électronique et informatique auxquelles nous essayons de faire faire ce que nous voulons d’elle et non ce qu’elles veulent de nous.

C’est dans cette même logique moins de défiance que de reprise en main des machines et codes qui nous environnent que nous accueillons depuis 2011 un hacker space, organisons ou accueillons rencontres et conférences susceptibles de nous faire entendre ce que le ventre des machines cache. Éventrer la machine c’est la pratique que nous observons aussi chez d’autres dans les espaces de crise de la ville visant à rendre l’impossible vivable.

Éventrer la machine c’est enfin ce qu’il y a de commun au hacker et au bricoleur que les distinctions de classe séparent. Un numéro du « journal à titre provisoire » pour ré‐esquisser ses fraternités. Bricolage ou plutôt bidouillage et hacking sont à l’origine un seul et même mot que modes, institutions et marketing ont depuis longtemps séparé. En France, comme en Russie bricolages, samodelok, entrent au musée sous forme de pastiche ou de collection d’artiste. Cependant que le hacking, débarrassé de sa potentielle dangerosité pour le système, se fait une place dans la sphère de l’art contemporain.


Ce deuxième numéro consacré à ce thème ne se veut toujours pas une énième tentative de revalorisation de ces pratiques clandestines de nos quotidiens, mais plutôt une tentative de restauration de leur fraternité et leur potentiel émancipateur face au monde de la division du travail et de l’économie libérale; par là, leur rendre leur capacité de perturbation d’un pouvoir qui tente de nous en dépouiller.

Оглавление :

ФОТО-ПОСОБИЕ : Кондиционер. Время года – лето! Мисья Форлен / Александр Дельенс

Война токов. Спровоцирует ли низкая скорость распространения электричества возврат к постоянному току? Крис де Декер / Стани Камбот

Времянки. Постоянство временного жилья Людмила Пискарева.

Мигрантский « Lo-fi ». Марк Симон

Инженер и бриколёр или курица и яйцо в условиях постапокалипсиса. Стани Камбот

ХОД ЛОШАДИ Жером Гено

введение

В номер вошли: работа "неизвестный масштаб" в России, Нормандии, а так же отрывки из докладов Самопальный докторат по архитектуре Распотрошить машину – вот в чем усердствует «Неизвестный масштаб» с 1998 г. Машина-город, машина-концепт градостроителей или просто электронная и информационная

машина – мы пытаемся заставить их делать то, чего мы хотим от них, а не то, чего они хотят от нас.

Следуя этой самой логике – меньше недоверия, больше «приручения» машин и кодов, которые нас окружают, - мы с 2011 г. принимаем на своих страницах хакерспейс, посещаем или организуем
сами встречи и конференции,которые помогают нам разгадать, что скрывается в чреве машин.

Мы заметили: когда наступает кризис города, другие тоже стремятся распотрошить машину, чтобы сделать невозможное пригодным для жизни. Наконец, желание распотрошить
машину объединяет хакера и самодельщика, которых принято относить к разным классам. Этот номер «временной газеты» посвящен восстановлению их братских уз.

Résidence à Flamanville début mars


Rencontre avec les ouvriers de la centrale nucléaire à l'occasion du tournage
au camping de Flamanville.
Le site de l'EPR ( Réacteur pressurisé européen ) s'apprête à accueillir 1700 ouvriers supplémentaires au printemps pour le grand carénage; ce qui soulève la question du logement pour ces nouveaux ouvriers.

RÉSIDENCE À FLAMANVILLE MAI 2018


Projection de films en camion-cinéma

Rencontre avec les ouvriers du chantier de l'EPR.

du 14 au 18 mai

Camping municipal des Tourterelles.

Fabriquer la fable

Le projet prend la forme d'une écriture hybride entre documentaire de création, fiction et objets vidéos (animation, textes, cartes...). Hybride, car il ne s'agit pas là de créer un compte-rendu documentaire de la vie dans ces cités provisoires, mais bien une fable capable de rendre compte, de rejouer, et peut-être de dépasser le réel.

Un projet commun

Il s'agit de construire un projet commun: un avec les habitants de cette urbanité particulière en prenant comme point de départ l'entretien et la prise de vue.
Le film s'inscrit dans un processus long de work in progress où le temps se partage en périodes de résidence à Flamanville et périodes de restitutions à Rouen.
Au cours des résidences avec le camion cinéma appelé MKN-VAN, les habitants de ces bases-campings et parcs résidentiels de loisirs sont invités à participer au projet afin de le construire.
Le MKN-VAN sert d'accroche pour capter l'attention mais c'est surtout l'outil rencontre, de diffusion et d'échanges avec les participants (acteurs et réalisateurs du projet).
Ces discussions collectives permettent d'élaborer au fur et à mesure la trame et le scénario du film final. Nous rendons compte de ces étapes dans un journal de bord en ligne
Trois vidéos sont disponibles depuis ces liens :

vidéos archives à Flamanville


entretien au camping


déplacement vers l'EPR

Résidence à Flamanville avril 2018



Projection de films en camion-cinéma :

-Les mines de Diélette : montage d'images d'archives

-Entretien à la base vie des Pieux tourné avec Paulo et Alexandre

-Déplacement vers l'EPR : tourné avec Richard dans les navettes de l'AIE

-L'apocalypse a déjà eu lieu, épisode 1 : tourné dans les cités de garage de Nabrejnie Tchelny, Russie

Rencontre avec les ouvriers du chantier de l'EPR du 9 au 13 avril au Camping municipal des Tourterelles.

Présentation du Nigloblaster



Présentation du Nigloblaster avec Dieppe Ville d'Art et d'Histoire
Mardi 10 avril au 107, Quai Jean de Béthencourt, Rouen.

Le Nigloblaster est un objet forain, " manouche, voyageur même, carrément! " permettant de sous-titrer l'espace.
C'est un GPS conçu pour le quartier qui permet de le visiter à travers la parole de ses habitants et de l'image qu'ils s'en font.
Il diffuse la légende (ce qui est digne d’être conté) de la carte, jusque là, impossible de la mobilité.
Prototype re-designé du véhicule utilisé quotidiennement par nos voisins Voyageurs Nito et Timothé (une carriole surdimensionnée, équipée d'enceintes tractée par leur vélo), le Nigloblaster diffuse dans l'espace urbain vidéos, textes, chansons, témoignages et entretiens des personnes rencontrées et connaisseuses de cette ville invisible, méconnue et peut-être tue qu'est « Dieppe mobile ».
Équipé d'un système GPS il permet de géolocaliser sons et vidéos recomposant le montage en fonction du parcours, cutup d'images ou d'entretiens tournés sur place comme de found footage ou d'images amateurs récupérées lors de collectes auprès des habitants.
La technique GPS n'est pas envisagée ici comme un gadget ou un nouvel avatar de l'innovation mais bien comme l'outil et le média permettant d'interroger et de ré-envisager le rapport de « l'image » à son milieu.
Il est en accès libre et permet de découvrir le quartier du Pollet à Dieppe.

Projections du film Les ports Les monstres



Le nouveau film de Stany Cambot, Le port Les monstres, réalisé avec les nomades de la ferraille sur les ports de Limay et de Gennevilliers sera diffusé le mercredi 20 décembre à 17h dans l'entreprise AMF et à 19h sur l'aire d'accueil de Limay et le jeudi 21 décembre à 19h au restaurant "Au rendez-vous des chauffeurs" à Gennevilliers.

Ce film suit le cheminement d'un morceau de ferraille, qui passe de mains en mains, des petits ferrailleurs qui le trouvent en faisant les encombrants, l'apportent à AMF ( Achat Métaux Ferrailles ) où il se fait alors broyer puis livrer à GDE ( Guy Daulphin Environnement) qui l'achemine par péniche jusqu'au Havre.

Le bout de ferraille que nous suivons est un écran jaune, que l'on voit au début du film projeter des images d'archives à Gennevilliers à l'endroit des anciennes cités de transit.

Cette question même des cités de transit mais aussi celle des objets, des personnes, des anciens logements des immigrés, des aires d'accueil et du logement routier en camion... est abordée à travers ce film. Les cités de transit sont nées du démantèlement des bidonvilles et sont utilisées comme outil de résorption, non seulement des bidonvilles, mais aussi de l’habitat insalubre en général.

Un dossier de presse est disponible, vous pouvez le recevoir en envoyant un email à cette adresse: emilie@echelleinconnue.net

«Мобильные города, тайная история модернити» 4-12-2017

Жилищный кризис, а так же превращение территорий в образцы метрополии заставляют множество людей выживать, изобретать и пользоваться мобильными и временными архитектурными и градостроительными формами.

От Москвы до Кале бульдозеры и полиция уничтожают торговые павильоны и городские джунгли, спонтанные лики города. Они ведут тихую войну, начатую еще в XIX веке. Но, возможно, в настоящий момент необходимо не устранять данные архитектурные и градостроительные объекты, а, наоборот, вписать их в модернити. Группа «Echelle Inconnue», возглавляемая художником и архитектором Стани Камбот, с 2012 года пытается создать картографию (в том числе мифологическую) подобной потаённой жизни городов Нормандии и города Москвы.

В настоящее время появились требования, предъявляемые городам и живущим в них людям: первые должны превратиться в метрополии, а вторые – повысить свою способность к миграции. Мобильность горожан, столь ценимая метрополией, должна ей соответствовать. Эта мобильность, отвечающая логике метрополии, предстаёт во всём своём бутафорском блеске перемещений из одного «города-государства» в другой, авиаперелётов и поездках на высокоскоростных поездах, мобильных телефонов, компьютеров, планшетов. Таким образом создатели городской среды (и прежде всего – архитекторы) узурпируют поезда и ставят себе в заслугу мобильность, доступность, «квартиру на одного человека» и создание трущоб – в надежде оживить рынок. Всё происходящее – не пример чьей-то подрывной деятельности, но апогей экономической и градостроительной программ, начатых ещё в XIX веке и получивших на сегодняшний момент новую маску, называемую метрополия.

Однако и без участия проповедников мобильности, с начала нового тысячелетия грузовики, жилые трейлеры, контейнеры становятся убежищем и жилищем возрожденного номадного пролетариата, исчезнувшего во Франции в 20-х годах XX века. На окраинах образцовых метрополий возводятся лачуги, формирующие, казалось бы, исчезнувшие навсегда трущобы. Создание метрополии создает таким образом совершенно иную мобильность. Она видна в Нормандии, так же как и в Москве: бригады строителей, рабочих, приезжающие с другого конца страны, обитатели дешевых гостиниц, кэмпингов, трейлеров, контейнеров, грузовиков, расположенных на территории строительных площадок. На окраине метрополии эти мобильные строители пересекаются с примерами иной мобильности – теми, кто не включен в проект развития города, кто живет в кэмпинге, грузовике,

контейнере, кто старается избежать метрополии, видя в ней пространство, где во главе стоит контроль (путешественники, обитатели лачуг, гаражники и так далее). Интернациональная, невидимая архитектура, эти градостроительные формы создают возможный ответ на градостроительные изменения, порожденные Вашингтонским консенсусом. В России 90-х годов они явились на свет в форме прямолинейной жестокости, на территории Западной Европы они медленно, но верно появляются сейчас.
Детали.

Время проведения: 4 декабря, 18:00 - 20:00.

Место проведения: Библиотека иностранной литературы (ул.Николоямская, 1).

25/11/2017 / Projection de films : « Hacking ouvrier ou la débrouille dans la mobilité »

Participation au mois du film documentaire dans le département de l'Eure : projection de films en MKN-VAN, camion-cinéma d'Echelle Inconnue, et atelier sur le bricolage au quotidien en habitat léger et mobile. Cet événement se déroule à la Médiathèque de Garennes-sur-Eure le samedi 5 novembre 2017 de 14h30 à 18h.


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DOCTORAT SAUVAGE WORK IN PROGRESS SERVICE CIVIQUE




DOCTORAT SAUVAGE :

- GOOGLE EST MON AMI ! Aspirations de données
Par Frédéric Bisson, dit Zigazou, membre du Hackerspace de Rouen Ventres Mous
Lundi 27 novembre 2017 à 19h. En savoir plus
DOCTORAT SAUVAGE EN NUMÉRIQUE

- MÉNAGE DANS LE PAYSAGE : Le déplacement durable de la drague sexuelle entre hommes.
Par Laurent Gaissad, socioantropologue, ENSA Val de Seine et Amélie Landry, photographe.
Jeudi 30 novembre à 19h. Lire la suite
DOCTORAT SAUVAGE EN ARCHITECTURE

WORK IN PROGRESS :

- MAKHNOVTCHINA : Soirée projection de films et rencontre avec le routier Claude - entre Gennevilliers et Limay
Lire l'article ici

- CAMPING NUMÉRIQUE : Retour sur le 1er Doctorat Sauvage En Numérique
Voir les images ici

- LE CINÉ-TRUCK MKN VAN d’Echelle Inconnue, personnage du dernier film de David Dufresne Le Pigalle
En savoir plus

HORS-LES-MURS :

- MOSCOU: Séminaire "Politique d'identité"
Stany Cambot abordera la question de l'urbain et des migrants : "étrangers ou la ville ré-orientaliste".
17 novembre à Shaninka, école des sciences économiques et sociales de Moscou.
Projet d'Echelle Inconnue à Moscou

- GARENNES SUR EURE: Participation au mois du film documentaire
Projection de films en camion-cinéma et atelier sur le bricolage en habitat léger et mobile.
25 novembre, 14h30, Médiathèque de Garennes-sur-Eure.
Découvrir le programme de la journée

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Organisation du Doctorat Sauvage
Nous recherchons un.e volontaire pour s'occuper du cycle de conférences des Doctorats Sauvages En Architecture et En Numérique.
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NOUVEAU LIEU POUR ECHELLE INCONNUE

L'équipe d'Echelle Inconnue n'est plus installée rue Sainte-Croix des Pelletiers et prépare pour dans plusieurs mois l'ouverture officielle du 11-13 rue Saint-Etienne des Tonneliers. De résidences, en ateliers, en rencontres, en formation punk... retrouvez nos projets hors-les-murs et suivez les sur nos différents sites internet :

echelleinconnue.net, le site pour suivre toutes nos actualités makhnovtchina.org, le blog du projet sur les villes mobiles dsea.fr, le site pour revoir les conférences passées et découvrir la future programmation. Le Doctorat Sauvage aura dorénavant son pendant numérique un lundi par mois ! Nous suivre sur Twitter : @echelleinconnue

Nos adresses du moment : Adresse Postale : Echelle Inconnue, Chez Pix3l, 50 bis rue verte, 76000 Rouen Siège : Echelle Inconnue, 11-13 rue Saint-Etienne des Tonneliers, 76000 Rouen

Flamanville - Les bases vie ou la java de l’infrastructure : intentions du projet

Nous nous attacherons à documenter, avec ses habitants, cet habitat en milieu rural produit par le chantier de l’EPR, en réalisant un ou plusieurs films documentaires qui tisseront des liens avec les films réalisés en Russie dans le cadre du programme Makhnovtchina.



Les bases vie. Ou la java de l’infrastructure

Le territoire rural a changé de nature, c’est désormais un territoire urbanisé. La modification majeure dans le paysage du Cotentin aux alentours de Flamanville est produit par le chantier infrastructurel (EPR). Alors que les formes mobiles de l’habitat et plus largement de la ville sont réputées incompatibles avec la ville planifiée, elles sont cependant nécessaires voire souhaitées lors de travaux infrastructurels pour loger la main d’œuvre au plus près du chantier. Dans la mégapole moscovite, ce sont de véritables cités de containers abritant la main d’œuvre centre asiatique qui sont montées et démontées aux gré des transformations urbaines. L’occurrence contemporaine de ces logements ouvriers mobiles est en Normandie l’ensemble des bases vie destinées aux ouvriers de l’EPR à Flamanville et alentours. Sorte de camping, dérogeant en vertu des permis précaires aux règles d’urbanisme, elles dérogent aussi au droit commun du logement et rattachent la question du logement à celle du salariat, lien brisé dès l’après-guerre par le code du travail. Comme à Moscou, il s’agit d’enclaves « économiques spéciales » ou dérégulées accueillant travailleurs français comme travailleurs détachés. Ici le rôle de contremaître se confond aussi souvent avec celui de concierge ou d’applicateur du règlement intérieur. Des sociabilités, détournements et modes de vie subsistent et résistent pourtant. Au delà c’est l’environnement (la ville stable et cadastrée) qui est impacté. C’est, après avoir commencé un travail de recherche à Moscou (sur l’ensemble de la filière allant de la fabrication des containers à leur dépôts), ce que nous désirons réitérer ici : Dresser le portrait de la ville du monstre-ouvrier-forain dont la figure se confond malgré lui avec son habitat. Nous nous attacherons en outre, comme nous l’avons fait à Dieppe, à explorer en collaboration avec le CAUE 50 les occurrences historiques du logement mobile dans cette zone, du logement des mineurs, aux cités de transit, en passant par les « chalets suédois » et les logements provisoires de la reconstruction. En somme inscrire dans une histoire tue et clandestine ce mode de ville en milieu rural.

Le monstre

Dans son article De 1895 à 1912 : Le cinéma forain français entre innovation et répression publié par la revue de cinéma 1895, Arnaud Le Marchand, économiste à l’Université du Havre, exhumait un extrait d’un article publié dans le journal L’Inter Forain au début du siècle « le cinéma demeure le plus beau monstre de la foire ». Par là l’auteur entendait d’une part le merveilleux mais aussi ce qu’on mon(s)tre pour la prouesse technique et ingénierie qu’il représente. C’est sous ce prisme que nous désirons, résolument forains, filmer et dire cette ville autre et souvent fantasmée que les mots des marchands de murs ne peuvent embrasser. C’est aussi l’angle distancié et critique qui permet de faire sentir ces ambiguïtés mais aussi associer ceux qui la peuplent à la création.

C'est au bar la Forgette puis dans une de ces bases vie que nous avons déjà rencontré des ouvriers du chantier de l'EPR.
Vous pouvez lire les comptes-rendus de ces rencontres ICI et .

Fanzinobus et MKN-VAN en projet dans l'intercom bernay terres de normandie

Du 15 au 21 mai, la Fanzinothèque mobile et le MKN-VAN seront en territoire brionnais pour une série d'événements autour de la mobilité. Création de Fanzines avec les lycéens, exposition, sérigraphie, cinéma mobile etc. Événement organisé dans le cadre du projet Mouv'en Risle 2017.

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Les images de "Désinventer la Seine", rencontres de l'habitat léger et mobile à Rouen les 3-4 sept 2016





















Lire plusieurs articles de presse sur ces rencontres : ICI, ICI, ICI, ICI

Reconquête ! Les mots sont lancés à travers une Europe désindustrialisée, de la Seine à la Moskva.

Depuis 2013 à Rouen, mairie et métropole ont lancé les chantiers de reconquête de la rive gauche des bords de Seine. Ceux-ci constituaient pourtant en plein centre ville une rareté : une place pour la ville mobile et foraine, accueillant retraités en camping car, travellers, voyageurs, habitats et commerces forains, cirques et circassiens etc. Mais le rouge est mit. Pelleteuses et Barrières signent à grand frais la fin de cette exception urbaine. Après un début d’aménagement sans bruit, communication et marketing ont pris le relais et, sur les affiches, camions, tentes, stands et camping-cars sont remplacés par les vélos, pelouses et hypothétiques cerfs-volants de la métropole techno-verte et conviviale.

Il s’agit à présent de mettre des mots et des images sur cet art de faire la ville, contre le voyageur : « Le fleuve devient un lieu de vie, d’activité économique et d’habitat », disent-ils. Comment ? « (…) par l’anéantissement d’un lieu de vie, d’habitats et d'activités économiques qui y étaient présent », voudrions nous rajouter.

À notre tour de poser des mots, de dire ce qu’il en est et de raconter ceux qui vivent, mobiles dans les vides des cartes. Les 3 et 4 septembre 2016, nous, Echelle Inconnue et l’association HALEM, avons organisé les rencontres itinérantes de l’habitat léger, éphémère et mobile sur la toute proche île Lacroix, afin, à notre tour, de « désinventer la Seine » avec ceux que la politique de reconquête refuse visiblement d'appeler "les conquis". En somme prendre part à cette guerre silencieuse, qui pourtant a lieu, déclenchée par ceux qui préfèrent inventer une réalité à leur convenance plutôt que prendre en compte le réel parfois complexe et clandestin d'un peuple sur roues, grandissant mais pourtant éternellement chassé.

Les 3 et 4 septembre à Rouen : rencontres "Désinventer la Seine, à la lumière de ses réalités nomades !"

Dans le cadre de la caravane d'HALEM : Rencontres nationales et itinérantes de l'habitat léger, éphémère et mobile

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Jeudi 16 juin 2016 / "Actualité de l'Habitat Temporaire. De l'habitat rêvé à l'habitat contraint" / Doctorat Sauvage En Architecture



Pour cette événement nous accueillons, le jeudi 16 juin à 19h, à la Conjuration des Fourneaux (149 rue St Hilaire-Rouen) Anne Cloarec (co-organisatrice du colloque qui a précédé l'écriture de l'ouvrage), Gaëlla Loiseau (co-organisatrice du colloque et co-directrice de l’ouvrage) et Aurélie Veyron-Churlet qui a travaillé à l'édition de l'ouvrage.

"Longtemps négligé, considéré comme un phénomène marginal, l’habitat temporaire fait l’objet d’une attention médiatique, politique et académique accrue ces dernières années. S’y rencontrent les élites mondialisées hyper-mobiles, les vacanciers le temps d’un été, les travailleurs mobiles ou encore de grands précaires en quête de ville. En vue de démêler les enjeux et pourtours d’une notion aussi plurielle qui s’intègre progressivement dans l’horizon intellectuel et politique actuel, Gaëlla Loiseau, Anne Cloarec et Dominique Crozat ont décidé d’organiser un colloque en 2013 en collaboration avec le réseau Urba-Rom (Grégoire Cousin, Olivier Legros et Marion Lièvre) et l’Ecole Nationale d’Architecture de Montpellier (Laurent Viala). Rassemblant des chercheurs issus d’une large palette disciplinaire mais aussi des acteurs de la société civile, les deux journées ont accueilli un public diversifié autour d’un objet tour à tour, technique, juridique, social, économique, politique et surtout mobile. Qu’est-ce que la mobilité ? Comment est-elle associée à l’habitat ? A quel moment et dans quelles circonstances rencontre-t-elle la norme ? Nous avons visiblement affaire à des formes qui cassent les catégories binaires figées dans lesquelles nous avons jusqu’à présent pensé l’habitat. Les dimensions d’ancrage, de propriété, de territorialité doivent être repensées à l’aune d’une voie nouvelle qui s’extrait de l’opposition forgée intellectuellement entre nomadisme et sédentarité. L’ouvrage Actualité de l’Habitat Temporaire donne à lire et à voir 14 regards de chercheurs sur l’habitat temporaire répartis en trois axes qui reflètent en partie les sujets abordés durant le colloque. Mais cet ouvrage est avant tout une continuité au colloque et, par sa forme, il fait émerger de nouveaux questionnements liés aux « communs » qui travaillent aussi la question de la mobilité.

La maison d’Edition Terra H-N qui publie essentiellement des travaux de recherche en sciences humaines a ouvert sa collection SHS avec Actualité de l’Habitat Temporaire. Suffisamment rare dans le milieu de la recherche pour être souligné, l’existence de cet ouvrage en format numérique et en accès libre suscite dorénavant une série de réflexions sur la publication et l’accessibilité des travaux de recherche et plus largement l’usage du numérique dans un contexte d’enseignement et de recherche. La séance sera organisée de manière à questionner aussi bien le fond que la forme, le contenu et l’outil de diffusion du savoir."

INFORMATIONS PRATIQUES :

-Jeudi 16 juin à 19h -À La Conjuration des Fourneaux, 149 rue Saint-Hilaire, Rouen

-Contacts : mel@echelleinconnue.net / 02 35 70 40 05

Retour sur la première tournée du MKN-VAN en Pays Brionnais du 27 au 31 mai 2016

Le MKN-VAN installé en différents lieux :


Au lycée Boismard


À Brionne, rue Santot


Au marché de Brionne


Au marché de Brionne


À Saint-Pierre de Salerne


À la base de loisirs de Brionne, avec Lydie Castel, foraine, regardant le film auquel elle a participé.


À Pont-Authou, entre le camping municipal et l'aire d'accueil des "gens du voyages". Avec des voyageurs et des personnes habitant le camping à l'année.


À Pont-Authou, entre le camping municipal et l'aire d'accueil des "gens du voyages". Avec des voyageurs et des personnes habitant le camping à l'année.


À Pont-Authou, entre le camping municipal et l'aire d'accueil des "gens du voyages". Avec des voyageurs et des personnes habitant le camping à l'année.


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